|

| |

|
En bronze du temps des Celtes, qui en sont à l'origine, ou depuis peu en
chocolat parfois, les cloches annoncent à Pâques la résurrection de
Jésus-Christ. Elles reviendraient de Rome où elles auraient fait le plein
d'œufs en chocolat après avoir été bénies !
En
Italie le Jeudi saint en signe de deuil, on attache les cloches des églises
pour éviter qu'elles ne sonnent. A Pâques, les cloches, défaites des liens,
peuvent de nouveau sonner.
Dans l'est de la France, pour remplacer les cloches"
parties à Rome" pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner
leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle
remplaçait la sonnette de l'autel dans les paroisses et les monastères.
Les enfants de chœur passaient plusieurs fois dans la
journée. La première fois ils criaient : " Réveillez-vous". La deuxième fois
: " Préparez-vous". La troisième : "Dépêchez-vous".
|
 |
|
LES
CLOCHES :
La coutume de faire sonner les cloches à
Pâques est ancienne et liée au souhait très humain de faire du bruit,
lorsque c'est la fête, particulièrement la fête du printemps. La sonnerie
des cloches annonce « l'accouchement printanier » de la nature. (Dans la
Rome classique, la superstition voulait qu'on fasse tinter une cloche près
d'une femme en train d'accoucher pour écarter les mauvais esprits et
favoriser une naissance faste.)
L'Eglise « récupère » les fêtes de
printemps païennes, comme les autres fêtes, pour marquer le rythme
liturgique. Ce n'est que dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques que
les cloches carillonnent pour annoncer la joie de la résurrection du Christ.
La cloche est un des symboles forts de cette fête chrétienne.
Pâques marque aussi la fin du Carême.
Autrefois, les œufs étaient engrangés pendant cette période et souvent
conservés dans l'eau de chaux ou d'autres manières. On les ressort pour les
festivités.
C'est ainsi qu'est née la légende.
Pour expliquer l'absence de sonnerie
pendant cette période, on a dit longtemps aux enfants que les cloches
partaient à Rome. mais pour des raisons aussi diverses que nos régions :
pour aller chercher leurs œufs bien sûr, mais aussi pour déjeuner avec le
Pape dit-on en Lorraine mosellane, pour se faire bénir affirment les
habitants de la Bresse, pour se confesser assure-t-on dans l'Isère, ou même
pour aller y manger de la tomme (fromage) trouve-t-on dans certains
contes... Pour le voyage, les cloches se munissent d'une paire d'ailes, de
rubans ou (parfois) sont transportées sur un char.
Des superstitions restées vivaces dans
les campagnes avant le VIIe siècle, poussent les agriculteurs à
voir dans le ciel des cloches « brillantes et rougeoyantes ». De nombreux
paysans affirment en avoir vu filer au-dessus de leurs champs en faisant
entendre un bourdonnement. En 587, Grégoire de Tours notait : « Nous vîmes
pendant deux nuits de suite, au milieu du ciel, une espèce de nuage fort
lumineux qui avait la forme d'un capuchon. »
On a dit longtemps aux enfants qu'elles
revenaient chargées de friandises et, en battant à toute volée, qu'elles les
déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements.
Le folklore varie selon les régions. Une promenade des enfants est organisée
hors du village pour guetter leur passage et la chute des œufs. Mais leur
vol est si rapide que personne ne les aperçoit. D'ailleurs, elles ne se
montrent qu'aux enfants qui ont été très sages. Combien d'enfants
regardèrent dans le ciel et ne virent jamais ces fameuses cloches de Rome !
Une mystérieuse chasse aux trésors s'organise néanmoins au petit matin de
Pâques et fait la joie des petits et des grands.
|
|
Si dans tous les pays de culture
chrétienne on trouve la tradition des œufs de Pâques, ils ne sont pas
apportés aux enfants de la même manière... Le rôle de la cloche dans le
transport des œufs se rencontre essentiellement en France ou en Italie. Au
Tyrol, il s'agit d'une poule ; en Suisse, d'un coucou et dans les pays
anglo-saxons un lièvre. Le lièvre — ou le lapin — symbolise l'abondance, la
prolifération et le renouveau. C'est en Allemagne et en Alsace, vers le XVe
siècle, qu'on associa pour la première fois le lapin (blanc) de Pâques avec
les œufs de Pâques pour célébrer le printemps. |
 |
|
LIEVRE ou lapin
Le lièvre et le lapin
symbolisent l'abondance, la prolifération, le renouveau.
L'origine du lapin de
Pâques remonte à l'Antiquité (dès 3500 avant Jésus-Christ) : le lièvre est
un animal très prolifique surtout au printemps, et c'était déjà un symbole
de fécondité et de vie à cette époque.
Ce serait en Allemagne et
en Alsace, vers le XVème siècle, qu'on associa pour la première fois le
lapin et le lièvre de Pâques avec les œufs de Pâques pour célébrer le
printemps. Les enfants confectionnaient des nids avec des feuilles, de la
mousse ou de l'herbe qu'ils installaient dans le jardin, espérant que durant
la nuit de Pâques, le lapin garnirait les nids d'œufs multicolores !
Si le lapin et le lièvre
sont les cacheurs d'œufs de Pâques privilégiés, d'autres animaux peuvent
tenir ce rôle : la poule (au Tyrol), le coucou (en Suisse), la cigogne (en
Alsace et dans la région de Thuringe en Allemagne), le renard (en Westphalie
en Allemagne). Au Québec, la poule est le centre d'intérêt de la fête. Dans
certains pays d'Europe, comme en Finlande, ce sont les Trolls et les
gentilles sorcières qui animent la fête !
|
|