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Trois des femmes qui ont
marqué l'éducation
à Notre Dame de Sion |
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Madeleine Louise Humann
sera l'instrument du Seigneur pour conduire à la foi de jeunes
intellectuels, parmi lesquels Louis Bautain et Théodore Ratisbonne
deviendront fondateurs de congrégations religieuses.
Théodore Ratisbonne suivait les cours de philosophie de Mr
Bautain qui avaient lieu à Strasbourg, rue de la Toussaint, chez Melle
Humann "
"Ce n'était point un enseignement comme un autre, c'était
une véritable initiation aux mystères de l'homme et de la nature. Nous
écoutions avec surprise, avec admiration, les développements de cette vérité
universelle que le maître puisait à la source vivante dessaintes Écritures
d'où sa parole tirait force, vertu et puissance. Cet enseignement faisait
plus qu'éclairer mon intelligence; il échauffait mon coeur; il remuait ma
volonté; il faisait fondre la glace qui couvrait mon âme; enfin l'influence
du christianisme m'enveloppait de toutes parts et me pénétrait sans que j'en
eusse conscience; et heureusement ! car je n'aurais point eu le courage de
l'envisager en face " (Th Ratisbonne, Mes souvenirs, p.27)
Voici
exprimé par plusieurs membres du ‘Cénacle’ de la rue de la Toussaint, dans
le langage de leur époque, ce que fut Mlle Humann pour chacun d’eux en
particulier, c’est-à-dire, pour tous.
D’abord le Père Gratry : "Quant à la sainte que nous appelions notre mère,
l’autorité de sa vertu, de sa piété profonde, de sa belle intelligence et de
son grand cœur était sans bornes. Elle était l’âme, la chère âme de notre
petite réunion. Elle était pour nous ce que furent autrefois pour d’autres
sainte Gertrude, sainte Brigitte et sainte Catherine de Sienne. C’était
comme ces grandes saintes une mère des ouvriers de Dieu. Après Lui, c’était
par elle surtout que cette divine parole :’Ils n’avaient qu’un cœur et
qu’une âme’, tendait à se réaliser parmi nous " .
Puis Théodore : « Aucune parole, aucune explication ne donnera une idée des
jours délicieux que nous passions mes amis et moi, autour de la mère que
Dieu nous avait donnée. Nous vivions ensemble dans la joie et la simplicité
des enfants de Dieu, nous occupant du présent, oubliant le
passé, et abandonnant l’avenir aux soins de la divine Providence. »
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Dans la préface
aux Souvenirs, voici ce que dit mère Alice : » Mlle Humann fut désormais
pour lui( = Théodore) une mère qui l’initia à la vie chrétienne, lui fit
accomplir le passage d’une foi purement spéculative à une adhésion de tout
l’être. En l’aidant à actualiser dans sa vie ce qu’il avait accueilli dans
son esprit et dans son cœur, elle lui permit de saisir que croire en Dieu,
c’est entrer dans une vie nouvelle : il ne s’agissait pas d’intégrer Dieu
dans le système personnel qu’il s’était forgé, mais de se découvrir lui-même
dans le monde de Dieu, de se reconnaître atteint par Lui, de changer alors
de perspective, en un mot de se ‘convertir’ au sens biblique du terme ; »
Louise Humann et l’éducation
Madeleine
Louise Humann était une « enseignante née », ses premiers élèves furent ses
petits frères et sœurs ; il y avait 5 ans de différence entre elle et le
n°2, elle était la « grande sœur » par excellence.
En 1803, elle
vient à Mayence à la demande de Mgr Joseph louis Colmar pour ouvrir une
maison d’éducation pour les jeunes filles qui reçut le titre d’ « Institut
Joséphine » parce que dotée par l’Impératrice. C’est alors qu’elle put
déployer ses qualités extraordinaires d’éducatrice.
Dans cette
maison où étaient mélangées de jeunes allemandes et de jeunes françaises,
caractères et esprits différents, la direction n’était pas chose facile.
