FICHES LITURGIQUES

 


 

         

    L E     T E M P S     D E     L’  A V E N T

Les quatre semaines avant Noël

Le mot vient du latin : advenus : venue , arrivée

 

  HISTORIQUE   :

-          Quatre semaines avant Noël, comme temps de préparation à Noël, ce temps est relié à  l’époque agraire connue sous le nom de temps des semailles, entre le 11 novembre et le 25 décembre.

 -  A Rome , dès le V° siècle , c’est un temps liturgique de jeûne et pénitence :  «  jeûne qui obtient la sainteté de l’âme et du corps ».  Occasion pour les chrétiens de réfléchir sur leur manière de vivre avec les biens de la terre.

-          Dans l’antiquité de l’Eglise, on y relit aussi le temps des semailles comme symbolique de l’attente du sauveur : cf. Isaïe 1,2 .

                               «  Cieux , ouvrez-vous, terres , germez le sauveur . »

                                   Pendant ce temps on lisait aussi parfois Isaïe 45.

 

-          Au V° siècle , en Espagne et en Gaule, l’Avent fut associé aux préparations des baptêmes qui avaient lieu à l’Epiphanie.

Dès 380 l’Eglise de Saragosse a prescrit à ses fidèles d’être assidus à l’Eglise du 17 décembre à l’Epiphanie.

En Gaule , au V° siècle , Grégoire de Tours institue un jeûne de trois jours par semaine de la Saint Martin  (11 novembre) à la Nativité( 25 décembre). Jeûner , alors , demandait de ne manger qu’après 17 h. le soir .

-          Au VI° siècle, à Rome, se met en place une institution liturgique de l’Avent de six puis de quatre semaines, pour préparer joyeusement Noël, et s’y préparer en attendant la fin des temps.

 

-          Aux VIII-IX° siècles : Dans les livres liturgiques des graduels et des antiphonaires, les messes de l’Avent se trouvent non plus en fin de cycle, mais en début de cycle annuel.

 

-          Vatican II – 1962-1965 – La Constitution Liturgique semble inviter à faire de l’Avent le terme dominical lorsqu’elle déclare que «  l’Eglise déploie tout le Mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et de la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. » -cf. V.102 cité dans Eglise en prière t. 4, p. 106, 1983

 

 TRADITION   :

 -  « L’Avent romain est d’abord, selon la conception primitive des Gaules, un temps de préparation à la solennité de l’Adventus Domini – venue du Seigneur. Mais, comme la Fête de Noël n’a cessé de recevoir une importance accrue durant le Haut Moyen-Age, l’Avent se présente aussi comme un temps d’attente : Dans l’attente joyeuse de la Nativité, il oriente les chrétiens vers le retour glorieux du Seigneur à la fin du monde .

 

            Le meilleur symbole de l’Avent vécu dans cette perspective est peut-être «  l’Etimatie »  le trône vide  du Pantocrator, que représentent si souvent les mosaïques de Rome et de  Ravenne. 

Le vieux vocable païen d’adventus est  dès lors entendu au sens biblique et eschatologique de Parousie .L’attente chrétienne trouve son expression spontanée dans les textes prophétiques inspirés par l’attente du Messie : « Isaïe et Jean-Baptiste sont à Rome  les deux grandes voies de la liturgie de l’Avent » - Eglise en prière t.4,p.107,1983 Desclée

 

 LITURGIE   :

-          Les quatre semaines de l’Avent comportent deux étapes : La première va du 1° dimanche au 16 décembre,  la seconde du 17 au 24, cette dernière étant plus directement orientée vers les fêtes de Noël. .

Les deux préfaces du temps de l’Avent résument bien les deux étapes. La première évoque les deux avènements du Christ , la seconde célèbre :

     «  Celui  que tous les prophètes avaient chanté, celui que la Vierge attend avec amour,

        celui dont Jean-Baptiste a proclamé la venue et révélé la présence au milieu des hommes . »

 

    Dans les prières s’entrecroisent les deux thèmes de la célébration de la venue du Seigneur dans la chair et son retour dans la gloire : 

          «  Accorde-nous Seigneur d’attendre sans faiblir la venue de ton Fils, pour qu’au jour 

              où Il viendra  frapper à notre porte, Il nous trouve vigilant dans la prière, heureux de

              chanter sa louange. » - Collecte du  lundi de la 1° semaine  .

