FICHES LITURGIQUES

 


 

         

    L E     T E M P S     D E     L’  A V E N T

Les quatre semaines avant Noël

Le mot vient du latin : advenus : venue , arrivée

 

  HISTORIQUE   :

-          Quatre semaines avant Noël, comme temps de préparation à Noël, ce temps est relié à  l’époque agraire connue sous le nom de temps des semailles, entre le 11 novembre et le 25 décembre.

 -  A Rome , dès le V° siècle , c’est un temps liturgique de jeûne et pénitence :  «  jeûne qui obtient la sainteté de l’âme et du corps ».  Occasion pour les chrétiens de réfléchir sur leur manière de vivre avec les biens de la terre.

-          Dans l’antiquité de l’Eglise, on y relit aussi le temps des semailles comme symbolique de l’attente du sauveur : cf. Isaïe 1,2 .

                               «  Cieux , ouvrez-vous, terres , germez le sauveur . »

                                   Pendant ce temps on lisait aussi parfois Isaïe 45.

 

-          Au V° siècle , en Espagne et en Gaule, l’Avent fut associé aux préparations des baptêmes qui avaient lieu à l’Epiphanie.

Dès 380 l’Eglise de Saragosse a prescrit à ses fidèles d’être assidus à l’Eglise du 17 décembre à l’Epiphanie.

En Gaule , au V° siècle , Grégoire de Tours institue un jeûne de trois jours par semaine de la Saint Martin  (11 novembre) à la Nativité( 25 décembre). Jeûner , alors , demandait de ne manger qu’après 17 h. le soir .

-          Au VI° siècle, à Rome, se met en place une institution liturgique de l’Avent de six puis de quatre semaines, pour préparer joyeusement Noël, et s’y préparer en attendant la fin des temps.

 

-          Aux VIII-IX° siècles : Dans les livres liturgiques des graduels et des antiphonaires, les messes de l’Avent se trouvent non plus en fin de cycle, mais en début de cycle annuel.

 

-          Vatican II – 1962-1965 – La Constitution Liturgique semble inviter à faire de l’Avent le terme dominical lorsqu’elle déclare que «  l’Eglise déploie tout le Mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et de la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. » -cf. V.102 cité dans Eglise en prière t. 4, p. 106, 1983

 

 TRADITION   :

 -  « L’Avent romain est d’abord, selon la conception primitive des Gaules, un temps de préparation à la solennité de l’Adventus Domini – venue du Seigneur. Mais, comme la Fête de Noël n’a cessé de recevoir une importance accrue durant le Haut Moyen-Age, l’Avent se présente aussi comme un temps d’attente : Dans l’attente joyeuse de la Nativité, il oriente les chrétiens vers le retour glorieux du Seigneur à la fin du monde .

 

            Le meilleur symbole de l’Avent vécu dans cette perspective est peut-être «  l’Etimatie »  le trône vide  du Pantocrator, que représentent si souvent les mosaïques de Rome et de  Ravenne. 

Le vieux vocable païen d’adventus est  dès lors entendu au sens biblique et eschatologique de Parousie .L’attente chrétienne trouve son expression spontanée dans les textes prophétiques inspirés par l’attente du Messie : « Isaïe et Jean-Baptiste sont à Rome  les deux grandes voies de la liturgie de l’Avent » - Eglise en prière t.4,p.107,1983 Desclée

 

 LITURGIE   :

-          Les quatre semaines de l’Avent comportent deux étapes : La première va du 1° dimanche au 16 décembre,  la seconde du 17 au 24, cette dernière étant plus directement orientée vers les fêtes de Noël. .

Les deux préfaces du temps de l’Avent résument bien les deux étapes. La première évoque les deux avènements du Christ , la seconde célèbre :

     «  Celui  que tous les prophètes avaient chanté, celui que la Vierge attend avec amour,

        celui dont Jean-Baptiste a proclamé la venue et révélé la présence au milieu des hommes . »

 

    Dans les prières s’entrecroisent les deux thèmes de la célébration de la venue du Seigneur dans la chair et son retour dans la gloire : 

          «  Accorde-nous Seigneur d’attendre sans faiblir la venue de ton Fils, pour qu’au jour 

              où Il viendra  frapper à notre porte, Il nous trouve vigilant dans la prière, heureux de

              chanter sa louange. » - Collecte du  lundi de la 1° semaine  .

 

          «  Par le signe merveilleux de la Vierge qui enfante, Tu as fait connaître au monde,

              Seigneur, la splendeur de ta gloire. » Collecte du 19 décembre.

 

 LECTURES :

 -    Les lectures dominicales : La première fait prendre contact, au cours des trois années, avec les principales prophéties messianiques :

                   Les oracles d’Isaïe et les additions qu’ils ont reçu aux temps de l’exil, celui de Baruch et de Sophonie De toutes ces prophéties les plus importantes  sont celles du IV° dimanche . Elles annoncent qu’une femme enfantera un descendant de  David, qui sera l’Emmanuel, Dieu-avec-nous (cf. Isaïe, Michée).

 

Les Evangiles évoquent chaque année le même thème : Le 1° dimanche est celui de l’attente de la venue du Seigneur , «  veillez », dit Jésus.

Le 2° et le 3° sont ceux de Jean-Baptiste.

 Le 4° est celui de l’annonce faite à Marie(B), à Joseph (A), la Visitation (C).

 

La lecture apostolique montre comment les prophéties ont été accomplies par Jésus.

Elles annoncent, à leur tour, la venue du Seigneur : Jour de salut pour tous les peuples,

et jour de joie pour tous ceux qui l’auront attendue avec amour. cf .idem Eglise en prière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le 8
décembre

Immaculée conception

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCEPTION  DE  SAINTE ANNE 
QUAND  ELLE  CONÇUT  LA   MERE   DE   DIEU

                                                                      8 décembre

   

   HISTORIQUE   :

        -          Cette fête remonte au VIII° siècle , en Orient

-          Elle est placée  9 mois avant la célébration de la  naissance de la Vierge, en mémoire de l’événement.

-          Elle a été introduite en Occident au IX° siècle – s’est répandue tardivement.

-          A Jérusalem, une église consacrée à sa mémoire est signalée dès 530 puis 570, par des pèlerins :

 Tombée en ruine , elle fut reconstruite en 810 sous Charlemagne qui envoie des dons. On reparle de ce lieu sous les Croisés, en 1090.

 

       TRADITIONS ET SOURCES   :

 -          Le Protévangile dit de Jacques:

               «  Or voici qu’un ange du Seigneur apparût et dit : ‘ Anne, Anne, le Seigneur a entendu ta plainte. Tu concevras, tu engendreras, et l’on parlera de ta progéniture par toute la terre’.

  Anne répondit : ‘ aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j’enfante, soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu pour qu’ il le serve tous les jours de sa vie’.

  Alors deux anges arrivèrent auprès d’elle, lui disant :’ voici, Joachim, ton homme, s’en vient vers toi avec ses troupeaux, car l’ange du Seigneur a entendu ta plainte. Il est descendu et lui a dit : ‘Joachim, Joachim, le Seigneur a entendu ta plainte. Descends d’ici, car voici que ta femme va concevoir dans ses entrailles … »

  Ce texte ne fait pas partie des Ecritures . Il date  du II° siècle  ap. J-C.

Il raconte l’enfance de la Vierge de façon légendaire et merveilleuse dans le but de révéler qui elle est vraiment. C’est une sorte de roman théologique .

Cet apocryphe s’inspire des annonces bibliques : cf. Gn 11,30 ; 25,21 ; 30 ; et I Sm2,1-11, Lc1,7

 

Marie a eu pour parents Anne et Joachim. Anne , en hébreu, veut dire «  la grâce  », et Joachim, « préparation du Seigneur ».  Ils ne pouvaient pas avoir d’enfant. Ils reçoivent chacun la visite d’un ange, l’un en gardant son troupeau, l’autre dans son jardin.  Il leur annonce qu’ils auront la joie d’une naissance :  Leur joie d’époux est représentée sur une icône et signifie leur union conjugale : Marie naîtra d’eux.        

-          En Europe occidentale, au XII° siècle, en Angleterre, on célèbre Marie «  née sans le  éché originel ».      

Et en 1854 Pie IX institue le dogme de l’Immaculée Conception.

 

       LITURGIE   :

-          Textes de l’Eucharistie : GN 3,9-20 ; Ps 98 ( BJ ) ; Eph. 3,1-12 ; Lc 1, 26-30

 

-          Prières orientales :   

 

           «  Le nouveau ciel, c’est Anne, qui, dans son sein le construit sur l’ordre du Dieu

      Créateur : de lui s’est levé le soleil sans couchant, illuminant de ses rayons divins le 

      monde entier  dans son grand amour du genre humain  et sa miséricorde infinie ».

 

          «   Adam, voici ton renouveau, Eve , exulte de joie : la terre sèche et sans eau a produit

      le plus beau fruit, celui qui pour tout le monde fait pousser l’immortalité, celui qui met fin

      à l’infamante stérilité . Avec eux, en ce jour , exultons d’allégresse nous aussi  » .

 

       ICONE   :

 -          Anne et Joachim , accourus l’un vers l’autre, se rencontrent devant la Porte Dorée de

Jérusalem. Le baiser qu’ils se donnent signifie la conception de l’Enfant annoncée.

-          le voile tendu au-dessus la porte d’entrée signifie que la scène se passe, en fait à l’intérieur.

le 25 décembre
Noël
le Nativité de
Jésus Christ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 N A T I V I T E   D U   C H R I S T     :      F E T E     D E   N O E L

  25 décembre

 

        HISTORIQUE    :

 

-          La fête de la Nativité du Christ est enracinée dans la fête de l’Eglise primitive en Orient, l’Epiphanie – le 6 janvier, cf fiche :

Elle est très riche en mémoire des Mystères du Christ.

-          La basilique de la Nativité à Bethléem, fut construite en 327-333  sous Constantin, empereur romain.

En ce IV ° siècle , à Rome, après les persécutions , on respire «  dans la paix de l’Eglise » :

Le 25 décembre , solstice d’hiver , en Occident, est alors choisi pour fêter la mémoire de la naissance du Christ , «  vrai Soleil de Justice  ».

Elle vient supplanter la fête païenne du culte du soleil.

On y célèbre aussi l’Epiphanie, adoration des Mages, le même jour , et le meurtre des Saints Innocents.

-          Au V° siècle ,  séparation des deux fêtes :

-           Le 6 janvier devient alors la mémoire de  l’adoration de Mages, l’Epiphanie (= manifestation) du Christ à ces représentants des nations.

On répartit les textes liturgiques : Lc 1 et 2 pour le 25 déc. ; Mt 2,1-12 pour le 6 janvier

-          Au VI° siècle on institue la messe de minuit le 25 décembre.

 

 

       TRADITION ET SOURCES   :

 

-          La décision de la date du 25 décembre fut prise par le Concile de Nicée en 325 .

-          L’arrière-fond du Protévangile de Jacques avec ses  récits imagés et romancés pour

faire comprendre théologiquement  qui était Jésus enfant, écrit du II° siècle , a

peut-être influencé l’intérêt porté alors sur cette fête.

Le nom de Noël provient d’ Emmanuel , «  Dieu-avec-nous » ( en hébreu ).

 

 

       LITURGIE   :

 

-          Textes des eucharisties de la fête actuellement :

. Messe du soir : Is. 62,1-5 ; Ps 89 ,4-29 (BJ) ; Act.13,16-25 ; Mt 1,1-25

. Messe de la nuit : Is. 9,1-6 ; Ps 96 (BJ) ; Tite 2,11-14 ; Luc 2,1-14

. Messe de l’aurore : Is. 62,11-12 ; Ps 97 (BJ) ; Tite 3,4-7 ; Luc 2,15-20

. Messe du jour : Is. 52,1-7 ; Ps 98,1-6 ; Hb. 1,1_6 ; Jn. 1,1-18

 

-          Un texte liturgique de l’ancien office du Lucernaire

-           

     «  Ton Royaume, Christ-Dieu, est un Royaume de tous les siècles, et ta domination s’étend à toutes les générations.

         Toi qui t’es incarné par l’opération du Saint-Esprit et qui t’es fait homme en naissant de Marie, toujours Vierge.

         Christ –Dieu, Tu as brillé à nos yeux comme une lumière lors de ton Avènement ;

         Lumière de lumière, éclat du Père, tu illumines toute créature. »

 

       I’ICONE DE LA NATIVITE :

 

-          Au sommet ou au centre de l’icône, une demi-sphère bleue figure le ciel où l’événement prend sa source.