Mlle Humann, à qui elles donnaient le nom de mère, y mettait autant de
fermeté que de tendresse. Les élèves la craignaient, en l’aimant ardemment :
« esprit de famille » qui devint la caractéristique des maisons d’éducation
ouvertes par ses disciples.
L’enseignement
religieux tenait naturellement la première place dans les programmes de
l’Institut. A la fin de chaque leçon un résumé par de mandes et réponses en
fixait le sens dans la mémoire.
Pour aider ces
jeunes filles, Mlle Humann donne des plans de vie, des règlements. La
manière de sanctifier chaque jour de la semaine par une pratique spéciale
est souvent recommandée. Toutes les heures de la journée sont passées en
revue, la prière, le travail y ont la place d’honneur. Elle dit cependant :
"Vous pourrez prendre quelque récréation, c’est même indispensable, bien
des délassements sont permis, mais ne passez jamais une journée sans avoir
pris du temps pour vous recueillir et prier. Ce temps doit être
invariablement fixé, et à moins d’obligation, on ne doit pas y toucher."
Elle forme des
jeunes filles du monde, vivant dans le monde. Elle avait sur la jeunesse qui
l’entourait une rare emprise surnaturelle< ; plus d’une parmi les grandes
élèves ayant terminé leurs études demandaient comme une faveur à passer
encore un an ou deux sous sa direction.
Elle eut
l’idée de les grouper en une sorte d’association pour laquelle elle établit
des règlements ayant presque une allure religieuse, c’était une préparation
à la vie du monde et aux devoirs d’épouse et de mère qui attendaient la
plupart d’entre elles. Voici un extrait de ce qu’elle dit au sujet des
Maîtresses de classe :
« (…) Elles
doivent se distinguer par leur zèle pour les élèves qui leur sont confiées.
Elles auront l’œil sur elles pendant les leçons des maîtres, afin qu’elles y
soient attentives et appliquées, sans que pour cela il leur soit permis de
se négliger elles-mêmes pour les mêmes leçons. Elles auront soin en outre
que leurs élèves étudient bien par cœur et les feront réciter avant l’heure
de la leçon. Elles surveillent leurs ouvrages, auront soin que leurs hardes
et petits meubles soient toujours rangés, présideront à l’ordre pour leurs
commodes et armoires et rendront compte à leurs supérieures de la conduite
de ses élèves. Elles s’appliqueront surtout à leur donner l’exemple de
toutes les vertus qu’elles voudront faire pratiquer à ces enfants. Elles
seront toujours trop douces et trop indulgentes que trop fermes et trop
exigeantes pour elles ! Elles doivent quelquefois prier pour ces jeunes âmes
afin que le Seigneur bénisse les soins qu’on prend de leur éducation et ne
jamais perdre de vue ce que nous dit l’Evangile que ‘malheur arriverait à
celui qui oserait scandaliser un enfant en lui donnant l’exemple du mal ou
du vice’. »
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Maria
Montessori
(31
août 1870-6 mai 1952)
était un médecin et une pédagogue italienne. Elle est internationalement
connue pour la méthode pédagogique qui porte son nom, la pédagogie
Montessori.
En 1896, Maria Montessori devient la première femme médecin italienne. Elle
travaillera pendant dix ans en psychiatrie. C'est là qu'elle découvre que
les enfants dits « débiles »
-
n'ont aucun jeu à leur
disposition, alors qu'ils ont besoin d'actions pour progresser ;
-
ont besoin de leurs mains pour
développer leur intelligence.
Parallèlement, elle découvre les recherches de deux médecins français :
Édouard Seguin et Jean Itard, à savoir les travaux sur les sourds-muets et
les écrits sur Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron.
