Vous m'avez demandé de "raconter Grand Bourg",

 

c'est un défi, car Grand Bourg c'est une "aventure" et reste une "aventure" au fil des années.

D'abord la propriété est un don et quelquefois cela fait du bien de s'en souvenir.

 

 

 

 

 

Par Sr. Denyse-Marie

 

Au 19e siècle, ce domaine de 10,5 ha appartenait à la famille Revenaz. C'était un pavillon de chasse de belle apparence mais beaucoup moins grand qu'actuellement.

Le Père Théodore Ratisbonne, d'origine Israélite venait tout juste de fonder la Congrégation de Notre Dame de Sion avec son frère Alphonse de 11 ans son cadet, devenu chrétien à la suite d'une apparition àRome le 20 janvier 1842 (photo des 2 pères Ratisbonne). Théodore cherchait vainement une maison de campagne pour les enfants du Petit Pensionnat qu'il avait ouvert à Paris.

  Il rencontre Mr Revenaz tout à fait par hasard, ce dernier, en souvenir de sa femme Mathilde qui venait de mourir, tenait à donner sa propriété à une maison d'éducation. Bien sûr, vous le devinez, à la vue du parc, de la grande allée  le Père Théodore et les quelques sœurs qui l'accompagnaient furent ravis.

1843 – 1850… il y eut un petit battement, beaucoup de papiers probablement.

Toujours est-il que le 24 juillet 1850, 3 religieuses débarquèrent de la petite gare d'Evry et arrivèrent à Grand Bourg.  Notre Marie Laure actuelle en aurait frémi… une belle propriété d'accord, mais que de travaux pour la rendre "seulement habitable", et pas d'argent…

Qu'à cela ne tienne, la solidarité a joué à plein : les voisins… les amis… les sœurs de Paris.

Enfin, 5 octobre 1850, Jour mémorable ! C'est la rentrée des 6 premières pensionnaires avec leur directrice Sœur Marie Louise Foulon qui avait beaucoup à faire… il lui fallait : créer une école, se mettre en règle avec la Loi, gérer une petite exploitation agricole, mais oui ! et faire face aux agitations de la France : 2 décembre 1851 la Capitale est assiégée !

En dépit de tout, Grand Bourg poursuit sa route ! le nombre des élèves augmente…

Un jour de 1852, les 30 pensionnaires virent arriver Monsieur le Maire, 2 inspecteurs d'Académie, le Commandant de la Gendarmerie. Pas de panique, après l'inspection, ils se retirent satisfaits.

 

En 1853, les deux premières candidates aux examens d'Etat revinrent de Versailles diplômées. Dès le départ, deux points communs avec ce que nous vivons actuellement : les études on toujours été sérieuses et la maison a toujours été en chantier…

En octobre 1858, la rentrée a été excellente ; un plan de construction a été élaboré, la future bâtisse était en pierres meulières extraites de la propriété, mais faut-il en sourire, ou en frémir ? au matin de la rentrée, aucune vitre des nouveaux locaux n'était posée, aucune porte n'était mise !! Heureusement, la commission de sécurité n'existait pas encore !

 

1870

Année riche en émotions ! la guerre, la grande dispersion ! plus d'élèves ! les Prussiens demandèrent qu'on établisse un centre de secours où les religieuses soigneraient les blessés car le Pensionnat cohabitait à l'époque avec une communauté de 80 sœurs !

1884 ! mort du Père Théodore qui repose au fond du Parc.

Quelques années fécondes, puis de nouveau les ennuis : le grand vide ! la persécution, la guerre 1914-1918. 

1940

 

Tant bien que mal après l'exode, les classes se reforment. Aux sœurs de Grand Bourg, s'adjoignent les sœurs de Paris, celles de Strasbourg avec leurs enfants réfugiés, des enfants de Ris, de Corbeil alertées par le bouche à oreille : "Grand Bourg va rouvrir ses portes !"

Il faudrait des heures pour raconter les moments héroïques où chacun en pleine nuit descendait des dortoirs en plein bombardement. En ces tristes années tout le monde ignorait que des enfants juives petites et grandes étaient cachées sous des noms d'emprunt…

20 Janvier 1942

 

En pleine guerre, on réussit à fêter en grande pompe le 1er centenaire de l'apparition de la Vierge au Père Alphonse appelé depuis Père Marie (vous, les nouveaux ne l'oubliez pas cette année ! c'est grâce à lui que tout le monde reçoit un sucre d'orge ce jour là !)