                   De la sphère descend un rayon de lumière qui s’enfle en étoile d’où sort trois rayons, signe de la puissance de la Trinité Sainte :

                   Elle éclaire le nouveau-né pour dire d’où vient sa conception.

 

           -       Le Christ : un nouveau-né , sa tête auréolée avec en plus une inscription «  O ON   », en grec, «  Celui qui est », mot à mot «  l’Etant ».

            

                   Le nimbe est crucifère ( + ) , il évoque sa Passion-Résurrection.

                   Les langes en forme de bandelettes mortuaires annoncent sa mort.

 

-          La grotte : C’est au VII° siècle qu’elle fait partie de cette icône.

Elle signifie le lieu des ténèbres où l’homme attend le sauveur.

On la retrouve à l’icône de la Crucifixion et à celle de la Résurrection.

 

-          Le bœuf et l’âne : cf. Isaïe 1,3 et Habacuc 3,2 : enracinement dans les prophéties de l’annonce du Messie.

 

-          La Mère de Dieu : étendue sur un coussin rouge, dans son manteau marron,

Avec les trois étoiles de sa virginité, elle médite plus loin que l’événement commémoré.

( le rouge, couleur de condition royale ; le marron , couleur de la condition terrestre ;

Marie , femme de la terre, Mère de Dieu )

 

-          Les anges louent Dieu et annoncent la nouvelle aux bergers.

         L’un est penché pour adorer le Christ.

 

-          Les bergers : paysans d’Israël aux champs, écoutent l’ange et sont placés, souvent, non loin de Joseph.

            

 

-          Les Mages : à l’opposé des bergers. Ils sont représentés depuis la fin du XI° siècle

au terme d’une chevauchée , dans la joie de la vue de l’Astre, vêtus à la persane.

          cf. Mt 1,10 –

         Sur certaines icônes les Mages offrent leurs présents – cf. l’Epiphanie -

 

-          Joseph : relativement âgé, songeur et dans le doute. Ceci est mis en avant pour faire

ressortir ce que représente la naissance de Jésus, conçu de l’Esprit  Saint,  en Marie.

 

-          Le bain : Deux femmes – tirées du récit du Protévangile de Jacques  - lavent l’enfant

Le bain fait partie des objets de naissance de l’antiquité.

 

-          Le paysage : tout l’univers est concerné par cette naissance : l’icône est donc riche en détails,

                   et le décors est gai . – cf. Luc 8,19-22 et Isaïe 11,9 et 7,25s

 

   

M A R T Y R O L O G E    D E     N O E L   :    N A I S S A N C E     D U    C H R I S T

  

PREMIERE VERSION   :

                                   De longs siècles après la Création du monde

                             Lorsque Dieu, au commencement , créa le ciel et la terre,

                                           Bien longtemps après le déluge,

                                 Plus de 2000 ans après la naissance d’Abraham,

                                            Près de 1500 ans après Moïse,

                                           Et de la sortie du peuple d’Israël,

                                  Environ 1000 ans après le sacre du Roi David,

                                     En la 75° année de la prophétie de Daniel,

                                                Et la 194° Olympiade,

                                     En la 752° année de la fondation de Rome,

                                            L’an 42 de l’empereur Auguste,

                                       Dans le sixième âge du monde terrestre,

                                               Tout l’univers étant en paix,

                                                    JESUS – CHRIST

                                     Dieu Eternel et Fils du Père Eternel ,

                    Voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement,

                                    Après avoir été conçu du Saint-Esprit,

 

                                         Est né à Bethléem de Judée,

                                               De la Vierge Marie,

 

                                            DIEU  FAIT  HOMME

                    C’est la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon la chair

 

 DEUXIEME  VERSION :

        Alors que Dieu, au commencement tira du néant ciel et terre,  l’an 5199

       Depuis la naissance d’Abraham, l’an 2015

       Depuis Moïse et la sortie du peuple d’Israël, de la terre d’Egypte, l’an 1510

       Depuis le sacre du Roi David, l’an 1032,

       Dans la 75° année des années prédites par le prophète Daniel,

       La 194° Olympiade,

       Dans la 752° année de la fondation de Rome,

       Et la 42° de l’empire d’Octavien Auguste,

       Tout l’univers jouissant de la paix,

       Au sixième âge du monde

  

       JESUS-CHRIST , DIEU ETERNEL ET FILS DU PERE ETERNEL

       Voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement, ayant été conçu du St Esprit

       Et 9 mois s’étant écoulés depuis sa conception,

 

       Naît à Bethléem de Juda, FAIT HOMME  de la Vierge Marie,

 

       C’est la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon la chair.

 

 

                        Hymnes byzantines de Noël

 

               Le Christ naît, glorifiez-le,

                Le Christ descend des Cieux, allez à sa rencontre,

                Le Christ est sur la terre, exaltez-le,

                Chante le Seigneur, toute la terre,

               Et vous, tous les peuples, célébrez-le,

                Car Il est couvert de gloire.

 

      «  Ta royauté, O Christ, est royauté éternelle,

         ta domination s’étend à toutes les générations,

         Toi qui es incarné par l’opération du Saint-Esprit,

         Et qui t ‘es fait homme en naissant de Marie toujours vierge,

 

         O Christ-Dieu, lors de ton Avènement,

         Tu as brillé à nos yeux comme une lumière,

         Lumière de lumière, éclat du Père,

         Tu combles de joie toute créature,

         Tout souffle te loue comme l’empreinte du Père,

         Toi qui es et qui as toujours été,

         Toi qui as manifesté ta divinité en naissant d’une vierge,

 

          Aies pitié de nous »

 

 

 

 

1er Janvier
Circoncison
Nom de Jésus
Marie Theotokos

 

 

 

F E T E    D E   L A   C I R C O N C I S I O N ,   D U   N O M  D E  J E S U S

 E T     D E     M A R I E      T H E O T O K O S

                                                                                                                    Le 1° janvier    

 

       HISTORIQUE  :

 -          A Rome , au VI° siècle apr. J-C, on a institué une messe de caractère pénitentiel ,

Le 1° janvier, en contre-partie aux fêtes païennes et à leurs abus.

 -          Toujours à Rome, mais tout à fait à la fin du VI° siècle,

Le 1° janvier est devenu jour de fête avec messe en l’honneur de Marie, Mère de Dieu – Théotokos

  

        TRADITION :

 -          Jésus né du peuple juif par Marie , circoncis , comme tout fils d’Israël.

 -          A Rome , au VII° siècle , on sépare les textes des lectures en Lc I et 2 , et l’on réserve

 

Pour le 1° janvier, octave de Noël, la lecture de la Circoncision :

               «  Quand le huitième jour fut arrivé, celui de la circoncision, l’enfant reçu le nom de Jésus «  . Lc 2,21

        -     Au XVIII° siècle on institua ce même jour la fête du Saint Nom de Jésus.

  

        LITURGIE :

 -          Textes de la messe du jour : Nb 6,22-27 ; Ps 67 ( BJ ) ; Gal. 4,4-7 ; Lc 2, 16-21

-          Actuellement , ce jour est aussi celui de la consécration du monde à Dieu .

 

        ICONOGRAPHIE :

 -          L’icône dite Hodigidria : celle qui montre le chemin.

. Marie porte Jésus sur son bras gauche, en le montrant de la main droite.

. Jésus  a le rouleau de la Torah dans sa main gauche et il bénit de la main droite

 

       TEXTE :

 -          «  Tu as enfanté le Verbe de Dieu, tu es vraiment Mère de Dieu, nous te magnifions. »

                                                                                                Prière orthodoxe

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 janvier
Epiphanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L A   F E T E    D E     L ‘ E P I P H A N I E

 6 janvier

  

  HISTORIQUE   :

 -          L’une des fêtes les plus anciennes  de l’Eglise, la Théophanie ( = manifestation de Dieu )

appelée Epiphanie  rassemblait d’abord tous les mystères de la manifestation du Seigneur au monde :

Naissance, Epiphanie aux Mages, Baptême et noces de Cana.

Elle avait été placée au 6 janvier par un calendrier oriental où cette date correspondait au solstice d’hiver en ce pays – cf. Quatre-temps agraires et calendrier copte, sur une autre fiche.

  

 TRADITION   :

 -          Au II° siècle, en Egypte, des groupes fêtaient le baptême du Christ le 6 ou le 10 janvier.

 

En arrière-fond , cette fête avait primitivement pour cadre la fête de Souccot – fête juive des Cabanes –

 que les chrétiens coptes de l’Eglise primitive  avaient conservée en manifestation de fête christianisée :

 Pour eux :

               .    La gloire de Dieu au désert était, manifestée en Jésus-Christ,

               .    L’attente de l’eau était associée au baptême du Christ purifiant les eaux.

               .    L’espérance de voir toutes les nations reconnaître le Dieu d’Israël était manifestée  par

                    l’exemple du récit des Mages venant adorer Jésus, le Roi des Juifs

                     Fils de Dieu qui vient de naître.

  

-          A partir du IV° siècle on sépara la fête mémoire de la Nativité pour la placer au  25 déc.

solstice d’hiver en Occident . Ce fut fait dès 379 à Constantinople et en 386 à Antioche .

Cette fête est connue à Jérusalem dès le IV° siècle .

 

Elle est aussi contre-fête du culte païen : le culte Mithra fêté par l’empereur Aurélien à Rome au III° siècle .

 

-          On s’attacha donc à célébrer à la date primitive du 6 janvier le baptême du Seigneur dans le Jourdain

qui marque le début du ministère de Jésus .

( En Occident aujourd’hui ce Baptême est célébré le dimanche qui suit l’Epiphanie)

 

On fêtait en même temps les Noces de Cana. – cf. Jn 2

 

           -       En Occident , on réserva dès le IV° siècle la mémoire du récit des Mages pour le 6 janvier

         cf. Mt 2, -12

 

  LITURGIE   :

 -          Textes de la liturgie romaine actuelle : Is. 60,1-6 ; Ps 72,1-13  ; Eph. 3, 2…6 ; Mt 2,1-12

 

 

Célébration de l’Epiphanie à Jérusale
 par les chrétiens de rites arméniens

 

                        cf. Ordo liturgique écrit en grec, pour Jérusalem daté d’avant  440 ap. J-C

 

       - Le 5 janvier à 16 heures  , au lieu dit «  des pasteurs «  ( champ du berger ? ) début de la  célébration avec :

                                     .  chant du gloria

                                     .  Ps 23 ( BJ) et antienne v.1

                                     .  lecture de Luc 2,8-20

          Marche vers Bethléem à la crypte de la Nativité  avec :

                                     .  Ps 3 ( BJ) , ant. v. 7

                                     lecture de Mt 1, 18-25

          Remontée de la crypte et veillée avec :

                                     Ps 133 (BJ), ant. v.1

                                     .  et onze lectures dont huit sur l’Epiphanie et l’attente

                                                                      et  trois sur la Pâque présente en l’Epiphanie

 

                                            Sept des textes sur huit sont d’Isaïe et de Michée

                                                           Sur l’attente du Messie et du Royaume

                                            Un texte : de Proverbes 1,1-9 

                                             Trois lectures pascales : Gn 1,1-3 et 20

                                                                                     Exode 14,24 – 15

                                                                                     Daniel 3,1-9

 

-          Commentaire tiré du Lectionnaire de Jérusalem au VII°-VIII° siècle par Grégoire :

  

       «  L’Eglise du Christ avec une éclatante convenance célèbre  le mystère de notre salut

           en deux fêtes : la Naissance du Christ et sa Résurrection

           Et elle place pour fondement des deux fêtes la lecture de la Genèse comme une source

           d’où jaillit avec abondance la création excellente de Dieu pour l’homme. »

 

       TEXTE  LITURGIQUE :  Extrait de liturgie orientale entre Noël et l’Epiphanie

 

             «     Elle est lumineuse la fête écoulée ( Noël )

                    elle est super – lumineuse  O sauveur , la fête qui vient ( l’Epiphanie )

                     Celle-là a un ange pour l’annoncer

           Et celle-ci a trouvé un précurseur pour la préparer

           Alors c’est l’étoile qu’annonce les Mages

           Maintenant c’est le Père qui te montre au monde

           O toi qui t’es incarné

           Et qui vient à nouveau ouvertement     GLOIRE A TOI   - O CHRIST  DIEU  -

 

        TEXTES / PRIERES :

         -    «  Seigneur, ton Baptême au Jourdain a manifesté l’adoration de la Trinité : car la voix du

          Père te rendait témoignage, en te nommant Fils Bien-aimé, et l’Esprit , sous forme d’

          une colombe confirmait ce témoignage inébranlable.Christ- Dieu qui a paru et illuminé

          le monde , gloire à toi. » Tropaire de la fête

  

 -    « Prophète, viens me baptiser , moi ton créateur qui t’illumine par la grâce,et purifie tous

          les hommes .. j’ai hâte de faire périr l’ennemi caché dans les eaux ,le prince de ce monde

          des ténèbres, pour délivrer le monde de ses filets en lui accordant la vie éternelle,car

          je suis l’ami des hommes . » Office de sexte – 5 janvier

  

        -     «  Dans les flots du Jourdain , Il recrée Adam qui s’était laissé corrompre et Il brise la tête

          des dragons qui s’y étaient tapis, le Seigneur Roi des siècles , car Il s’est couvert de

           gloire. »  Ode I

 

  -      «  Le Christ est baptisé, Il sort de l’eau et Il relève le monde avec lui.  Il voit les cieux

                  ouverts qu’Adam avait fermés à lui-même et à ses descendants » . Liturgie de la fête

   

 

 ICONE DU BAPTEME DU CHRIST :

 

            Cf. Mac 1 ?9-12

 

             .  Le ciel :  la demi-sphère exprime la présence de Dieu – parfois la main de Dieu

                               désigne Jésus .