Maria intervient au congrès de pédagogie de Turin en 1899 : le Ministre de
l'Éducation lui demande de faire des conférences à Rome par après. Elle dit
alors, en parlant des enfants débiles (au sens médical) : « J'eus
l'intuition que le problème de ces déficients était moins d'ordre médical
que pédagogique... Je faisais un rapport d'éducation morale ». Peu de temps
après, elle crée une école d'orthophrénie. Elle y forme des enseignants et
leur fait prendre conscience de l'importance de l'observation : « observer
et non juger ». Elle participe à de nombreux congrès à Rome, puis à Paris,
d'où elle ramène les œuvres d'Itard et de Seguin qu'elle traduit et recopie
à la main. Elle en fait une étude approfondie la nuit ; le jour, elle
travaille avec des enfants déficients auxquels elle apprend à lire, écrire
et leur fait subir des examens (avec succès) en même temps que des enfants
normaux.
En 1901, elle commence à s'intéresser aux enfants « normaux ». Elle
entreprend des études de psychologie et de philosophie. En 1906, tournant
dans sa vie, elle s'occupe d'enfants normaux d'âge préscolaire, pour
lesquelles elle va créer sa méthode pédagogique.
La création de la première Maison des enfants (Casa dei bambini) a
lieu en 1907 dans le quartier populaire de San Lorenzo à Rome. En vue
d'améliorer la vie du quartier, un organisme met en chantier la construction
de deux immeubles pour regrouper la population des taudis. Son directeur
demande alors à Maria Montessori d'organiser la vie des enfants habitant ces
immeubles. Les objectifs sont :
-
regrouper tous ces enfants et les empêcher d'errer, de semer le désordre.
-
procurer une meilleure hygiène et instaurer une harmonie familiale.
On offre aux enfants une « petite maison » dans une « grande maison » pour y
vivre la journée. Les parents avaient le libre accès de l'école. En
contrepartie, ils devaient veiller à la propreté et à la bonne tenue
(vestimentaire) des enfants. L'institutrice avait l'obligation d'habiter
dans l'immeuble pour mieux collaborer avec les parents, dans une optique
commune d'éducation des enfants. La Casa dei bambini devient une base
de recherche, un laboratoire d'expérimentation où Mme
Montessori construit et éprouve sa méthode.
Elle organise des cours internationaux à partir de 1913. De nombreuses
associations et organisations caritatives lui demandent de créer des maisons
d'enfants. Elle multiplie les voyages pour effectuer des conférences et
organiser des stages de formation pédagogique.
De 1914 à 1918, Maria part aux États-Unis d'Amérique. Elle y crée un collège
pour enseignants et dirige une « semaine pédagogique ».
En 1936, le gouvernement italien fasciste condamne et proscrit les principes
montessoriens : il s'en suit la fermeture de toutes les écoles Montessori.
Maria quitte l'Italie et s'installe en Espagne. La venue de Franco détruit
ses plans. Elle s'installe alors en Hollande et y crée l'Association
Montessori internationale.
De 1939 à 1945, pour fuir la Seconde Guerre mondiale, elle part vivre en
Inde, où elle est assignée à résidence en tant que ressortissante italienne
jusqu'en 1946. Elle en profite pour créer de nombreuses écoles Montessori.
En 1952, elle retourne en Europe, tout d'abord en Italie qui la réhabilite,
mais elle préfère s'installer au Pays-Bas, où elle décède la même année à
l'âge de 82 ans.
On retiendra de Maria Montessori qu'elle était une femme de caractère. Dans
l'Italie catholique des années 1900, elle est devenue médecin contre l'avis
de tous et a éduqué un enfant conçu hors mariage. C'était aussi une femme de
cœur qui a su rompre avec les préjugés adultes qui étouffaient l'enfant.
Pour Maria Montessori, il est primordial d'offrir à l'enfant la possibilité
d'épanouir au maximum ses différentes sensibilités :
-
dans un cadre adapté à ses besoins psychologiques ;
-
en respectant son rythme propre et ses particularités individuelles (ses
périodes sensibles) ;
-
tout en l'éveillant à la vie sociale.