 

          «  Par le signe merveilleux de la Vierge qui enfante, Tu as fait connaître au monde,

              Seigneur, la splendeur de ta gloire. » Collecte du 19 décembre.

 

 LECTURES :

 -    Les lectures dominicales : La première fait prendre contact, au cours des trois années, avec les principales prophéties messianiques :

                   Les oracles d’Isaïe et les additions qu’ils ont reçu aux temps de l’exil, celui de Baruch et de Sophonie De toutes ces prophéties les plus importantes  sont celles du IV° dimanche . Elles annoncent qu’une femme enfantera un descendant de  David, qui sera l’Emmanuel, Dieu-avec-nous (cf. Isaïe, Michée).

 

Les Evangiles évoquent chaque année le même thème : Le 1° dimanche est celui de l’attente de la venue du Seigneur , «  veillez », dit Jésus.

Le 2° et le 3° sont ceux de Jean-Baptiste.

 Le 4° est celui de l’annonce faite à Marie(B), à Joseph (A), la Visitation (C).

 

La lecture apostolique montre comment les prophéties ont été accomplies par Jésus.

Elles annoncent, à leur tour, la venue du Seigneur : Jour de salut pour tous les peuples,

et jour de joie pour tous ceux qui l’auront attendue avec amour. cf .idem Eglise en prière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le 8
décembre

Immaculée conception

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCEPTION  DE  SAINTE ANNE 
QUAND  ELLE  CONÇUT  LA   MERE   DE   DIEU

                                                                      8 décembre

   

   HISTORIQUE   :

        -          Cette fête remonte au VIII° siècle , en Orient

-          Elle est placée  9 mois avant la célébration de la  naissance de la Vierge, en mémoire de l’événement.

-          Elle a été introduite en Occident au IX° siècle – s’est répandue tardivement.

-          A Jérusalem, une église consacrée à sa mémoire est signalée dès 530 puis 570, par des pèlerins :

 Tombée en ruine , elle fut reconstruite en 810 sous Charlemagne qui envoie des dons. On reparle de ce lieu sous les Croisés, en 1090.

 

       TRADITIONS ET SOURCES   :

 -          Le Protévangile dit de Jacques:

               «  Or voici qu’un ange du Seigneur apparût et dit : ‘ Anne, Anne, le Seigneur a entendu ta plainte. Tu concevras, tu engendreras, et l’on parlera de ta progéniture par toute la terre’.

  Anne répondit : ‘ aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j’enfante, soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu pour qu’ il le serve tous les jours de sa vie’.

  Alors deux anges arrivèrent auprès d’elle, lui disant :’ voici, Joachim, ton homme, s’en vient vers toi avec ses troupeaux, car l’ange du Seigneur a entendu ta plainte. Il est descendu et lui a dit : ‘Joachim, Joachim, le Seigneur a entendu ta plainte. Descends d’ici, car voici que ta femme va concevoir dans ses entrailles … »

  Ce texte ne fait pas partie des Ecritures . Il date  du II° siècle  ap. J-C.

Il raconte l’enfance de la Vierge de façon légendaire et merveilleuse dans le but de révéler qui elle est vraiment. C’est une sorte de roman théologique .

Cet apocryphe s’inspire des annonces bibliques : cf. Gn 11,30 ; 25,21 ; 30 ; et I Sm2,1-11, Lc1,7

 

Marie a eu pour parents Anne et Joachim. Anne , en hébreu, veut dire «  la grâce  », et Joachim, « préparation du Seigneur ».  Ils ne pouvaient pas avoir d’enfant. Ils reçoivent chacun la visite d’un ange, l’un en gardant son troupeau, l’autre dans son jardin.  Il leur annonce qu’ils auront la joie d’une naissance :  Leur joie d’époux est représentée sur une icône et signifie leur union conjugale : Marie naîtra d’eux.        

-          En Europe occidentale, au XII° siècle, en Angleterre, on célèbre Marie «  née sans le  éché originel ».      

Et en 1854 Pie IX institue le dogme de l’Immaculée Conception.