Grande nouvelle en cette année 1942 : La supérieure générale et son conseil décident l'achat de la propriété Pastré (Françoise que vous connaissez peut être y a fait ses 1ères chutes en bicyclette) et celui du Parc aux Biches, de vraies biches, l'une d'elles a dévoré le voile d'une novice qui y faisait sa sieste !

 

Autre bonne nouvelle : Après des démarches avec la faculté catholique d'Angers, on obtint l'agrément à Sainte Geneviève d'une école d'agriculture. Des jeunes filles de la région, filles ou futures épouses de gros fermiers des alentours, apprenaient à tenir une ferme, à élever des chèvres, des vaches, à faire le beurre. Cette école a dû fermer ses portes à la fin de la guerre.

 

1945-1949

Période d'après guerre ! la vie reprend doucement. Le long de la rue Ratisbonne, un nouveau bâtiment en meulières s'ajoute à l'ancien, il abrite des classes et des dortoirs à alcôve bien aménagés pour l'époque.

 

1950

La chapelle est comble, son plancher ciré à la main rutile pour le 1er centenaire de Grand Bourg.

Grand Bourg est à présent fier de ses 250 élèves dont 200 internes.

En 1952, la directrice de l'époque fait intervenir Madame Lubienska, audacieuse pédagogue qui innove la méthode active de travail individuel. Fertile à long terme, cette méthode a demandé aux professeurs : patience, longues semaines de préparation et travail absorbant.

 

1957-1959

En 1959, grand tournant dans l'histoire du collège. Grand Bourg déménage au château de Mousseau. Cette décision permet le brassage d'élèves, une plus grande ouverture, l'internat aux enfants dont les parents travaillent. Il est bien vieux ce château… pas de commission de sécurité non plus ! heureusement !

Si beau soit-il, les parapluies sont quelquefois nécessaires, même dans la maison, mais que de souvenirs mémorables, de parties de cache cache dans le bois aux arbres séculaires, de veillées le long de l'escalier pendant les soirs d'hiver.

Mme Despick est là. C'est notre premier professeur d'éducation physique.

En 1959, branle bas à nouveau, nous y sommes habitués mais quand même ! Le collège avait quitté Grand Bourg pour le laisser aux sœurs âgées oubliant la clause de 1850 ! La propriété avait été donnée à condition qu'elle soit maison d'éducation ! Alors on recommence ! des paquets s'accumulent dans les couloirs : colis verts pour le Pensionnat qui se réinstalle avenue Ratisbonne, colis jaunes pour une grande partie des sœurs qui prennent leurs places à Mousseau.

Les classes s'ouvrent ;  cette fois les troisièmes sont les aînées. Marie Danielle Mathubert et Madame Mathellon prennent en charge les 7èmes et 8èmes. Sr Hélène (qui d'entre vous l'a connue ?) devient directrice. Mlle Anne donne des cours de français latin. Beaucoup de sœurs habitent encore l'aile droite de la maison. Les petites pensionnaires descendent avec Sr Emérence du dortoir de l'Enfant Jésus et après le petit déjeuner partent pour Ste Mathilde.

1965

Evry, avec ses champs de roses et ses hectares de verdure, est choisi comme lieu de la future préfecture. La nouvelle fait l'effet d'une bombe !

Daisy Taieb, puis Madame Delaunay, viennent étoffer le corps professoral.

 

1967

Etape importante pour le lycée collège !

Le cycle secondaire est bouclé et Sion obtient un contrat d'association. Mr de Guillebon est nommé président du conseil de gestion ! Sr Enriella devient directrice d'une maison qui se développe à vive allure. Mlle Brun, amie de Sr Noël Marie, vient aider Sr Marthe Yvonne à l'économat puis la remplace à son départ.

                            Mai 1968

 

Désordre partout en France : grèves, pas de train, pas de poste, pas de bus, les élèves continuent à venir à pied, à bicyclette, on regroupe les cours…

En 1969, la plus grande partie de nos sœurs anciennes, avec lesquelles nous vivions côte à côte, nous quittent pour le Var ou pour Bayonne.

Quelques unes nous restent : qui d'entre vous a connu Sr Marie Serge, les sœurs de la "B.A" qui font merveille au potager. Où sont-ils les fruits et légumes, non pollués bien sûr, que des professeurs venaient acheter en fin de semaine ?