Les psychologues contemporains montrent le passage de l'enfant par
différents stades de développement psychologique. Ces stades sont les mêmes
pour tous et possèdent un ordre de succession invariable. Mais dans la
psychologie montessorienne, chaque enfant est unique. Il a sa personnalité
propre, son rythme de vie, ses qualités et ses difficultés éventuelles. Les
enfants traversent tous des « périodes sensibles » :
-
Il s'agit de sensibilités spéciales en voie d'évolution, des moments de la
vie de l'enfant où celui-ci est tout entier « absorbé » par une
sensibilité particulière à un élément précis de l'ambiance.
-
Ce sont des périodes passagères, transitoires ; elles se limitent à
l'acquisition d'un caractère déterminé ; une fois le caractère développé,
la « sensibilité » cesse. Il est donc primordial que l'ambiance
(l'environnement) offre au bon moment à l'enfant les moyens de se
développer.
Selon Maria Montessori, « si l'enfant n'a pu obéir aux directives de sa
période sensible, l'occasion d'une conquête naturelle est perdue, perdue à
jamais ». Pendant ces périodes sensibles, l'enfant assimile telle ou telle
acquisition. Si l'enfant est aidé à ce moment précis, l'apprentissage se
fait en profondeur. Mais si l'enfant ne trouve pas les éléments (dans
l'ambiance et le matériel) qui répondent à son besoin du moment, la
sensibilité s'étiolera progressivement.
Maria Montessori est convaincue que les forces du développement sont
incluses dans l'être vivant et que l'œuvre de l'éducation consiste à
conserver leur spontanéité, et à éloigner tout ce qui pourrait les affaiblir
et les empêcher de s'épanouir.
Il faut que l'enfant édifie lui-même sa personnalité et qu'il développe ses
facultés motrices et intellectuelles. C'est pourquoi l'éducateur doit avoir
une confiance complète dans les forces de l'enfant, respecter sa liberté
d'action et préparer l'ambiance nécessaire et favorable à son développement.
L'éducateur doit être capable d'observer les différences de rythme de
l'enfant, il doit bien connaître chaque enfant en faisant preuve d'attention
et de respect.
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L'enfant et le sacré
Hélène Lubienska de Lenval 1895-1972
Hélène Lubienska de Lenval, d'origine polonaise, est morte à Bruxelles,
le 23
août 1972 alors qu'elle était entrée dans sa soixante-dix septième année.
Elle avait précisé son opposition à toute biographie la concernant, disant :
"toute ma vie est dans mon oeuvre". |
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Nous
respectons son désir. Au cours de sa réflexion sur l'éducation et la
catéchèse, H. Lubienska, amie de Maria Montessori, franchit des étapes
originales qui la conduisirent de la pédagogie profane à ce qu'elle appelât
"la pédagogie sacrée". Tout d'abord séduite par l'attention et l'ardeur au
travail des "enfants nouveaux" des classes montessoriennes, elle
s'interrogeait sur la cause de ces attitudes peu communes chez les écoliers.
La doctoresse attribuait la concentration et la joie de ses élèves à la
LIBERTE qui règne dans ses classes. "Cette interprétation ne m'a jamais
paru satisfaisante" écrivait plus tard H. Lubienska. L'explication
cherchée lui vient d'ailleurs. "Le milieu favorable élaboré par Maria
Montessori est fait de deux éléments propres à la tradition monastique, à
savoir : le silence et le travail individuel".
Dès lors, H. Lubienska avait découvert ce qui devait être la base fondatrice
de son apport personnel dans le domaine de l'éducation. Elle insista sur
l'aptitude des enfants à la contemplation naturelle, apparentée à
l'inspiration poétique. Puis son intuition directrice se précisa.
Deux autres
éléments de la vie monastique : la solennité et la psalmodie
lui parurent éminemment éducatifs. Elle les introduisit dans sa pédagogie
religieuse : "voilà ce qu'il faut à l'enfant, ni hâte, ni immobilité
(...).