             La colombe : dans un triple rayon lumineux sortant de la sphère, la colombe est la

                forme corporelle exprimant la descente de l’Esprit-Saint sur Jésus : nouveau Noé 

             .  Jésus-Christ  : Il est consacré restaurateur de l’univers dans la grâce de Dieu ,

                debout , droit , transcendant en Dieu . Il bénit et fait un pas en avant, nouvel Adam,

                 homme nouveau.

             Les rochers autour de l’eau rappellent la grotte des ténèbres et des eaux de la mort

                 qu’Il vient de vaincre .

             Jean le précurseur : témoin il baptise l’Elu de Dieu qu’il montre.

             .  Les Anges : présents pour adorer Dieu et le servir – on les retrouve au désert.

 

ICONE DE LA NATIVITE :

 

                        Cf. La fiche de la Nativité   ( liturgie de Noël en orient )avec :

           

                 -   Les Mages : lorsqu’on les voit offrir des présents sur l’icône ils offrent suivant

               la tradition : De l’or pur comme au Roi des siècles

                                    De l’encens au Dieu de l’Univers

                                    De la myrrhe, à Lui l’Immortel, comme à un mort de trois jours

 

 

 

 

 

2 février
Présentation
Chandeleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P R E S E N T A T I O N   DE   J E S U S  AU   T E M P L E :  L A  R E N C O N T R E

                                                                            2 février

  

       HISTORIQUE    :

 -          Dès le IV° siècle, cette célébration est attestée à Jérusalem comme :

                                      «  Fête de joie aussi grande qu’à Pâques  ».

 -          Avant le IV° siècle elle est fêtée en lien avec la suite de l’Epiphanie , «  quarantaine  »

mémoire de la tentation au désert , fixée alors du 7 janvier au 13 février – cf. fiches

de l’Epiphanie , du Baptême du Christ et du Carême –

 -          Lorsque la date de Noël est fixée au 25 décembre, la fête de la Présentation, 40 jours plus tard, est ramenée au 2 février .

 

-          Au VI° et VII° siècles, elle se répand dans tout l’Occident.

 -          A Rome, elle fût associée à une cérémonie de pénitence en contre-partie d’un culte païen

encore bien vivant au VI° siècle . On revêtait alors des vêtements violets, signes de pénitence.

 

-          Au VII° siècle, à Rome, la fête de la Vierge s’approprie la procession qui devient une

sorte de mime de la Présentation du Christ au Temple.

 

-          Au X° siècle, la Gaule organise une bénédiction solennelle des cierges utilisés dans la

procession.

 

-          Au XI° siècle on y ajoute le texte en Lc 2,22-40 où le Christ est annoncé «  Lumière des nations » .

 

-          Dans la tradition byzantine on conserve la spiritualité des Noces Mystiques de Jésus,

L’Agneau, avec l’Eglise  (cf. le texte n° 2 cité )

 

 

       ECRITURE :

 -          Conformément à la Loi de Moïse, le Christ, comme tout enfant juif premier-né, est présenté au temple – de Jérusalem- à Dieu

et «  racheté » en échange de deux tourterelles : cf. Lc 2,22-40 en référence à Ex. 13,1-16  Is. 6,1-12 et 19,1-21 ; Lév. 12 ; Hb 7, 7-17.

                                                                                                En Orient le Ps 47 fait partie des premières traditions.

  

       TRADITION   :

 -          Acte  du culte juif à Jérusalem, qui enracine Jésus dans son peuple en présence de Siméon et d’Anne qui  prophétisent et se réjouissent de voir en Lui le Messie attendu .

 

       LITURGIE   :

 

-          Textes de la liturgie occidentale actuelle :

Malachie 3,1-4 ; Ps 24 , 7 – 10 ( BJ) ; Hb 2, 14-18 ; Luc 2,22-40

 

-          Prières de liturgies orientales :

 «  Salut, O pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu , car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ Notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres.

   Réjouis-toi aussi, Juste vieillard, qui as reçu sur les bras celui qui libère nos âmes

   et nous donne la Résurrection . »

 

«   Orne, Sion, ta demeure nuptiale ! Accueille le Christ, ton Roi. Vers Marie, empresse-toi ! Du ciel elle est la porte car la voici tenir entre ses mains le Roi de gloire, la lumière nouvelle engendrée avant l’aurore ».

 

 

       ICONE DE LA PRESENTATION :

 

-          Cf. l’une des plus anciennes représentations de la «  Rencontre  » dans la mosaïque de

Sainte Marie Majeure à Rome , en 440 apr. J-C.

 -          Sur l’icône , le Temple de Jérusalem – devant ou dedans – avec une architecture dessinée

comme dans les icônes, à l’inverse des perspectives habituelles.

  . La Vierge occupe le centre : elle offre son fils premier-né.

  . Joseph suit Marie : Il porte les deux colombes prescrites pour le rachat de l’enfant.

   Ces deux colombes signifient aussi l’Eglise des Juifs et l’Eglise des Gentils.

   Ou bien encore, les «  deux  » alliances, celle du peuple juif et son renouvellement en

   Jésus-Christ.

  . Siméon reçoit Jésus avec respect  et l’accueille en tendant les bras, mains ouvertes sur

   les marches ou sur l’autel même .

   Il fait penser à Adam qui attend le sauveur depuis tant de siècles .

  . Anne, prophétesse âgée : Elle désigne du doigt le «  libérateur de Jérusalem  ».

   Elle déploie souvent un rouleau sur lequel est écrit :

                                  «  cet enfant affermit le ciel et la terre  »

   Parfois Anne est confondue avec Anne, mère de Marie et l’on voit Joachim à côté d’elle

  . Le Christ , l’Enfant Jésus est vêtu d’une tunique dorée évoquant la gloire et le sacrifice.

         cf. Jn 122,23-27 – Le nimbe – auréole – est avec la Croix et le nom « O ON  » en grec

         - ce qui veut dire « le étant » , «  Celui qui est », comme il est dit de Dieu en Ex 3 ( ‘ Je suis celui qui suis ‘ ou ‘ qui est’ )

                    Jésus tient souvent un rouleau – les Ecritures – et tend les bras à Siméon ou bien il est blotti contre sa mère.

               

17 février
Fuite en Egypte

FETE   DE  LA   FUITE   EN  EGYPTE   DE   MARIE  ET  JOSEPH  AVEC  JESUS

                                                                                                           Le 17 février ( ancien calendrier)

  

       HISTORIQUE   :

 -          Dans le cadre du cycle des douleurs de Marie, dévotion du XIV° siècle, fêtée le 17 février

 

     TRADITION   :

 -          Le début de l’Evangile de Matthieu est écrit dans un style de commentaires juifs appelés

midrashim . Dans ce cadre le texte de Matthieu 2,13-18 veut faire comprendre que Jésus

est considéré comme le « Nouveau Moïse . »

  

       ECRITURES   et LITURGIE   :

 

-          Dans l’ancien rituel de ce temps -là , la liturgie offrait des textes très significatifs de la

mémoire biblique tournée vers l’attente du Règne de Dieu .

          .    Introït et alléluia : Mt 2,13

         .    Lecture du 1° Testament :  Isaïe 19, 20-22

                .    Ps 90,11-12

                .    Evangile ( que l’on avait  déjà lu le 28 décembre pour les Saints Innocents )

                                      Mt 2, 13-18

                .    Offertoire ( appelé maintenant offrande des dons ) : Isaïe 9,21

                .    Communion   : Mt 2,15

                .    Préface de la Nativité

 

       TEXTE   :

               «  Le Seigneur sera connu de l’Egypte et les Egyptiens connaîtront le Seigneur ce jour-

                    là : ils lui feront des sacrifices et des offrandes ; ils feront des vœux au Seigneur et

                    les accompliront . » Is. 9,21

 

Carême

L E   T E M P S    D U    C A R E M E

 

      HISTORIQUE   :

 

-          Avant le III° siècle  on  médite  sur le passage du Christ, et du chrétien avec lui,

de la mort à la vie ,les Vendredi et Samedi Saints et dans la nuit de la Vigile Pascale.

Mais en Orient il y avait la «  quarantaine » après l’Epiphanie.

 

-          Au milieu ou à la fin du III° siècle , on ajoute le Dimanche de la Passion , la semaine avant Pâques

                   et le Mercredi Saint de la semaine sainte, en méditant sur la Passion du Christ .

 

-          Au IV° siècle on a trois semaines de conversion avec la méditation sur le « complot »

contre le «  salut de Dieu »,  l’aveuglement de ceux qui l’ont fait.

 

On a en même temps une initiation des catéchumènes à la vie pascale : on médite la

Profession de foi du «  credo », le «  Je crois en Dieu », symbole de foi.

 

-          Au milieu du V° siècle arrive le thème des «  quarante jours » , le carême.

Ce mot vient du latin «  quaresima » , quarantième . On l’a d’abord employé pour les Quarante jours avant Pâques :

On médite en particulier sur l’humiliation du Christ , et du chrétien , qui mène à la gloire.

Le Christ a vécu quarante jours au désert après son baptême/en référence au quarante ans du peuple hébreu au désert après la sortie d’Egypte cf. Mc 1, 1-13

 

        -   Au VI° siècle on reprend ces thèmes avec un appel missionnaire et on ajoute une semaine

au Carême qui devient la «  Quinquagésime » ( de quinqua : 5 ) puis la Sexagésime ( 6) avec jeûne.

 

-          Au VII° siècle les paroissiens de Rome se déplacent d’église en église pour se retrouver,

se connaître davantage durant ce temps qui conduit à la mémoire des fêtes pascales ,

celle la Résurrection de Jésus, référence ultime de tous les chrétiens.

Et il y a alors la Septuagésime (7 ) du  temps de Carême .      

            

-          Au XI° siècle , on généralise la cérémonie des Cendres, imposés sur le front le Mercredi des Cendres,

 au début du Carême .

 

-          Actuellement on peut recevoir les cendres sur les mains …

 

 

TRADITION ET SPIRITUALITE :

 

-          Cf. Marc chp. 11 à 15 la route du Christ vers la Croix et la Résurrection.

 

-          Cinq grands thèmes sur les cinq semaines :

         départ,

         appel vers Dieu,

         conversion –mortification

                   et service pour être fidèle – la loi du salut : Jésus Eau Vive – le pain et le Bon Pasteur avec illumination du baptême –

                   la Passion du Christ : Jésus, ‘Dieu-sauve’.

 

  

 

 25 mars

Annonciation

 

 

 

 

 

 

 

 

L   ‘   A N N O N C I A T I O N

 

           Le  25   mars

 

 

       HISTORIQUE   et   TRADITION   :

 

-          Cette fête remonte au VII° siècle en Orient. Elle est attestée depuis 692. 

Elle est placée 9 mois avant la célébration de Noël, la Nativité du Christ Jésus, le Seigneur.

Elle est située en même temps au début du printemps avec tout ce que cela représente

de renouvellement de vie dans la nature ;

 au sens spirituel aussi il y a donc le signe de renouvellement de l’homme, du projet de Dieu sur l’homme en l’unique homme parfait :

Jésus-Christ, Homme-Dieu qui prend chair de la Vierge Marie.