 

       LITURGIE   :

-          Textes de l’Eucharistie : GN 3,9-20 ; Ps 98 ( BJ ) ; Eph. 3,1-12 ; Lc 1, 26-30

 

-          Prières orientales :   

 

           «  Le nouveau ciel, c’est Anne, qui, dans son sein le construit sur l’ordre du Dieu

      Créateur : de lui s’est levé le soleil sans couchant, illuminant de ses rayons divins le 

      monde entier  dans son grand amour du genre humain  et sa miséricorde infinie ».

 

          «   Adam, voici ton renouveau, Eve , exulte de joie : la terre sèche et sans eau a produit

      le plus beau fruit, celui qui pour tout le monde fait pousser l’immortalité, celui qui met fin

      à l’infamante stérilité . Avec eux, en ce jour , exultons d’allégresse nous aussi  » .

 

       ICONE   :

 -          Anne et Joachim , accourus l’un vers l’autre, se rencontrent devant la Porte Dorée de

Jérusalem. Le baiser qu’ils se donnent signifie la conception de l’Enfant annoncée.

-          le voile tendu au-dessus la porte d’entrée signifie que la scène se passe, en fait à l’intérieur.

le 25 décembre
Noël
le Nativité de
Jésus Christ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 N A T I V I T E   D U   C H R I S T     :      F E T E     D E   N O E L

  25 décembre

 

        HISTORIQUE    :

 

-          La fête de la Nativité du Christ est enracinée dans la fête de l’Eglise primitive en Orient, l’Epiphanie – le 6 janvier, cf fiche :

Elle est très riche en mémoire des Mystères du Christ.

-          La basilique de la Nativité à Bethléem, fut construite en 327-333  sous Constantin, empereur romain.

En ce IV ° siècle , à Rome, après les persécutions , on respire «  dans la paix de l’Eglise » :

Le 25 décembre , solstice d’hiver , en Occident, est alors choisi pour fêter la mémoire de la naissance du Christ , «  vrai Soleil de Justice  ».

Elle vient supplanter la fête païenne du culte du soleil.

On y célèbre aussi l’Epiphanie, adoration des Mages, le même jour , et le meurtre des Saints Innocents.

-          Au V° siècle ,  séparation des deux fêtes :

-           Le 6 janvier devient alors la mémoire de  l’adoration de Mages, l’Epiphanie (= manifestation) du Christ à ces représentants des nations.

On répartit les textes liturgiques : Lc 1 et 2 pour le 25 déc. ; Mt 2,1-12 pour le 6 janvier

-          Au VI° siècle on institue la messe de minuit le 25 décembre.

 

 

       TRADITION ET SOURCES   :

 

-          La décision de la date du 25 décembre fut prise par le Concile de Nicée en 325 .

-          L’arrière-fond du Protévangile de Jacques avec ses  récits imagés et romancés pour

faire comprendre théologiquement  qui était Jésus enfant, écrit du II° siècle , a

peut-être influencé l’intérêt porté alors sur cette fête.

Le nom de Noël provient d’ Emmanuel , «  Dieu-avec-nous » ( en hébreu ).

 

 

       LITURGIE   :

 

-          Textes des eucharisties de la fête actuellement :

. Messe du soir : Is. 62,1-5 ; Ps 89 ,4-29 (BJ) ; Act.13,16-25 ; Mt 1,1-25

. Messe de la nuit : Is. 9,1-6 ; Ps 96 (BJ) ; Tite 2,11-14 ; Luc 2,1-14

. Messe de l’aurore : Is. 62,11-12 ; Ps 97 (BJ) ; Tite 3,4-7 ; Luc 2,15-20

. Messe du jour : Is. 52,1-7 ; Ps 98,1-6 ; Hb. 1,1_6 ; Jn. 1,1-18

 

-          Un texte liturgique de l’ancien office du Lucernaire

-           

     «  Ton Royaume, Christ-Dieu, est un Royaume de tous les siècles, et ta domination s’étend à toutes les générations.

         Toi qui t’es incarné par l’opération du Saint-Esprit et qui t’es fait homme en naissant de Marie, toujours Vierge.

         Christ –Dieu, Tu as brillé à nos yeux comme une lumière lors de ton Avènement ;

         Lumière de lumière, éclat du Père, tu illumines toute créature. »

 

       I’ICONE DE LA NATIVITE :

 

-          Au sommet ou au centre de l’icône, une demi-sphère bleue figure le ciel où l’événement prend sa source.