 

1969

 

Le lycée continue de s'agrandir. Les premiers d'une longue lignée de professeurs viennent se joindre aux sœurs enseignantes, qui, elles, diminuent peu à peu, appelées par la congrégation sous d'autres horizons.

Qui de vous, était là en septembre 1969 ?... (se lèvent Joëlle Guérin et Françoise Debals) jeunes, toute timides, elles étaient impressionnées par Mr Lisbonis, impeccable dans sa blouse blanche de professeur de math, aussi ponctuel que l'horloge parlante. Bien sûr il y avait à l'époque Mme Delaunay, Mme Marchand, Daisy Taïeb, mais la salle des professeurs pourtant réduite pouvait aisément les contenir.

 

1970

Grand événement préparé avec crainte et anxiété ! Les débuts de la mixité, avec un groupe d'élèves de St Clément, qui logent à Ste Geneviève, encadrés par Mr le Douaron et Gérard Lachivert. Plusieurs passent encore nous voir ! Xavier Racine ses enfants !

En 1972, plus d'internes,  les cloisons sautent pour des classes. La mixité complète arrive à petits pas. Joëlle vous évoquera peut-être la présence d'Antoine Pichon, seul garçon de sa terminale L. Il n'était pas malheureux au milieu de sa cohorte d'admiratrices. Au collège, on note pendant plusieurs années 1/3 de garçons, 2/3 de filles… On les aime bien les garçons, mais adieu les murs immaculés, les pupitres cirés !! Jean-Bernard Ganne (n'aie pas peur de te lever) c'est simple, pour se défouler fait de sa glissade d'un bout à l'autre de la classe dès qu'on a le dos tourné !

Entre 1970 et 1980, les classes se dédoublent. Evry devenu préfecture en 1965, grandit, on aperçoit des chantiers, des grues partout, et bien sûr, pour tous ces nouveaux, des professeurs (levez-vous tous ceux qui ont été recrutés ces années là) Des employées de maison, le personnel administratif, entrent à Sion.

Les sports, les championnats ont toujours eu du succès à Grand Bourg, le triathlon a lieu dans nos murs. Nos trois professeurs d'Education physique dont J. Despick, ont fait partie du jury.

Les voyages, les échanges internationaux commencent à passionner nos jeunes. Michèle Tavernier nous en dirait long  là-dessus. Elle avait commencé avec Madame Delaunay. En 1972, Marie Laure  arrive tout droit à l'économat, pièce bien modeste en ce temps-là, elle seconde Mlle Brun avant de devenir "grand maître" et de s'adjoindre des aides à son tour .

 

1985

Encore une date qui est restée gravée et le reste. La santé de Sr Enriella bien que très aidée par sa secrétaire Madame Pérakon, s'est beaucoup dégradée. Le moment est venu de changer de cap, de passer la main à des laïcs comme dans beaucoup d'institutions. Au mois de mai 1985, la nouvelle est rendue publique : Martine Quérette déjà bien connue à Sion de Paris où elle était directrice nous arrive soit disant pour 7 ans !! (vous voyez, les nouveau arrivés on n'y est pas si mal à Sion !)

Sr Noël Marie que plusieurs d'entre vous ont connue comme professeur de math, comme bibliothécaire, emménage à Savigny avec Sr Anne Michèle, professeur d'anglais.

 

1985-1995

Je n'étais pas là quand Martine Quérette a fait son premier tour de la maison, mais j'imagine. Pauvre vieille bâtisse, tout le monde l'aime, mais que de choses à améliorer et par quel bout commencer ? Le sort tomba, et c'est normal pour une directrice… sur la salle des professeurs bien trop petite. Le plancher d'époque avait été rapiécé de façon sommaire, quelques souris s'y sont même promenées, bref après expertise, on décida d'abattre des cloisons, on hésita bien un peu avant de prendre la sacristie attenante mais finalement tout le monde donna son accord même les sœurs de la Solitude qui passaient par là.

1986 : c'est aussi l'année où Mr Nègre commence à initier nos élèves à l'informatique ! rien à voir évidemment à ce qui se fait actuellement. C'est également l'année où l'on commence à parler de "pollution" : les cars scolaires chaque matin s'alignaient bien sagement sous les fenêtres des classes ! Comment a-t-on pu conserver si longtemps de tels monstres bruyants ? La mairie a eu pitié de nos récriminations et un beau jour a mis en place une série de "parkings", côté avenue de la Liberté.