 

Dans certaines traditions en Orient :

C’est le même jour, le 25 mars que l’on fait mémoire du cri de Jésus expirant,

- Suivant un calendrier de chant de l’Evangile de Marc ( deux versets par jour psalmodiés du lendemain de la Pâque à la Pâque  suivant )-

Ce cri de Jésus qui rend l’esprit est la naissance de l’Eglise qui sera remplie de l’Esprit à la Pentecôte.

 

-          C’est une des douze grandes fêtes en Orient.

-          En Occident ,au VII° siècle, à Rome le Pape Serge I° institue quatre processions mariales

dont celle de l’Annonciation.

-          D’abord appelée «  Annonciation du Seigneur  » à Rome au VII° siècle ,

-          elle fût ensuite nommée : «  Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie »,

                    et en 1969 « Annonciation ».

 

 

ECRITURE   :

 

-          Cf. Luc 1,26-38 . En grec le salut se dit «  chairé  » : « réjouis-toi ».

-          Marie reçoit la révélation de l’avènement du Verbe de Dieu, Jésus, aboutissement de la Promesse,

 ce «  mystère caché depuis des siècles » - I col. 1,25

par le OUI de marie, le Fils de Dieu est conçu en elle par la puissance du Saint-Esprit..

La Lettre aux Hébreux , en 2,11-18 atteste que le Fils de Dieu est devenu semblable en tout aux hommes, hormis le péché.

 

LITURGIE   :

 

-          Textes de l’Eucharistie :Is. 7,10-14 ; Ps 24,3-7 ; Hb. 10,4-10 ; Lc 1,26-38

-          La préface évoque «  Marie, celle qui accueille avec foi et le porte avec tendresse »

-          En Orient on chante le samedi de la 5° semaine du grand Carême, comme le 25 mars, un hymne en duo entre Marie et l’Ange Gabriel dont la composition , basée sur l’Ecriture

est attribué à Romain le Mélode ( vers 550 apr. J-C )

 

     «  C’est aujourd’hui le début de notre salut et la manifestation du mystère éternel.

 Le Fils de Dieu devient le fils de la Vierge Marie et Gabriel annonce la grâce.

 C’est pourquoi nous crions avec lui à la Mère de Dieu : salut pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. »

 

 

       ICONE  DE L’ANNONCIATION   :

 

-          Dès le catacombes romaines – comme celles de Priscille et de Saint Calixte -  on a représenté  l’Annonciation avec la Vierge Marie assise sur un trône et l’ange debout .

 

-          Au VI° siècle , la représentation de cette scène est courante .

 

       -    L’icône s’appuie en plus du texte de l’Ecriture en Luc , sur les trois autres textes dits

            «  apocryphes » ( «  du sens caché qui est expliqué  ») :

            . le Protévangile de Jacques ( déjà cité sur d’autres fiches )

     . L’Evangile de la Vierge

     . Le Livre arménien de l’enfance

 

-          Il existe trois types d’Annonciation :

. La Vierge au puits : qui rappelle d’autres rencontres bibliques à un puits :

                                   Gn 24,11 ;  Ex. 2, 15   ;   Gn 29, 10

. La Vierge au Livre ( occidentale ) : sur le livre on voit écrite la prophétie :

                                   «  La Vierge concevra » Is. 7,14  

. La Vierge à la quenouille ( la quenouille sens du temps qui s’accomplit en elle, promesse de Dieu)

                                    Elle tisse parfois un voile, comme sa chair donnée au Fils de Dieu invisible.                                   

 

-          Le cadre de l’icône : Le lieu , Jérusalem – dont on voit les remparts – ville où Marie a été

         élevée et chargée selon la tradition de tisser le voile du Temple sur demande des prêtres 

                                        L’arbre : qui exprime la croissance vers le ciel, la victoire sur la mort 

                                        L’espace : c’est l’extérieur ; les constructions n’ont qu’une valeur

                                                         d’ indication théologique ou esthétique .

                                         L’architecture : veut faire sentir le monde nouveau . Pas de lumière

                                                          autre que celle de Dieu, intérieure et transcendante.

-          L’Ange Gabriel : Messager de la Parole de Dieu – cf. Hb 1,14 – il a un bâton de messager

               ( bâton emprunté à la mythologie païenne ) , léger, vêtu d’un manteau rouge exprimant

                la joie , et vert, représentant la jeunesse . Il va bénir du doigt.

-          Marie, Mère de Dieu : assise sur son trône, les pieds posés sur un escabeau, pleine de

   dignité, nimbée  (auréole ) avec l’inscription en Grec,  ses initiales de Mère de Dieu.

   Vêtue d’une tunique verte ou bleue et de manteau pourpre, de dignité royale. Les trois

   Etoiles indiquent sa virginité avant, pendant et après la naissance.

-          Le rayon de la Trinité : sortant d’une boule lumineuse, sphère de Dieu. Parfois avec une

colombe, ou bien se divisant en trois ; ou encore sans rayon.   

-          Le Roi David , Salomon, Isaïe : Parfois ils sont présents pour rappeler les ancêtres d’Israël .

Rameaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE   DIMANCHE  DES  RAMEAUX  : L ‘  ENTREE   DU   SEIGNEUR   A  JERUSALEM

 

        -    En grec le nom de la fête est «  le port des rameaux  »  -   fête mobile    -

 

HISTORIQUE   :

 

     .    Dès le IV° siècle à Jérusalem , une procession, conduite par l’évêque, partait du mont des

          oliviers, six jours avant la Pâque du Christ pour arriver la nuit au Golgotha, lieu du  Calvaire ,

          dans la soirée du 6° dimanche de Carême .

 

    .     Cette procession aurait peut-être existé à Byzance avant 900 apr. J-C. Mais elle a disparu

          du rite chrétien byzantin sauf dans l’Eglise melkite .

 

   .     En Gaule , dès le VIII° siècle , et surtout au IX° , la  lecture des Rameaux, qui était avant

         sans fête spéciale, commence à avoir une bénédiction des rameaux en Gaule et en Espagne 

         et , à la fin du siècle , une procession .

 

  .     Au X° siècle , une procession est  indiquée à Rome et en pays germanique.

 

  .     En fin X° et au XI° siècle, elle est adoptée par diverses Eglises d’Occident : Cette procession

        était une véritable fête du Christ-Roi .            

 

 

TRADITION :

 

  .     Cette fête célèbre le Christ Jésus, le Seigneur qui a fait sortir du tombeau un mort de quatre

        jours. C’est l’icône dite «  de la résurrection de Lazare » : elle montre Jésus qui est ce

        Seigneur et Messie entrant à Jérusalem au moment de verser le sang de l’Alliance éternelle,

        Sa vie sur la croix.

 

 

ECRITURE ET SOURCES :

 

  .     Cf . Mtt 21, 1-11 ; Mc 11, 1 – 11 ; Lc 19, 29-40 ;  Jn  12, 12-19

 

        En lien avec les prophéties : Zacharie 9,9 ; Is. 62,11 et Ps 118 (BJ)

 

  .     Cette fête est aussi en lien avec le cadre et le fondement spirituel de la fête juive des Tentes :

 

        C’est la quatrième fête chrétienne dont on peut voir le lien avec la fête juive des Tentes  - Souccot - :

         Lien trouvé par ailleurs à la célébration du Baptême du Christ , à la Transfiguration

         Ainsi qu’ à l’Exaltation de la Sainte  Croix .

 

 

LITURGIE   :

 

    .     Textes de l’Eucharistie : Procession : Mt, Mc, Lc selon les Evangiles des années A,B,C

          Messe : Is. 50, 4-7 ;Ps 22, 8-24 (BJ) ;Ph.2,6-11 ;Evangile Passion dans synoptiques selon

          les années A,B,C : Mt 26,14 à 27,66 ; Mc 14,1 à 15,47 ; Lc 22,14 à 23, 56

 

    .     Textes  de la fête liturgie orientale :

 

          «  Sois toute à la joie, Sion, car le Christ ton Dieu a commencé son Règne dans les siècles ;

          c’est lui, qui, selon ce qui est écrit, est venu sur un ânon dans la douceur et en sauveur comme

          notre juste libérateur pour détruire l’audace des cavaliers de l’Ennemi de ceux qui

          crient : ‘ toutes ses œuvres louez le seigneur ‘ . »  Ode 8

   

 

          «  Toi qui es au ciel sur un trône, et qui, sur terre vient sur un ânon, Christ-Dieu tu es béni,

           Toi qui viens faire sortir Adam du tombeau . »

 

 

 

 

ICONE DES RAMEAUX : Entrée de Jésus à Jérusalem

 

 

    .     Elle remonte au IV° siècle ap. J-C

          Il y a certainement une influence de peintres de l’Antiquité, peintres des empereurs qui

          représentaient ceux-ci accueillis dans une ville par les notables, alors que ces empereurs

          étaient à cheval.

          Il y a aussi l’influence du cadre de la fête juive de Souccot, fête de l’espérance messianique

          par excellence, avec la référence prophétique du roi messianique monté sur un ânon Zac.9,9

 

    .     Au centre : le Christ entre en roi messianique. Il porte le nimbe (auréole) crucifère (porteur

          de croix ) . Il est assis sur un âne, Rouleau des Ecritures de sa main gauche.

          L’âne est celui des prophètes de l’humble roi messianique : Les rois d’Israël avaient l’habitude

          de les monter pour être autres que les rois païens qui ,eux ,montaient sur des chevaux.

          Sur certaines icônes, l’âne est blanc, couleur du triomphe.

 

    .     Les Apôtres, un peu en arrière, escortent Jésus. Ils semblent décidés. Les deux premiers

          sont  probablement Pierre et Thomas, au caractère prompt. Cf. Mt 21, 15-16

 

    .     L’arbre : souvent un homme est dessus ; c’est Zachée, par rapprochement au récit de Luc

          qui a eu lieu à un autre moment de la vie du Christ, mais qui trouve spirituellement sa

          relecture ici.

 

    .     La foule se presse aux portes de la Ville Sainte, Jérusalem. Foule aux vêtements colorés,

          palmes à la main, femmes avec nourrissons ‘ enfants des hébreux ‘ qui chantent la louange

          ‘ de celui qui vient au nom du Seigneur’ – cf. Mt. 21, 15-16

 

    .     Le cadre est entre le Mont des Oliviers et la  Ville  Sainte de Jérusalem. Dans les toits on

          peut voir , symbolisé, celui du Saint Sépulcre, ce qui est anachronique mais à relire dans

          l’expérience  spirituelle de la Pâque chrétienne. Relecture de toute icône, vraie catéchèse.

 
 

 

 

 

Jeudi Saint

 

 

 

 

 

 

 

L E     J E U D I     -     S A I N T

 

                 Fête à date mobile

 

    SOURCES   :

                    Cf. le calendrier des fêtes juives

 

    HISTORIQUE :

 -          La célébration du Christ, dernier repas – dit ‘La Cène’ – dans le temps et le cadre de la

Pâque juive : cf. Luc 22, 19b et les synoptiques .

Avec la demande du Christ «  faites ceci en mémoire de moi »

 

    ECRITURES   :

         -    Cf. Mt 26,20-30 ; Mc 14, 17 – 26 ; Lc 22, 14 – 38   ; I Cor. II , 23 – 31  ; Jn 13 , 1 – 31

 

    LITURGIE   :

 -          Textes de la liturgie du Jeudi-Saint :

Ex. 12, 1 – 8 ;  Ps 116 ( BJ ) ; I Cor. 11, 23 – 26 ;  Jn 13 , 1 – 31

  

-          Textes orientaux de la fête :  

 

       «  Quoi qu’Il soit Seigneur et Créateur de toutes choses , Dieu s’est uni à sa créature,

       s ‘appauvrissant lui-même sans en rien pâtir . Etant leur Pâque, Il se servait lui-même

       à ceux pour qui Il devait mourir : «  mangez mon corps , leur criait-Il, et vous serez

       affranchis dans la foi » . – Office de matines le Grand Jeudi .