Provoquant
l'étonnement des adultes, parents ou éducateurs, elle affirmait : "Il n'y
a d'inoubliables que les leçons solennelles". Elle écrivit plus tard : "Je
me fis de la solennité une règle : que toute activité, mais surtout la leçon
de religion, soit une véritable célébration »
La solennité crée une atmosphère spécifique dont la liturgie a besoin
pour exercer son action sanctifiante. Fine observatrice, Madame Lubienska
souligne l'effet de calme, de sérénité que la psalmodie, la
récitation alternée des versets des psaumes produisent sur le psychisme. "Ici
la parole ne sert pas à exprimer une pensée - qui se veut aujourd'hui de
plus en plus spéculative - mais à la faire taire." Cette pédagogie -
qu'elle nomme sacrée non pas en l'opposant à la pédagogie profane mais en la
référant à une recherche centrée sur le divin peut se définir en trois
verbes : "Réveiller, fixer, susciter" (1). Réveiller le goût pour
Dieu, fixer la concentration de l'esprit, susciter un désir de connaissance.
La méthode élaborée sera la résultante d'une étude précisant le déroulement
des rencontres entre le Dieu de la Bible, les patriarches, les prophètes,
puis dans la seconde Alliance entre Jésus et ses interlocuteurs. Y
définissant quatre étapes, elle les transpose dans ce qu'elle nomme "la
leçon de religion". Chaque enfant est invité à vivre cette heure en lien
avec la liturgie. Nouveauté à cette époque, elle élabore une gestuelle,
souple et poétique, par laquelle les bras, les mains, le corps s'associent à
la lecture ou à la déclamation ou à la psalmodie de l'Ecriture.
L'éducatrice récite quelques versets bibliques en y adaptant une gestuelle.
Les enfants l'imitent en récitant les paroles entendues, souvent très
simples, ainsi : "Je te bénis, Père, Seigneur du Ciel et de la Terre"
Au début de la leçon, des mouvements rythmiques ont détendu les muscles,
calmé l'excitation des pensées. Des balancements mesurés du corps, à
l'instar des écoles du Moyen-Orient, accompagnent le chant à mi-voix ou la
récitation de textes : "Celui qui bâtit sa maison sur le sable...."
Invité à s'unir à la grande prière du Christ vivant, l'enfant s'achemine
vers le silence intérieur
Dans une lettre à ses amis, Hélène Lubienska plaide pour un silence
envahissant le composé humain : corps, psyché, esprit, (soma, psuke, noùs)
·
lle silence du corps par la respiration, la
détente, un rythme religieux, une souplesse,
·
lle silence du psychisme devenant dégagement
du discours intérieur, paix,
·
lle silence de l'esprit, ouverture à l'Esprit,
oreille tendue...
Au cours de
l'année, la liturgie développe et symbolise l'ensemble du plan divin réalisé
par le Christ-Seigneur.
En ce début
du vingt et unième siècle, dans une France privée de prêtres, n'est-il pas
intéressant de voir que Hélène Lubienska parlait de la "missa sicca"
(pratiquée au Moyen-Âge), qui ne comporte ni consécration, ni communion
sacramentelle. Une communion spirituelle se faisait dans le silence.
C'est ainsi
que chaque leçon de religion devient elle-même une paraliturgie composée
essentiellement de lectures bibliques ; elles sont gestuées, de même que les
prières dont l'action de grâces.
Cette leçon
se modèle selon le déroulement de l'année : Avent, Temps de Noël, Carême,
fêtes pascales. La liturgie devient éducation, nourriture, poésie éloignée
des stérilités spéculatives ou d'une morale étriquée. Elle introduit
l'enfant d'abord à un intérêt pour Dieu, et ensuite à la Présence,
aboutissement de la Pédagogie sacrée.
L'Esprit enseigne
L'Esprit révèle
L'Esprit attire
L'Esprit
montre le chemin pour chercher Dieu
"Lubienska
de Lenval " Hélène"Dizionario di Catechetica
"Universita Salesiana-roma par Bernadette LORENZO |
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