Et c'est aussi l'année où l'on essaie de revoir les finalités d'un conseil d'Etablissement, avec le conseil de direction, des éducateurs, des professeurs, des parents correspondants et bien sûr des élèves. La plupart du temps Sr Thérèse Marie puis Sr Christiane Marie y assistent en tant que tutelle de Notre Dame de Sion.

La 1ère photocopieuse est accueillie avec un 'hurrah" de satisfaction. Finis les doigts barbouillés d'encre, les imprimés à peine visibles…

Les semaines ont passé, les mois ont passé… comme chacun sait, il pleut souvent à Grand Bourg (sauf cette année…) et pas de préau ! On décide alors la construction d'un grand auvent adossé aux murs des anciennes classes de 5e plus que vétustes. Ledit préau s'édifia en un temps record ! il ne fera pas long feu mais il a permis à des centaines d'enfants de survivre au moment des grippes et à la Profession de Foi de s'y dérouler 2 ans de suite. Entre temps le "grand champ" s'en est allé, adieu laitues, carottes, poireaux, fleurs de toutes couleurs ! A sa place de coquets pavillons ont vu le jour, c'est depuis ce temps là que Madame Mori peut se permettre d'arriver en courant à la dernière minute…

Côté collège-lycée, des innovations en 1987.

-                      La lecture dite efficace pour les 5e 6e : Janine Laroche peut vous en parler

-                      A partir de la seconde, des tuteurs voient le jour bien avant la réforme ! ils encadrent une demi classe.

-                      L'audio visuel se met en place avec les moyens du bord

Une session, à la fin des vacances de la Toussaint, réunit des parents, des éducateurs, des professeurs des 6 écoles de Notre Dame de Sion : Paris, St Omer, Grenoble, Strasbourg, Marseille et Grand Bourg, la Tutelle, pour réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour faire vivre le charisme. L'expérience a si bien réussie qu'elle perdure.

            On fête les CAPES, on accueille les nouveaux : ils sont nombreux en 1987, on fête aussi les 1ers départs en retraite : Mlle Anne, Mme Daubard et Mme Brabaut

 

1988

Quoi de nouveau ?

-                      1ère collecte de sang !

-                      Début de la formation des élèves délégués

-                      Deux nouveaux laboratoires

-                      Une deuxième salle informatique avec 9 ordinateurs Macintoch

 

1989

Une grande nouveauté au collège :

-                      Le nouveau self

-                      L'ordinateur : Laurent Regnad, Agnès Autin, Roland Paradis et Philippe Tamisier en sont les maîtres, ils se forment pour aider les professeurs.

Dans le petit réduit qui leur sert de bureau les professeurs d'Education Physique (que ceux qui étaient là se lèvent) jubilent ! Cette fois ce n'est plus un rêve. Le gymnase baptisé Jessie Owens est inauguré le 23 mai ; il s'avèrera quelques années déjà trop petit. Comme chacun sait il s'est agrandi !

En      1992            Le 150ème anniversaire de la conversion du Père Marie a été fêté en grande pompe : Mme Dubrunfaut et son équipe ont réussi à reconstituer le mobilier et le trousseau des premières pensionnaires.

Fin octobre de cette même année, 1er voyage à Auchwitz en car, il sera suivi du train de la Mémoire tous les 3 ans !

 

 

A la rentrée de 1995, le bâtiment Anne Frank, combien attendu, est accueilli avec des cris de joie. Miracle qu'aucun élève ne soit passé à travers les vieux planchers qui l'ont précédé.

A peine a-t-on le temps de fermer un chantier qu'on pense au suivant. La Cafet – la nouvelle cuisine, Cyber café, et bien sûr cette année un ensemble harmonieux du même style que les précédents ! A

rrivée de nouveaux professeurs, départs, mutations…

Le personnel éducatif s'agrandit, les employés de maison se succèdent, et pour clôturer le tout la grande mutation -St Jean et collège Lycée ne font plus qu'un-  dont Mme Manet va vous parler

 

LES SITES

 

Les sites !! ceux qui ont marqué :

- Le  souterrain en premier, que les 6ème et 5ème traversaient chaque jour pour aller déjeuner à Ste Geneviève avant l'installation du self et que les 7e et 8e ont emprunté avant d'émigrer à Ste Mathilde. Longtemps, très longtemps, il restera le clou de la fête d'été, souterrain magique que l'on enfilait à toute allure en côtoyant toute espèce de monstre, araignées…

- Le réfectoire avec ses tables de marbre, son estrade du haut de laquelle une élève faisait à voix haute une lecture édifiante tandis que ses camarades étaient censées déjeuner en silence… C'est lui le réfectoire qui transformé en salle informatique, est le royaume de Roland, de Laurent, après avoir été le fief de Mr Nègre !