 

       «  Nous approchant de la table …recevons le Pain … demeurons près du Maître afin de

        voir comme il essuie les pieds de ses disciples et afin d’agir selon ce que nous aurons

        vu : être soumis les uns aux autres et nous laver les pieds les uns les autres . C’est là

        l’ordre donné par le Christ à ses disciples, mais il ne l’a pas entendu, Judas le serviteur

        et traître. »  Matines du Grand Jeudi  

 

      ICONE   :

 -           Au VI° siècle , cette représentation se fait déjà voir par ex. sur la mosaïque de St  Appolinaire-Le-Neuf, à Ravenne

 -          Le lieu de l’icône : représentation du Cénacle où s’est déroulé la Cène.

-          Les convives : autour d’une table circulaire ou demi-ronde en rappel de Mc 14,15

-          La table souvent avec des couverts, coupes , plats, oignons, pains, poissons :cf. Mt 14,17

-          Le Christ à demi-redressé ou assis, Il bénit la coupe et tient le Rouleau des Ecritures

tête avec le nimbe crucifère ; vêtements : tunique rouge et manteau bleu

-          Les Apôtres : alignés, étonnés, se regardant pour comprendre qui va trahir Jésus

-          Jean : jeune, imberbe, la tête sur la poitrine du Christ

-          Judas : souvent au milieu des Apôtres, allongeant la main vers le plat. Il a encore le nimbe sur la tête, signe de la vocation commune des Apôtres.

 

 

 

 

 

 

Vendredi Saint

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE   VENDREDI   -   SAINT    :   LA  CRUCIFIXION  DU   SEIGNEUR

      

                                                  Liturgie à date mobile

 

       SOURCES :

 -          Dès les origines du christianisme  La Croix en constitue le thème central vers la Résurrection

      qui accomplit la promesse du Salut .

Le Verbe de Dieu fait chair se laisse saisir, tuer selon sa nature humaine : «Voici l’homme » cf. Jn19,5

 

          mais en cet homme mort sur la Croix, le centurion reconnaît son mystère :

«  Cet homme état vraiment Fils de Dieu » - cf. Mt 27,54

 

La crucifixion expose la réalité du Dieu amour dans son expression la plus forte,  

descendant au plus profond de la condition humaine : cf. Ph. 2, 6-8

 

       HISTORIQUE   :

 -          Sous Ponce Pilate : cf. L’historien juif  Flavius Joseph

 

        ECRITURE   :

 -          Cf. Jn 19 , 35 ; 12, 23 – 32 ; Mt 27 ; Mc  15 ; Lc  23

 

     LITURGIE   ET  TRADITION  :

 -          Textes de la liturgie :

Is. 52,13 à 53, 12 ; Ps 31 (BJ) ; Hb 4 , 14 - &- ; Jn 18, I à 19, 42

 

-          Outre le Vendredi - Saint , l’Eglise célèbre particulièrement la crucifixion du Seigneur

les :

      3° dimanche ( en orient ) du «  Grand Carême  » où l’on expose le crucifix sur un pupitre

fleuri toute la semaine.

              Le 14 septembre – cf. fiche Exaltation de la Croix

              Le 1° août procession de la Croix et bénédiction des eaux à Constantinople pour conjurer

              les maladies  de l’été.

 

-          Texte oriental au 3° dimanche de Carême :

-           

«  Pilate érigea trois croix sur le Golgotha : deux pour les larrons et une pour le Prince de la vie.

  Ce que voyant Hadès demanda à ses serviteurs : ‘ qui m’a planté ce pieux dans le cœur ?’

 Une lance de bois m’a transpercé et je suis déchiré ; quelle douleur me pénètre…

 Je suis contraint de rejeter Adam et ses fils, ceux que j’avais reçu de l’arbre défendu

 car un nouvel arbre les conduit pour entrer à nouveau au paradis’ ».

 

NB : Hadès est ici l’expression de l’esprit du mal au séjour des morts.

  

       ICONE DE LA CRUCiFIXION   :

 -          Dans les premiers temps de l’Eglise on représentait la Croix mais sans  crucifié dessus.

-          Les premiers vestiges de crucifixions datent de 79 ap. J-C 

-          Au VI° siècle on voit des représentations des deux larrons crucifiés mais c’est un buste

du Christ glorieux sur la croix centrale .

Le sacrifice du Christ est surtout représenté par l ‘Agneau jusqu’au VI° siècle.

-          Au VII° siècle le Concile de Quinixeste en 692 demande qu’on insiste sur la réalité

de l’incarnation du Christ qui a vraiment souffert.

              Les icônes vont représenter un Christ librement crucifié et glorieux pour diviniser sa

             nature humaine – cf. Luc 24,26

             La composition de l’icône est sobre, avec une lumière inversée pour faire percevoir

             la présence divine.

 -          A partir du V° siècle la Croix perd son caractère infamant et les représentations de

             crucifixions sont nombreuses.

-          Jusqu’au XI° siècle on retrouve sur les représentations un Christ vivant, droit, aux yeux

ouverts, victorieux.

-          Après le XI° siècle la réflexion sur la mort du Seigneur insiste sur son abandon dans un

acte de volonté divine d’offrande, les yeux fermés, la tête penchée, corps fléchi.

 

 -          Sur l’icône :

                           .   Le Christ mort : endormi dans la mort.

                               Le sang et l’eau évoquent l’Eucharistie et le baptême liés au Christ.

                               L’Eglise personnifiée s’approche pour les recueillir.                         

                                De part et d’autre de la tête du Christ il est écrit :

     «  Jésus le Nazaréen, le Roi des Juifs  »  ou «  le Roi de gloire  » ; ou «  Fils de Dieu  ».

 

                             .  Le Golgotha «  lieu du crâne » avec le crâne d’Adam, un trou noir pour

                                 l’enfer , tous deux sous la Croix . Il y a parfois l’arbre du paradis.

                       

                             .   Le soleil et la lune attestent que l’événement est de portée éternelle.

                                 Ils représentent selon St Augustin «  le Nouveau et l’Ancien testament »

       

                              .   Parfois deux femmes, petites , dans les airs : l’Eglise recueillant le sang          

                                                                                    et la synagogue plus loin.

                               .   Les anges sont souvent présents.

                               .   Jérusalem par derrière.

 

                               .   Marie et Jean avec souvent les deux phrases : «  Voici ton fils »,

                                                                                                               « voici ta mère 

                               .   Les larrons avec les soldats.

 

                               .   Parfois en haut de la Croix «  la Ste face faite non de main d’homme »

                                   venant du St Suaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pâques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

F E T E       D E     P A Q U E S    :   C E L E B R A T I O N    C H R E T I E N N  E

 

                                                            Fête à date mobile

  

    SOURCE ET SPIRITUALITE   :

 -          La célébration chrétienne du Mystère Pascal s’enracine dans la fête juive de Pessa’h ,    

la Pâque – cf. documentation fêtes juives – rapportée en Exode 12.. –

 

La Pâque juive elle-même, dans ses origines, son évolution et sa signification, se situe

à plusieurs niveaux qui ne sont pas sans avoir influencé la Pâque chrétienne .

Issue de la fusion des fêtes de printemps – tant celle de la transhumance chez les éleveurs

nomades, que celle de la cueillette des premières gerbes d’orge chez les agriculteurs

sédentaires – elle s’est chargée de la commémoraison de la libération de la servitude d’Egypte

 et de la traversée miraculeuse, sept jours  plus tard , de la mer des Roseaux.

Ce caractère de fête de libération et de salut s’est enrichi lui-même des perspectives

 eschatologiques  qu’évoque le poème juif dit «  des quatre nuits »- cf. Ephémérides

du calendrier juif au mois de Nisan –

 

       TRADITION CHRETIENNE   :

 

-          Selon la tradition évangélique et patristique, unanimement, on considère que Jésus a

envisagé son propre destin dans une perspective pascale.

 

Selon les récits du Nouveau Testament  - cf. fiches des Jours Saints – au cours du dernier

repas, avant d’être livré et d’entrer dans sa Passion, Jésus a déclaré, en faisant circuler

la coupe de bénédiction ( traditionnelle dans la liturgie juive du chabbat et de Pessa’h) :

                   « J’ai désiré ardemment manger cette Pâque avec vous  » Lc 22,15 

Puis il a institué  le partage du pain et du vin comme mémorial de son corps livré et de son sang répandu .

 

      HISTORIQUE   :

 -          Après avoir été  célébré annuellement , à Pâques , le rite de la Cène Eucharistique fut

célébré au premier jour de la semaine , réservant une solennité particulière au moment de

la Pâque juive , lors de la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps.

Il fut décidé assez rapidement de le célébrer le dimanche qui suivant la Pâque juive .

 

 Actuellement  l’accent mis sur la Passion suivie de la Résurrection, jour de plénitude

de fête chrétienne , s’enracine dans la Cène du  Jeudi-Saint .

 Ces trois jours sont les «  Pâques chrétiennes » , depuis le V-VI° siècles à Rome :

 Ils expriment le passage  de la mort au péché à la vie en Dieu en J-C mort et ressuscité.

 Ils sont vécus par l’Eglise dans l’attente du monde nouveau en plénitude de vie avec Dieu .
 

 LE  DIMANCHE  DE  PAQUES  DES  lA VIGILE : LA RESURRECTION   DU  CHRIST

                                                                         

                                                                                                     Fête   mobile

 SOURCES   ET  ECRITURES :

     .     La «  descente » au séjour des morts , entre le Vendredi Saint et le Dimanche de Pâques ,

          à travers le silence du Samedi Saint , «  le Grand Repos  » .

 

    .     Cf. Actes des Apôtres 2, 24 sur Ps 16, 8-11 ( BJ)

               I°  Lettre de Pierre 3, 19 et 4, 6

               Lettre aux Ephésiens 4, 9-10

               I° aux Corinthiens 15, 20 –22 ; 26, 55

               Apocalypse 1, 17 – 18

           Avec le rappel d’Is. 25, 8 ; 26 , 9 ; Osée 13 , 14 ; Ps 118 (BJ) …

 

TRADITION :

     .     Le «  Credo » , symbole des Apôtres de la profession baptismale depuis 37° apr. J-C. :

          «  Jésus est mort , a été enseveli, est descendu aux Enfers et le troisième jour est ressuscité

              d’entre les morts » .

 

LITURGIE :

     .     Toute la liturgie eucharistique fait mémoire de la Résurrection.      

          Cf. les textes de la Vigile Pascale reprenant l’attente des hommes et des femmes du Premier Testament

               depuis le récit de la création du  Livre de la Genèse  ….

 

TEXTES D’ORIENT ET D’OCCIDENT :

     .     «  Au tombeau corporellement, aux Enfers en ton âme, comme Dieu au paradis, avec le

          larron tu règnes avec le Père et le Saint-Esprit, remplissant tout, O Infini  » .

                 Prière avec l’encens à l’autel – Liturgie orientale

 

    .     «  C’est le Soleil antérieur au soleil, jadis descendu au tombeau, que devançant l’aurore les

          vierges aux aromates recherchaient à la pointe du jour. Et elles se disaient les uns aux autres :

          ‘ Chères compagnes, avec nos aromates, allons oindre le corps vivifiant et enseveli, la chair

          qui ressuscite Adam tombé et qui est couchée dans son sépulcre ; allons, hâtons-nous, comme

         les Mages , et offrons en dons nos aromates à Celui qui est enveloppé non de langes,

          mais d’un suaire ; et pleurons, et crions : ‘ Seigneur, relève-toi,  toi qui , à ceux qui sont

          tombés, accorde la résurrection. » .Matines de Pâques

 

    .     «  Dans l’allégresse courez vers les Apôtres et dites-leur : ‘ le Christ est vainqueur de la

          mort et  le Premier-né d’entre les morts vous précède en Galilée» .Prière du Soir du dimanche

 

    .     «  Avant l’aurore, le chœur des saintes femmes cherchent le Soleil antérieur au soleil que

           dans la tombe elles croyaient descendu ; mais un ange resplendissant leur apparut et dit :

          ‘ La lumière s’est levée, illuminant ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort .

            Annoncez donc aux disciples lumineux que le deuil cède place à la joie ; battez des mains

            et  dans la foi de votre cœur exultez pour cette Pâque d’allégresse qui nous sauve :

            Le Christ est ressuscité donnant au monde la grande miséricorde  ».Lucernaire du Lundi

  

ICONE DE LA DESCENTE AUX ENFERS :

     .      Ce schéma apparaît au V°, puis VII° et VIII° siècles sur des plaques , puis des fresques ;

            mais l’icône ne le fixe que vers l’an 1000 .   

     .      Le Christ, au centre, de face , dressé en blanc ou en doré , éblouissant . Il est dans deux ou

           ou trois cercles concentriques  qui manifestent sa gloire de Souverain de l’univers.