                   De la sphère descend un rayon de lumière qui s’enfle en étoile d’où sort trois rayons, signe de la puissance de la Trinité Sainte :

                   Elle éclaire le nouveau-né pour dire d’où vient sa conception.

 

           -       Le Christ : un nouveau-né , sa tête auréolée avec en plus une inscription «  O ON   », en grec, «  Celui qui est », mot à mot «  l’Etant ».

            

                   Le nimbe est crucifère ( + ) , il évoque sa Passion-Résurrection.

                   Les langes en forme de bandelettes mortuaires annoncent sa mort.

 

-          La grotte : C’est au VII° siècle qu’elle fait partie de cette icône.

Elle signifie le lieu des ténèbres où l’homme attend le sauveur.

On la retrouve à l’icône de la Crucifixion et à celle de la Résurrection.

 

-          Le bœuf et l’âne : cf. Isaïe 1,3 et Habacuc 3,2 : enracinement dans les prophéties de l’annonce du Messie.

 

-          La Mère de Dieu : étendue sur un coussin rouge, dans son manteau marron,

Avec les trois étoiles de sa virginité, elle médite plus loin que l’événement commémoré.

( le rouge, couleur de condition royale ; le marron , couleur de la condition terrestre ;

Marie , femme de la terre, Mère de Dieu )

 

-          Les anges louent Dieu et annoncent la nouvelle aux bergers.

         L’un est penché pour adorer le Christ.

 

-          Les bergers : paysans d’Israël aux champs, écoutent l’ange et sont placés, souvent, non loin de Joseph.

            

 

-          Les Mages : à l’opposé des bergers. Ils sont représentés depuis la fin du XI° siècle

au terme d’une chevauchée , dans la joie de la vue de l’Astre, vêtus à la persane.

          cf. Mt 1,10 –

         Sur certaines icônes les Mages offrent leurs présents – cf. l’Epiphanie -

 

-          Joseph : relativement âgé, songeur et dans le doute. Ceci est mis en avant pour faire

ressortir ce que représente la naissance de Jésus, conçu de l’Esprit  Saint,  en Marie.

 

-          Le bain : Deux femmes – tirées du récit du Protévangile de Jacques  - lavent l’enfant

Le bain fait partie des objets de naissance de l’antiquité.

 

-          Le paysage : tout l’univers est concerné par cette naissance : l’icône est donc riche en détails,

                   et le décors est gai . – cf. Luc 8,19-22 et Isaïe 11,9 et 7,25s

 

   

M A R T Y R O L O G E    D E     N O E L   :    N A I S S A N C E     D U    C H R I S T

  

PREMIERE VERSION   :

                                   De longs siècles après la Création du monde

                             Lorsque Dieu, au commencement , créa le ciel et la terre,

                                           Bien longtemps après le déluge,

                                 Plus de 2000 ans après la naissance d’Abraham,

                                            Près de 1500 ans après Moïse,

                                           Et de la sortie du peuple d’Israël,

                                  Environ 1000 ans après le sacre du Roi David,

                                     En la 75° année de la prophétie de Daniel,

                                                Et la 194° Olympiade,

                                     En la 752° année de la fondation de Rome,

                                            L’an 42 de l’empereur Auguste,

                                       Dans le sixième âge du monde terrestre,

                                               Tout l’univers étant en paix,

                                                    JESUS – CHRIST

                                     Dieu Eternel et Fils du Père Eternel ,

                    Voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement,

                                    Après avoir été conçu du Saint-Esprit,

 

                                         Est né à Bethléem de Judée,

                                               De la Vierge Marie,

 

                                            DIEU  FAIT  HOMME

                    C’est la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon la chair

 

 DEUXIEME  VERSION :

        Alors que Dieu, au commencement tira du néant ciel et terre,  l’an 5199

       Depuis la naissance d’Abraham, l’an 2015

       Depuis Moïse et la sortie du peuple d’Israël, de la terre d’Egypte, l’an 1510

       Depuis le sacre du Roi David, l’an 1032,

       Dans la 75° année des années prédites par le prophète Daniel,

       La 194° Olympiade,

       Dans la 752° année de la fondation de Rome,

       Et la 42° de l’empire d’Octavien Auguste,

       Tout l’univers jouissant de la paix,

       Au sixième âge du monde

  

       JESUS-CHRIST , DIEU ETERNEL ET FILS DU PERE ETERNEL

       Voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement, ayant été conçu du St Esprit

       Et 9 mois s’étant écoulés depuis sa conception,

 

       Naît à Bethléem de Juda, FAIT HOMME  de la Vierge Marie,

 

       C’est la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon la chair.