- Le verger : avec ses pommes succulentes et combien tentatrices ! ses pruniers et ses noyers

 

 

 

- Le grand champ, devenu zone pavillonnaire que des sœurs ont sarclé, ratissé, nettoyé avant tant d'ardeur ! Je suis sûre que plusieurs se rappellent Sr Francisca qui poursuivait de sa canne les chapardeurs de framboises "mauvaises petites" !

- Le kiosque, dans le bois défendu qui a entendu bien des confidences et qui s'est écroulé un jour de tempête !

- L'immense buanderie à l'emplacement de la "Cafet" qui est devenue une suite de studios, le fief du Père Yosif, la petite chapelle dans l'ancienne étable à vaches d'abord transformée en salle de Bible puis en salle de dessin

- Une des premières salles d'Education Physique devenue le C.D.I

- La cour St Joseph sise à l'emplacement du self et son arbre magnifique

- Tous les dortoirs transformés en laboratoire

- Le bureau de J. Gué et de Marie Céline a été la demeure des toutes premières sœurs contemplatives

- La "roulotte", qui tanguait (elle le fait encore je crois) abrite deux permanences de 4e 3e

- La chapelle en cours de réfection avec son bel orgue démonté minutieusement des semaines durant par Mr Ferchaud et transporté dans la belle église de St Sulpice de Favières

 

Quelques figures qui ont marqué

 

-                      Une directrice que peut-être 2 ou 3 d'entre vous ont connue : Marthe Delbèque (Sr Hélène) inusable et infatigable

-                      Sr Enriella qui a accueilli beaucoup d'entre vous

-                      Monsieur Abramovitch, son père, polyglotte, qui n'avait qu'un mot à la bouche "où est ma fille ?" Il a gardé la loge des heures durant

-                      Sr Démétra qui accueillait chaque matin les professeurs et leur apportait "leur petit 10 heures"

-                      Monsieur Nègre, préposé à l'arrivée et au départ des cars, à l'informatique "en gestation"

-                      Annie Iglesias (Cherkez) que l'on ne peut oublier, qui aimait la vie, les toilettes et avait toujours quelque chose à raconter ; elle s'est éteinte en juin dernier.

 

(N'hésitez pas à continuer la liste…)

 

De 1999 à nos jours

 

 

Toute l'année scolaire 1999-2000, pas une minute n'a été perdue. Entre les cours, dans les moments libres… les cerveaux se sont "décarcassés", on a fait appel à des gens compétents, des professeurs, des parents, de grands élèves, il s'agissait de préparer une fête grandiose ! le 150ème anniversaire de la fondation de "l'école" – personne n'oubliera ce fameux 27 octobre 2000, les élèves ont investi le théâtre de l'Agora pour deux représentations de "Charivari", mis en scène par Jeanne Aumont regroupent 150 élèves sur scène .

 Sur place à Grand Bourg, avec l'aide de Mme Dubrunfaut et de bien d'autres ici présentes, une classe du début du 20ème siècle a même été reconstituée pour l'occasion.

Pour commémorer cet anniversaire exceptionnel, une statue exécutée par Melin, a été érigée dans le parc de l'Etablissement. A l'entrée du parc, elle semble interpeller tous ceux qui passent… "Allez, venez… soyez les bienvenus !"

2001-2002  le nombre des élèves grandit chaque jour, celui des professeurs aussi. Les locaux manquent cruellement. On décide d'installer les secondes à St Jean.

Entre temps, beaucoup de conciliabules en haut lieu… des rumeurs, des "on dit"… Bref,  un jour la communauté éducative apprend que St Jean lycée professionnel et Sion collège lycée ne seront plus qu'un !

 

 

 

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  Dernière mise à jour le 28/04/08
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