           Il remonte du séjour des morts et attrape Adam par la main suivi de tous les «  justes » qui

           attendaient le salut. Et Eve, la mère des vivants, tend les mains.

           Jésus tient le Rouleau de la Bonne Nouvelle annoncée aux morts, c’est «  son arme »- cf.

           1 Pierre 4, 6 –

             le lieu des morts , «  Hades » ou «  les enfers » , terrassé, avec les anges qui , parfois ,

           enchaînent les démons.

           Les portes de l’Enfer sont brisées par Jésus.

           Adam et Eve représentent toute l’humanité, de part et d’autre du sauveur.

            Les « Justes » : Jean-Baptiste avec le rouleau des Ecritures – cf. Mt 11,11 –

                                    Abel , 1° fils d’Eve , assassiné par Caïen – cf. Gn 4, 2 -

                                    Moïse, guide de la première Pâque, les Tables de la Loi en mains.

                                    Samuel, le prophète, parfois porteur de la corne d’huile .

                                    Paul portant l’Evangile – en ce cas il est signe des générations à venir

                                    Le larron .

           Enoch et Elie parfois contemplent la scène depuis un rocher.

 

 ICONE DES SAINTES FEMMES AU TOMBEAU OUVERT :

     .     Dès 230 apr. J-C on voit ce schéma au baptistère de Doura-Europos.

           Au V° et plus communément au VI° siècle , on le trouve sur des mosaïques ( A Rome,

          Constantinople , Ravenne ).

     .     Les femmes sont vues ici porteuses de parfum : elles sont appelées myrophores.

         Elles sont une , deux , trois , avec ou sans Marie, la mère de Jésus, reconnaissable à ses initiales ( en  grec)

                  leur geste expriment leur question à l’ange.

           L’ange est assis sur une pierre, vêtu de blanc, impressionnant – cf. Mc 16 , 5 –

          Il tient le bâton du messager et désigne de sa main droite le tombeau ouvert.

          Le tombeau, parfois un sarcophage ouvert, sombre, le fond visible, un linceul posé au fond,

          blanc éclatant – cf. Jn 20, 6-7 –

          L’ange est souvent assis sur une pierre ronde qui fait penser au globe terrestre et à une

          manifestation divine.

           Les soldats y sont parfois, endormis ou tremblants de peur.

 

Temps Pascal

LE     TEMPS     PASCAL     DE     PAQUES     A     LA     PENTECOTE

 

 HISTORIQUE   :

     .     En 335  dédicace de la Basilique du Martyrium à Jérusalem alors que Constantin est empereur romain.

         

          Sa mère, Hélène, est allée à Jérusalem . Elle a fait rechercher les reliques de la Sainte Croix

          et a fait  bâtir cette basilique – cf. fiche sur la fête de l’Exaltation de la Croix.

          Le Martyrium veut dire le «  témoignage  » . ( en grec)

 

          Constantin a fait bâtir deux autres basiliques, celle de l’Agonie du Seigneur , à Gethsémani

          et celle de l’Ascension ( elles ont été détruites depuis).

 

   .     Cf. les fiches sur  Pâques  et son lien avec la Pâque juive.

  

TRADITION ET LITURGIE   :

 

   .     La célébration pascale et la sanctification du temps :

 

         Au I° siècle  il y a l’octave de Pâques, c’est à dire suivant la tradition juive des grandes fêtes

         huit jours, jusqu’au samedi suivant.

         Il y a par ailleurs «  cinquantaine »: toujours suivant la tradition juive, 50 jours de Pâques

         à Pentecôte .

 

   .     Au II° siècle  se détache Pâques, sur un fond de célébration hebdomadaire eucharistique.

 

   .     Au IV° siècle   la semaine de Pâques est réservée à la formation  des chrétiens qui viennent

         d’être baptisés : les néophytes.

         Ils méditent , entre autre, les paroles du «  Credo », le «  Je crois en Dieu », symbole des

         Apôtres, référence de foi des chrétiens.

   .     Au IV° et V° siècles  la vigile de Pentecôte est un temps liturgique pour les baptêmes comme

         la vigile de Pâques.

         Il y a alors une semaine, celle qui suit la Pentecôte, qui est réservée aux néophytes et à leur

         Formation. Sur cette semaine on fixe les Quatre- temps d’été – cf. fiche sur les Quatre-temps.

 

   .     Au IV° et V° siècles  l’Ascension commence à se fêter pour elle-même.

 

   .     En fin V° siècle  la semaine de Pâques perd son caractère de formation et reste une simple

         prolongation pascale

         On commence à fêter séparément l’Ascension et  la Pentecôte. La Pentecôte est alors la

         mémoire de la descente de l’Esprit - Saint. – cf. les fiches sur ces fêtes.

 

   .     Au VI° siècle on prend l’habitude de lire «  les discours après la Cène  » , en Jn 13 à 17 ,

         pendant le temps pascal.

 

   .     Au VII° siècle la semaine après la Pentecôte est la prolongation de la fête de la Pentecôte,

         avec la lecture des Actes des Apôtres . Les textes de la liturgie de la Parole à la messe sont

         restés les mêmes actuellement.

 

  .     Au X° siècle , institution de la messe de la Trinité,  le dimanche après la Pentecôte .

         cf. la fiche sur cette fête .

 

 

 

 

 

 

Ascension

 

 

 

L A     F E T E      D E     L ‘ A S C E N S I O N

                  Fête mobile

 

 SOURCES ET ECRITURES   :

     .     La célébration de ce que nous pourrions appeler la «  Pentecôte-Ascension », dans les

          premiers siècles chrétiens, est née de la méditation des textes de la Bonne Nouvelle de

          Jésus , dans le cadre de l’héritage juif.

     .     Cf. I Cor. 5, 7  ; Actes 2, 33- 36   ;  Ph. 2 , 6-11   ;  Jn 7, 39 et 16, 7

 

 HISTORIQUE   :

    .     Vers 380 apr. J-C , au terme d’une nuit de prière , on fêtait la Résurrection du Christ

          avec la célébration eucharistique et le «  grand dimanche » de l’année.

         Cette fête de Pâques était marquée en même temps de la mémoire de l’exaltation du

          Seigneur Jésus, donatrice de l’Esprit.

          Les pèlerins allaient de la Basilique de la Résurrection, à Jérusalem, pendant la vigile , au

         Martyrium  - témoignage de la mort – puis dans l’église construite au lieu du Cénacle, à la

         troisième heure ;  à la sixième heure ils montaient au Mont des Oliviers  et c’était le retour à

         l’Anastasis – Basilique de la Résurrection – et à «  Sion » , le cénacle .

         Cf. les fiches de chaque fête citée ici.

    .     Au V° siècle  chaque fête est mise‘ en place’ dans le temps liturgique que nous connaissons

         aujourd’hui – et que nous avons donc conservé : l’Ascension quarante jours après la fête de

         Pâques, et la Pentecôte cinquante jours après Pâques.

 

 LITURGIE   ET ICONOGRAPHIE :

     .     Textes de l’Eucharistie : cf. les textes des années A,B,C : A : Act.1,1-11 ; Eph. 1,17-23 ;

                                                                                                             Mt 28,16-20

     .     Les icônes nous présentent une «  Ascension –Pentecôte » d’une part, et un «  Pentecôte »

          d’autre part.

          Par ailleurs il existe une «  Semi-Pentecôte »  fêtée à mi-temps dans le temps pascal

           – héritage juif – :  Dans la tradition chrétienne, cette fête , là où elle est célébrée ,

          reprend sur l’icône le récit de Jésus au Temple à l’âge de douze ans au Temple à Jérusalem

     .     Texte de liturgie orientale :

           «  Tu fus enlevé en gloire, Christ notre Dieu, réjouissant tes disciples par la promesse de

          l’Esprit-Saint et les affermissant par la bénédiction, car Tu es le Fils de Dieu , le Rédempteur

          du monde . »

 

Pentecôte

 

 

 

 

 

 

 

 

F E T E        D E        L A        P E N T E C O T E

                                     Fête   mobile

 

-          -  le mot Pentecôte vient du grec «  pentecoste » qui signifie  cinquantième ( jour) -

  

HISTORIQUE     :

     .     Cette fête a pour origine la fête juive de Shavouot – Pentecôte – avec un enracinement dans

          la fête de la moisson et la mémoire du don de la Torah au Sinaï, Alliance du peuple d’Israël

          avec Dieu – cf.les fêtes juives.

     .     Dès le IV° siècle  dans la tradition chrétienne , l’aspect historique des fêtes en la sanctification

         du temps liturgique l’emporte sur l’aspect théologique de l’unique fête pascale de 50 jours.

          On distribue plusieurs fêtes à épisodes particuliers de la relecture, dans le Nouveau Testament ,

         de l’événement unique de la Pâque du Christ :

          -   le Dimanche de Pâques – qui sera peu à peu précédé des trois Jours saints –

    -  L’Ascension , quarante jours plus tard

    -  La Pentecôte, cinquante jours après Pâques : on réserve alors plus spécialement la

mémoire du don de l’effusion de l’Esprit Saint à ce jour , le cinquantième .

  

TRADITION   :

     .     Au VII° siècle on fixe le choix des lectures pour cette fête : Act. 2,1-11 ; Jn 14,23-31

-          la lecture de l’Evangile avait déjà été fixée par Grégoire le Grand au VI° siècle.

     .     Entre le IV° et le V° siècle est organisée la semaine de la Pentecôte comme temps de catéchèse

         des néophytes, puis supprimée – cf. fiche temps pascal.

     .     Au VI° siècle  on décide que la semaine de la Pentecôte prolongera la fête de la Pentecôte

           avec la suite de la lecture des Actes des Apôtres.

  

LITURGIE   ET ECRITURES   :

     .    Textes de l’Eucharistie actuellement :

          Vigile : Gn. 11, 1-9 ou Ex. 19,3-8 et 16-20 ou Ez. 37,1-14 ou Joël 3,1-5

                       Ps 104 (BJ) ; Rm 8, 22-7  ;  Jn 7 , 37-39

           Jour :  Act. 2, 1-11 ; Ps 104 (BJ) ; 1 Cor. 12, 3 – 7 et 12-13  ; Jn 20, 19 – 23

 

ICONE DE LA PENTECOTE   :

     .      La première représentation de cette icône date du VII° siècle au Sinaï , au monastère

           Sainte Catherine.

           Elle se développe sur les icônes à partir du IX° siècle.

            Les Apôtres, en assemblée, de chaque côté du centre, avec un trône laissé au Maître

           «  qui ne se fait plus voir ». Ils sont rangés six par six dans une attitude classique de

           l’antiquité. Parfois ils sont six plus cinq, donc onze.

           Le lieu : le cadre de la chambre haute, le Cénacle, au Mont Sion, là où le Seigneur Jésus

          avait donc institué l’Eucharistie.

           Ce sont donc les «  Douze » : les Apôtres, Matthias étant le douzième – cf.Act. 1,26

           On voit souvent Pierre et Paul – alors qu’historiquement Paul n’était pas là encore, ce qui

          en enlève un autre.

           En principe on ne voit pas Marie, Mère de Jésus, pourtant citée par Luc : ce qui explique

          que sur les icônes plus récentes elle y soit.

    .     Tous ces détails nous disent le but de l’enseignement de l’icône :

           La plénitude ecclésiale apostolique du don de l’Esprit et dans sa communication par la

          mission, signifiée avec les Douze, symbole du choix de Jésus lui-même.

           Entre les Douze, plus bas, sortant  des Enfers, le vieux roi de l’univers portant un linge

          blanc, symbolise le monde enchaîné qui vient à la lumière.

           Les icônes plus anciennes montraient une Ascension de Jésus au -dessus .

          Puis elle ne fut plus représentée, étant fêtée à part, et donc avec une icône à part.

           Une coupole et sphère  céleste surplombent avec un Evangile ou une colombe et des

          langues de feu.

                 -  Cf. Lc 12, 48-49 ; Act. 1, 8  ; Act. 2, 42-47 -

           Des rayons de lumière sortent de la sphère, de l’Evangile s’il y en a un, et vont atteindre

                 la tête de chaque Apôtre, avec ou sans langue de feu.

          Ils signifient la venue de l’Esprit Saint sur les Apôtres , témoins du  Christ et envoyés par

                 lui-même jusqu’au bout du monde , dans l’action de grâces .

 

TEXTE   :

          Cf. dans le missel le «  Veni Creator » et le «  Veni Sancte Spiritus ».

