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Voici qu'exulte la
troupe angélique des cieux.
Voici qu'exultent les
divins mystères et que, pour la victoire d'un si grand Roi, retentit la
trompette du salut.
Que le monde soit en
grande joie, rayonnant d'éclairs innombrables. Illustré par ce Roi éternel
de tous les peuples, il se sent enfin délivré des ténèbres.
Que notre mère
l'Église se réjouisse embellie par l'éclat de tant de lumières.
Que ce temple résonne
des ovations infinies des peuples.
Les voici, les fêtes
pascales où fut immolé le véritable Agneau par le sang duquel sont consacrés
les seuils des demeures des justes.
La voici, cette nuit,
où vous fîtes passer à sec la mer Rouge à nos pères, fils d'Israël sortis
d'Égypte.
La voici cette nuit
qui par l'illumination de la colonne fit dissiper les ténèbres du péché.
La voici cette nuit
qui, en cette heure et par le monde entier, rend à la grâce et associe aux
saints les fidèles du Christ éloignés jusqu'alors par les fautes du monde et
l'aveuglement du péché.
La voici cette nuit
qui vit le Christ vainqueur remonter des Enfers, ayant brisé les chaînes de
la mort.
A quoi donc nous
eût-il servi de naître sinon pour être rachetés?
O admirable honneur
que nous fait la tendresse. O inestimable choix de ton amour.
Pour racheter
l'esclave, tu as donné Ton Fils.
O nécessaire péché
d'Adam, effacé par la mort du Christ. O heureuse faute, qui nous a valu un
tel Rédempteur. |