 

 

                        Hymnes byzantines de Noël

 

               Le Christ naît, glorifiez-le,

                Le Christ descend des Cieux, allez à sa rencontre,

                Le Christ est sur la terre, exaltez-le,

                Chante le Seigneur, toute la terre,

               Et vous, tous les peuples, célébrez-le,

                Car Il est couvert de gloire.

 

      «  Ta royauté, O Christ, est royauté éternelle,

         ta domination s’étend à toutes les générations,

         Toi qui es incarné par l’opération du Saint-Esprit,

         Et qui t ‘es fait homme en naissant de Marie toujours vierge,

 

         O Christ-Dieu, lors de ton Avènement,

         Tu as brillé à nos yeux comme une lumière,

         Lumière de lumière, éclat du Père,

         Tu combles de joie toute créature,

         Tout souffle te loue comme l’empreinte du Père,

         Toi qui es et qui as toujours été,

         Toi qui as manifesté ta divinité en naissant d’une vierge,

 

          Aies pitié de nous »

 

 

 

 

1er Janvier
Circoncison
Nom de Jésus
Marie Theotokos

 

 

 

F E T E    D E   L A   C I R C O N C I S I O N ,   D U   N O M  D E  J E S U S

 E T     D E     M A R I E      T H E O T O K O S

                                                                                                                    Le 1° janvier    

 

       HISTORIQUE  :

 -          A Rome , au VI° siècle apr. J-C, on a institué une messe de caractère pénitentiel ,

Le 1° janvier, en contre-partie aux fêtes païennes et à leurs abus.

 -          Toujours à Rome, mais tout à fait à la fin du VI° siècle,

Le 1° janvier est devenu jour de fête avec messe en l’honneur de Marie, Mère de Dieu – Théotokos

  

        TRADITION :

 -          Jésus né du peuple juif par Marie , circoncis , comme tout fils d’Israël.

 -          A Rome , au VII° siècle , on sépare les textes des lectures en Lc I et 2 , et l’on réserve

 

Pour le 1° janvier, octave de Noël, la lecture de la Circoncision :

               «  Quand le huitième jour fut arrivé, celui de la circoncision, l’enfant reçu le nom de Jésus «  . Lc 2,21

        -     Au XVIII° siècle on institua ce même jour la fête du Saint Nom de Jésus.

  

        LITURGIE :

 -          Textes de la messe du jour : Nb 6,22-27 ; Ps 67 ( BJ ) ; Gal. 4,4-7 ; Lc 2, 16-21

-          Actuellement , ce jour est aussi celui de la consécration du monde à Dieu .

 

        ICONOGRAPHIE :

 -          L’icône dite Hodigidria : celle qui montre le chemin.

. Marie porte Jésus sur son bras gauche, en le montrant de la main droite.

. Jésus  a le rouleau de la Torah dans sa main gauche et il bénit de la main droite

 

       TEXTE :

 -          «  Tu as enfanté le Verbe de Dieu, tu es vraiment Mère de Dieu, nous te magnifions. »

                                                                                                Prière orthodoxe

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 janvier
Epiphanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L A   F E T E    D E     L ‘ E P I P H A N I E

 6 janvier

  

  HISTORIQUE   :

 -          L’une des fêtes les plus anciennes  de l’Eglise, la Théophanie ( = manifestation de Dieu )

appelée Epiphanie  rassemblait d’abord tous les mystères de la manifestation du Seigneur au monde :

Naissance, Epiphanie aux Mages, Baptême et noces de Cana.

Elle avait été placée au 6 janvier par un calendrier oriental où cette date correspondait au solstice d’hiver en ce pays – cf. Quatre-temps agraires et calendrier copte, sur une autre fiche.

  

 TRADITION   :

 -          Au II° siècle, en Egypte, des groupes fêtaient le baptême du Christ le 6 ou le 10 janvier.