 

 

Trinité

 

 

 

 

 

 

                          

F E T E   D U    D I M A N CH E   D E   L A   T R I N I T E

                                                                                                                                                    Fête   mobile

 

HISTORIQUE   ET   TRADITION   :

      .     La tradition romaine actuelle fête la Trinité, Mystère de Dieu qui se dit UN dans le Père,

           le Fils et l’Esprit , au dimanche qui suit la Pentecôte.

     .     En Orient, dès l’antiquité de l’Eglise, on a pris l’habitude de fêter les saints le dimanche

           après la Pentecôte ; tradition qui fut aussi celle de l’Eglise romaine à partir du IV° siècle

     .     C’est au X° siècle qu’en Occident fut instituée la fête de la Trinité, le  dimanche après la

            Pentecôte.

     .     Au XII° siècle  Saint Rupert explique :

 

           «  Après avoir célébré l’avènement de l’Esprit Saint – répandu à la Pentecôte – nous

           chantons la fête de la Sainte Trinité dans l’office du dimanche qui suit ; et cette place est

           bien choisie car aussitôt après la descente  de ce divin Esprit  commencèrent la prédication

           de la foi , et dans le baptême la foi et la confession au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ».

 

     .     En 1330, le pape Jean XXII étend à l’Eglise universelle la fête de la Sainte  Trinité.

  

LITURGIE   :

      .     Textes du jour : différents selon les années A,B,C :

           Année A : Ex. 34,4-6 et 8-9 ; Cant . Daniel 3,52-56 ; 2 Cor. 13,11-13 ; Jn 3,16-18

  

ICONOGRAPHIE   :

      .     La célèbre icône de la Trinité, exécutée par le moine André Roublev en 1425 fut mise

           en 1515 à la cathédrale de l’Assomption de Moscou .

           Elle est en référence au récit de Gn18,1-15, avec la visite des trois mystérieux pèlerins

           à Abraham, comme le souligne la liturgie orientale :

 

                 «  Bienheureux Abraham, tu les as vu, tu as reçu la Divinité Une et Trine  »

 

     .     Les trois pèlerins forment le «  conseil divin éternel »,la tente d’Abraham un «  palais-

           temple ». Le chêne de Mambré devient l’arbre de vie – cf. Gn .2 – le cosmos (univers)

           est là, dans une coupe schématique de la nature.

            Le veau offert en nourriture par Abraham fait place à la coupe eucharistique.

            Les trois messagers divins, les trois anges, très sveltes et allongés, ont des ailes presque

           transparentes, qui les fait venir «  d’ailleurs » presque sans pesanteur.

           Ces trois personnes sont en conversation autour de la coupe de vin symbole du sacrifice du

           Fils selon la parole du Père dans la force d’amour de l’Esprit.

           Ils sont en repos dans une communion d’être, de vie et de regard comme si un cercle les

           faisait entrer tous trois dans une ronde d’amour. Ce mouvement circulaire entraîne le

           rocher et l’arbre et s’achève dans la position immuable du Temple.

            Pour certains critiques, l’ange à droite c’est l’Esprit au vêtement bleuté ; le Fils bénit la

           coupe au milieu, le Père se tourne vers le Fils : «  Que tous soient un » disent-ils –Jn17.

 

 

6 août

Transfiguration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             F E T E      D E      L A        T R A N S F I G U R A T I O N

                                                                             Le  6  août

  

SOURCE   :

     .     Cet épisode de la vie du Christ a été relu par la communauté chrétienne primitive dans le cadre de la fête juive de Souccot. – cf. commentaires  sur les fêtes juives.

           Un des évangiles synoptiques , celui de Marc aurait été conçu en lecture continue tout au long du cycle de l’année  liturgique à partir du lendemain de Pâques. Et cet épisode aurait été écouté à Rome, au second siècle au moment où par ailleurs les juifs fêtent Souccot, en automne. Le référence à la  «fête des tentes »  ( Souccot ) en Mc 9,5 est un indice.

 

HISTORIQUE   :

     .    Les chrétiens arméniens et syriens ont probablement fêté la transfiguration dès le IV° siècle  La date , en  plein milieu de l’été  , fut choisie en mémoire de la Dédicace de la basilique de la Transfiguration au Mont Thabor, en Israël.

         La date de cette dédicace fut peut-être choisie en lien avec le récit de l’Exode de Moïse au Sinaï 

         Et le calendrier des fêtes juives entre Chavouot – la Pentecôte – et Kippour – le Grand Pardon

         -  cf Les Dix Paroles, collectif, direction Meir Tapiéro, le cerf, 1995 -

        

          Les moines célébraient cette fête dès le milieu du VII°siècle apr. J-C

          En Occident, il est possible que cette fête , diffusée par les moines de Cluny, soit venue par

         l’Espagne , où elle est attestée au IX° siècle .

 

         Ce n’est qu’en 1457que le pape de Rome , Calixte III l’insère dans le calendrier de l’Eglise

         de Rome. Il le fait en mémoire de la victoire remportée à Belgrade par Jean Humyadi sur

         les turcs le 22 juillet 1456.

  

ECRITURES   ET TRADITION   :

     .     Cf . Mt 17,1-9 ; Mc 9, 2 ; Lc 9 , 28-36 – qui est lu à l’office , aux Matines.

                 2° Lettre de Pierre 1, 16-19 – lue à l’Eucharistie.

           En référence au Premier Testament avec Moïse et Elie : Ex. 24,12 ; 33 , 1 ; 34 , 4 ; 1 R.19,3

     .     Cette fête se trouve dans le calendrier entre la Pentecôte juive – Chavouot – et Souccot .

     .     Une tradition orientale, byzantine, fait remarquer que la Transfiguration est au 6 août,  quarante jours avant l’Exaltation de la Croix, le 14 septembre , parce que , dans l’Evangile  cet épisode est traditionnellement situé quarante jours avant la mort sur la croix.

     .     A partir de ces textes sur la Transfiguration, les Pères de l’Eglise, notamment Cyrille d’Alexandrie  et Maxime le Confesseur  , Jean Damascène et Grégoire Palamas , ont développé la réalité du chrétien de devenir «  un peu moindre qu’un dieu » ( Ps 8 )

 

LITURGIE   :

     .     Textes de l’Eucharistie : Dn 7,9-10 ; Ps 97, 1-9 (BJ) ; 2° P. 1,16-19 et Evangile dans les  trois synoptiques selon les années A,B,C de l’Ordo Romain .

 

TEXTES :   ( orientaux )

       .     « Tu t’es transfiguré sur la montagne , Christ Dieu .  Tes disciples contemplèrent ta gloire autant qu’ils en étaient capables, afin de comprendre, lorsqu’ils te verront crucifié, que  ta Passion est librement acceptée et de proclamer au monde que tu es vraiment le reflet  du Père  » - tropaire de la fête .

 

             « Tu as fait resplendir à nouveau la nature assombrie d’Adam, la transformant en la gloire  éclatante de la Divinité : C’est pourquoi nous te crions : Créateur de l’univers, Seigneur,  gloire à Toi ». Aux Vêpres de la fête .

 

             «  O Verbe, Parole du Père, Lumière immuable de la Lumière du Père qui a tout créé sans  être créé, nous avons vu aujourd’hui sur le Thabor, dans ta brillante lumière ,la lumière  qu’est le Père, la lumière qu’est l’Esprit , illuminant toute créature ». Prière de la fête.

 

 

ICONE DE LA TRANSFIGURATION   :

      .      Ce thème est l’icône par excellence que peint tout jeune moine, en premier lorsqu’il

             apprend à peindre une icône.

              Le thème en remonte au VII° siècle . On peut le voir en Italie , à Ravenne, à la basilique  Saint Apollinaire in  classe.

              Cette icône manifeste la gloire de Dieu en l’homme et la gloire de l’homme en Dieu , en L’HOMME-DIEU Jésus-Christ ,             prototype parfait du projet de Dieu sur l’homme .

      .      Sur l’icône :

             Le Christ est debout , au centre .  Il bénit de la main droite et Il tient le Rouleau de la Torah de la main gauche : Il manifeste ainsi qu’Il est le Maître unique de la loi de Dieu.

            C’est de lui que Dieu dit «  «Ecoutez-le ».  Ses vêtements éclatent de lumière : le Seigneur est bien celui dont parle le psaume (104) ‘ Celui qui se vêt de lumière comme d’un manteau’  ( BJ) Le manteau , dans l’antiquité, en vêtement brillant, est associé à la fonction de prêtre et de messie. Il annonce que Jésus vient inaugurer le Règne de Dieu : cf.2 P 1,19 ;Ap.21

             Le Christ est nimbé – tout est centré sur son visage.

            Il est tout entier dans une mandorle en trois cercles qui signifie le mystère de la création : L’univers corruptible transformé en paradis au centre duquel Dieu trône.

             La montagne : signe de la présence de Dieu.

            Moïse et Elie : Moïse vient du séjour des morts qui attendent le salut. .

                                    Elie vient du ciel témoigner que Dieu  a choisi le Christ sauveur.

             Les Apôtres eux, tous les trois, sont à l’horizontale, en déséquilibre, stupéfaits de la gloire révélée  par Dieu en Jésus.

            Les rayons du Christ les atteignent pour les appeler, comme nous aussi, à devenir participants de la nature divine : Et Dieu leur dit ‘ écoutez-le ‘ , à nous aussi .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 août

Assomption

 

 

 

 

 

 

 

 

 

F E T E     D E     L ‘ A S S O M P T I O N    D E     M A R I E 
en sa « Dormition »    :  le 15  août

 

HISTORIQUE     :

    .     L’Eglise de Jérusalem, dès la fin  du IV° siècle  a fêté Marie, Mère de Dieu, en lien

          avec  la Nativité de son Fils , au moment du 15 août.

          Selon la tradition, ce fut autour du tombeau de Marie, tombeau creusé dans le roc, à

          Jérusalem.

          - En Occident, la mémoire de Marie Mère de Dieu fut célébrée le 1° janvier, le huitième

           jour, jour de la Circoncision de Jésus. Et en d’autres lieux de la chrétienté, c’était le 26

          décembre, lendemain de la Nativité du Christ avec les «  félicitations »  à Marie -

 

    .     Vers 500 apr. J-C on fait mémoire de la mort de Marie, de sa «  dormition » - On dit

           alors  «  qu’elle s’est endormie dans la mort » , au Cénacle.

           Ce cénacle est aussi le lieu où , selon la tradition , les Apôtres se sont réunis avec Marie

           au moment de la Pentecôte. – Cf. Act. 1,1 et suite.

           Une procession au «  tombeau de Marie », en mémoire de sa dormition, fêtait la Mère de

           Dieu partie rejoindre son fils , le Christ-Dieu, à travers le passage de la mort.

 

    .     Entre 582 et 602 la fête s’étend à tout l’empire byzantin sur demande de l’empereur

          Maurice , selon l’usage à Jérusalem.

          C’est une des douze grandes fêtes en Orient.

 

    .     En Gaule, Grégoire de Tour atteste cette fête – entre 573 et 593 – dont la ferveur s’appuie

          sur les écrits autres que les Evangiles, un Apocryphe grec du IV°-V° siècle, remanié depuis.

 

    .     A Rome, le Pape Théodore I° - 642/649-  l’introduit dans la liturgie – Il était lui-même

          originaire de Jérusalem.

 

    .     Vers 700 , le Pape Serge 1° , à Rome , institue les quatre processions de fêtes mariales –

          cf. fiche fête de l’Annonciation  - et fait composer une prière  - elle reprend la prière de

          l’Orient chrétien - .

 

    .     A Rome, le 1° novembre 1950,  est proclamé le dogme de l’Assomption de Marie sauvée

          dès sa conception , et qui fut, après sa mort , ressuscitée par son fils, le Christ-Dieu, en son

          corps glorieux.

  

SOURCES   :

     .     Des écrits apocryphes, III°-V° siècles , parlent du «  transitus » ( en latin «  passage »)

          de la Très Sainte Mère de Dieu .

    .     Des témoignages, à partir du VIII° siècle, rapportés par St Germain de Constantinople et

          St Jean Damascène.

 

    .     Et au IX° siècle témoignage rapporté par St Théodore le Studite .