 

En arrière-fond , cette fête avait primitivement pour cadre la fête de Souccot – fête juive des Cabanes –

 que les chrétiens coptes de l’Eglise primitive  avaient conservée en manifestation de fête christianisée :

 Pour eux :

               .    La gloire de Dieu au désert était, manifestée en Jésus-Christ,

               .    L’attente de l’eau était associée au baptême du Christ purifiant les eaux.

               .    L’espérance de voir toutes les nations reconnaître le Dieu d’Israël était manifestée  par

                    l’exemple du récit des Mages venant adorer Jésus, le Roi des Juifs

                     Fils de Dieu qui vient de naître.

  

-          A partir du IV° siècle on sépara la fête mémoire de la Nativité pour la placer au  25 déc.

solstice d’hiver en Occident . Ce fut fait dès 379 à Constantinople et en 386 à Antioche .

Cette fête est connue à Jérusalem dès le IV° siècle .

 

Elle est aussi contre-fête du culte païen : le culte Mithra fêté par l’empereur Aurélien à Rome au III° siècle .

 

-          On s’attacha donc à célébrer à la date primitive du 6 janvier le baptême du Seigneur dans le Jourdain

qui marque le début du ministère de Jésus .

( En Occident aujourd’hui ce Baptême est célébré le dimanche qui suit l’Epiphanie)

 

On fêtait en même temps les Noces de Cana. – cf. Jn 2

 

           -       En Occident , on réserva dès le IV° siècle la mémoire du récit des Mages pour le 6 janvier

         cf. Mt 2, -12

 

  LITURGIE   :

 -          Textes de la liturgie romaine actuelle : Is. 60,1-6 ; Ps 72,1-13  ; Eph. 3, 2…6 ; Mt 2,1-12

 

 

Célébration de l’Epiphanie à Jérusale
 par les chrétiens de rites arméniens

 

                        cf. Ordo liturgique écrit en grec, pour Jérusalem daté d’avant  440 ap. J-C

 

       - Le 5 janvier à 16 heures  , au lieu dit «  des pasteurs «  ( champ du berger ? ) début de la  célébration avec :

                                     .  chant du gloria

                                     .  Ps 23 ( BJ) et antienne v.1

                                     .  lecture de Luc 2,8-20

          Marche vers Bethléem à la crypte de la Nativité  avec :

                                     .  Ps 3 ( BJ) , ant. v. 7

                                     lecture de Mt 1, 18-25

          Remontée de la crypte et veillée avec :

                                     Ps 133 (BJ), ant. v.1

                                     .  et onze lectures dont huit sur l’Epiphanie et l’attente

                                                                      et  trois sur la Pâque présente en l’Epiphanie

 

                                            Sept des textes sur huit sont d’Isaïe et de Michée

                                                           Sur l’attente du Messie et du Royaume

                                            Un texte : de Proverbes 1,1-9 

                                             Trois lectures pascales : Gn 1,1-3 et 20

                                                                                     Exode 14,24 – 15

                                                                                     Daniel 3,1-9

 

-          Commentaire tiré du Lectionnaire de Jérusalem au VII°-VIII° siècle par Grégoire :

  

       «  L’Eglise du Christ avec une éclatante convenance célèbre  le mystère de notre salut

           en deux fêtes : la Naissance du Christ et sa Résurrection

           Et elle place pour fondement des deux fêtes la lecture de la Genèse comme une source

           d’où jaillit avec abondance la création excellente de Dieu pour l’homme. »

 

       TEXTE  LITURGIQUE :  Extrait de liturgie orientale entre Noël et l’Epiphanie

 

             «     Elle est lumineuse la fête écoulée ( Noël )

                    elle est super – lumineuse  O sauveur , la fête qui vient ( l’Epiphanie )

                     Celle-là a un ange pour l’annoncer

           Et celle-ci a trouvé un précurseur pour la préparer

           Alors c’est l’étoile qu’annonce les Mages

           Maintenant c’est le Père qui te montre au monde

           O toi qui t’es incarné

           Et qui vient à nouveau ouvertement     GLOIRE A TOI   - O CHRIST  DIEU  -

 

        TEXTES / PRIERES :

         -    «  Seigneur, ton Baptême au Jourdain a manifesté l’adoration de la Trinité : car la voix du

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