 

    .     Extrait de St Jean Damascène :

           «  Les Apôtres étant près de Marie, Mère de Dieu, la Vierge remit aux mains de Dieu

          son âme. Quant à son corps ( …) il fut transporté et enseveli au milieu des chants des anges

          et des Apôtres , et déposé dans un cercueil à Gethsémani.  Après trois jours les Apôtres

          ouvrirent le cercueil à la demande de Thomas qui arrivait seulement . Mais dans le cercueil

          ils ne trouvèrent que les vêtements funèbres déposés là , et un parfum extraordinaire s’en

          dégageait ».

 

LITURGIE   :

     .     Textes du jour :  Le 14 au soir, vigile : I chron. 15,3-4 et 15,15 + 16,1-2 : Ps 132,6-14 (BJ)

            1 Cor. 15,54-57 ; Lc 11,27-28 . Le 15  jour : Ap. 11,19 et 12,1-6 et 10 ; Ps 45,10-16 (BJ)

            Lc 1, 39-56  .   

 

    .     Texte de la liturgie romaine au VII° siècle à la procession de la Dormition :

            «  Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour où la Sainte Mère de

           Dieu subit la mort corporelle , mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort,

           elle qui avait engendré de sa chair votre Fils, Notre Seigneur incarné ».

 

    .     Texte oriental – byzantin - : prière dite «  Kondation »

            «  Tombeau et mort furent impuissants à retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans

           ses intercessions, notre espérance inébranlable par sa protection ; car , comme elle est mère

           de la Vie, elle en qui le Seigneur Jésus a habité en sa conception , Il l’a transférée à la Vie »

 

 

 

 

 

8 septembre

Nativité de Marie

 

 

 

 

F E T E     D E     LA  NATIVITE    D E     M A R I E 

8 septembre

 

HISTORIQUE :

      . La Nativité de la Vierge Marie est la première des douze grandes fêtes de l’année                            liturgique  qui , pour les orthodoxes commence le 1° septembre et se termine en août, sur la principale fête mariale , la Dormition ( cf. fiche Assomption )

     . La fête de la Nativité de la Vierge a pour origine la Dédicace, à Jérusalem , de l’église de la piscine probatique près de laquelle on situe , traditionnellement , la maison de sainte Anne , au IV° siècle.

    . Constantinople adopte cette fête  au VI° siècle .

    . A Rome, on adopte cette fête sous le Pape Serge 1° ( Pape entre 687 et 701 )

 

LES SOURCES :

    . Comme pour la fête de la Conception de Marie, au 8 décembre, les sources ne sont pas contenues dans l’Ecriture, mais tirées d’Evangiles Apocryphes :

     Anne enfante Marie : Cf. Protévangile de Jacques chp. 1 à 5

                                           Protévangiles de Matthieu chp. 3 et 4

 

 LA LITURGIE :

   . Les hymnes sont plus ou moins calquées sur l’enfance même de Jésus, et elles conduisent à Jésus , en sa mère glorifiée par toutes les générations humaines :

 

        «  O Immaculée , à ta sainte naissance , Joachim et Anne ont été  délivrés de la stérilité , et de son déshonneur ;  Adam et Eve ont été délivrés de la corruption de la mort .

        Ton peuple , qui fête lui aussi cette naissance , libéré qu’il est du poids du péché , s’écrie avec toi :

                       ‘ Celle qui était stérile a mis au monde la Mère de Dieu ,

                                               la nourricière de notre vie . »  

                                                                                             Prière Byzantine dite Kondation  

    

L’ICONE DE LA NATIVITE DE MARIE :

    . On voit habituellement Sainte Anne assise ou étendue, encore fatiguée de l’accouchement, une main contre sa joue .

    . Des amis viennent lui apporter des cadeaux et la féliciter, selon les coutumes de l’antiquité.

    . Dans ses langes, Marie bébé fait penser à son âme de « nouveau-né » que son fils en gloire viendra chercher à sa Dormition – cf. Icône de l’Assomption –

    . Saint Joachim vient voir sa femme et découvrir sa fille.

    . La scène se passe dans leur maison, comme le montre la tenture au-dessus des toits, sur l’icône, dans les style théologique propre aux icônes.

                                           

TEXTES DE LA LITURGIE ROMAINE :

     . Michée 5, 1-4 ou Rm 8 , 28-30 ; Ps 13 ( BJ) ; Mt 1 , 1-23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 septembre

Exaltation
de la Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E X A L T A T I O N     D E      L A      C R O I X     

14 septembre

 

 

 H I S T O I R E   et   L E G E N D E   :

      -  En 312 ,Constantin, empereur romain, voit la Croix au Pont Milvius ( en vision )

      -  Le 13 septembre 335 , sous le règne de Constantin , commémoraison de la Dédicace du martyrium construit à Jérusalem, à l’emplacement du tombeau du Christ . On avait trouvé alors des reliques de la Croix, grâce à la mère de Constantin, Hélène.

     -  Le 14 septembre 629 sont rapportées les reliques de la Sainte Croix que l’empereur s’était fait prendre par le roi de Perse , Chorsoes, vainqueur en 604.  C’est Héraclius, empereur d’Orient qui les reprend au fils de Chorsoes et les rapporte à Jérusalem. Héraclius est chrétien .

        Une nouvelle basilique a été rebâtie à Jérusalem au Martyrium, détruit entre temps et  reconstruit par Modeste , moine qui deviendra Patriarche de Jérusalem .

     -  Au milieu du VII° siècle , vénération de la sainte Croix à Rome; puis dans le reste de l’Occident au VIII° siècle , tandis que cette fête est citée dans les livres liturgiques à partir de mi-VII° siècle . Mais elle reste concurrencée par une autre fête romaine de la vénération de la Croix, le 3 mai , depuis le VI° siècle.

       A Rome , la procession du 14 septembre allait de Sainte Marie Majeure au Latran où la Croix était vénérée avant la célébration de l’eucharistie .

 

L A    T R A D I T I O N  :

    - La date du 14 septembre se situe aux approches des grandes festivités juives d’automne. On agite alors , dans la procession, un bouquet de branchages. Il rappelle la danse de la procession qui était faite au Temple juif, autour de l’autel des sacrifices avant la destruction du Temple ( détruit en 70 apr. J-C ) .   On invoquait Dieu  en cette saison des pluies que l’on attendait. On lisait la vision d’Ezéchiel 47 avec les quatre fleuves sortants du Temple Messianique .

 

E C R I T U R E S  :

    -  Cf.   Evangile de Marc  15, 21 - 25   et Evangile de Jean  3 ,14

    -  Pour l’Eucharistie : Nb 21, 4-9 ;Ps 78 ( BJ) ,1_38 ; Ph 2,6-11 ;  Jn  3, 13 - 1

   

L  I T U R G I E  :

    -  Tout est repris dans l’Exaltation de la Croix, mémoire du sang et de l’eau du Christ répandus pour le pardon de l’humanité .

    -  Au VI° et au VIII° siècles , le rite caractéristique , indiqué dans les documents géorgiens et arméniens , est l’exaltation d’une relique ou d’une image de la Croix, élevée de terre à bout de bras vers les quatre points cardinaux , en chantant quatre cent fois : “ kyrie Eleison = Seigneur, aies pitié “ . Il y avait aussi une procession aux quatre points cardinaux en chantant des hymnes .

       Ainsi : “ Ta Croix, O Christ , nous l’adorons , ta sépulture, nous l’exaltons , et ta sainte

                     résurrection , nous la glorifions. Venez , fidèles , prosternons-nous devant le

                     Christ notre Dieu , car il est venu, par sa Croix, répandre sa grâce sur le monde

 

  Hymne byzantine :

                            “ Par l’arbre de la Croix , tu as guéri l’amertume de l’arbre,

                               et tu as rouvert le paradis aux hommes , Seigneur gloire à Toi

 

                               Nous ne sommes plus empêchés d’accéder à la vie, à l’arbre de vie

                               Nous avons l’espérance de ta Croix, Seigneur, gloire à Toi .

 

                               O immortel, cloué sur le bois,

                               Tu as triomphé des tromperies du diable, Seigneur, gloire à Toi.

 

                               Toi qui, pour moi, as  supporté d’être mis en Croix

                               accueille ma vigilante célébration de louange, O Christ, ami des hommes

                               ..................

                               Plus brillant que le feu, plus lumineux que la flamme,

                               Tu as montré le bois de la Croix, O Christ, ami des hommes .

 

                               Accueille tous nos hymnes, O Christ, ami des hommes,

                               sauve-nous, Seigneur, gloire à Toi.

 

       Ode - prière :

                             “ Que se réjouissent tous les arbres de la forêt dont la nature est sanctifiée,

                             car le Christ, parce qu’elle fût plantée au commencement, a été entendu

                             sur le bois “.

 

 

     L’ ICONE DE L’EXALTATION DE LA CROIX :

    -  la scène se passe devant une splendide église à coupole : la basilique de la Résurrection appelée aussi Saint-Sépulcre ( à Jérusalem )

    -  L’évêque de Jérusalem, appelé Macaire, saisi la Croix avec deux diacres . Ils sont  revêtus d’ornements liturgiques .

    -  La Croix est présentée au peuple, lui-même signifié autour de l’ambon - porte-livre ou porte croix - par quelques personnages. Il y a le peuple en prière: hommes , femmes et  notables, autour de Constantin et de sa mère Hélène.

 

 1° Novembre

Toussaint

F E T E    D E    L A  T O U S S A I N T

1° Novembre

 

 

        HISTORIQUE    :

        -   Au VI° siècle , les livres liturgiques notent que le 1° dimanche après la Pentecôte était réservée à une fête de tous les saints.

-         Une fête assez parallèle  fut instituée le 13 mai 609, en souvenir de la consécration du Panthéon romain, transformé en basilique chrétienne consacrée à Ste Marie , la Vierge , et aux martyrs. 

Le Pape Boniface IV y transporta  de nombreux ossements de martyrs tirés des catacombes

La fête de la Dédicace prit ensuite un caractère plus universel et l’on consacra cette basilique à Ste Marie et à tous les saints.

-         Comme il existait, par ailleurs , une fête de commémoraison de tous les saints (inconnus) qui étaient célébrés à divers dates dans les diverses Eglises locales , le Pape Grégoire IV en 835 fixa au 1° novembre cette commémoraison de tous les saints .

Il y avait entre autre , en Angleterre , au VII° siècle une fête de tous les saints le 2 novembre (probablement en lien à l’origine avec la fête du début de l’année celte dans la nuit du 31 octobre au 1° novembre, par l’intermédiaire de l’Eglise celte à partir de l’évangélisation par St Patrick en Irlande)

-         On avait ,  institué les « Quatre temps de Pentecôte  » - cf. fiche - , ce qui avait  aussi contribué à supprimer la fête des Saints le 1° dimanche après la Pentecôte . 

-         Vers 1075 , le Pape Grégoire VII  reporta également au 1° novembre la fête de la  Dédicace du Panthéon du 13 mai .

-         Dans la ligne de cette fête , le 2 novembre ,une  liturgie des défunts : Dès le

V° siècle en Angleterre, entre autre, on trouve des messes de défunts à cette date .

-         Mais c’est Odilon, quatrième Abbé de Cluny qui a institué la commémoraison de tous les

défunts  en 998 , le 2 novembre , au lendemain de la Toussaint.

 

        ECRITURE ET TRADITION :

 

-         Textes de la liturgie : vigile : Ap. 5,6-12 ; Luc 6,17-23

                                           Jour   :  Ap. 7 , 2-12 ; Ps 24 (BJ) ; Mt 5 , 1-12

-         La fête de la Toussaint, comme sa vigile, rappelle donc le triomphe de  la foi en  Jésus-    Christ  sur les fausses divinités païennes. En même temps, elle honore les martyrs et, par extension , tous les saints non martyrs.

-         Qui donc est appelé «  saint  »  dans les Ecritures ?:

. Dans la Bible Dieu dit au peuple d’Israël : ‘soyez saints comme Je suis saint ‘  Lév.19,2

         . Et celui qui fait ce que Dieu lui dit est appelé à devenir saint :cf. Ex.10,1-7 ; Lév. 19,18

         . Pour un chrétien, c’est en J-C que l’on répond à cet appel de Dieu :cf. Mc 12,26-34  I° Thess. 3,9-13

 

 LITURGIE :

 -         «  Saints et saintes de Dieu , dont la vie et la mort ont crié Jésus-Christ sur les routes

                 du monde , saints et saintes de Dieu , priez pour nous . » ant. du rituel romain

 

    « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux,

   Heureux les doux, ils auront la terre en héritage,

   Heureux ceux qui pleurent , ils seront consolés,

  Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, ils seront rassasiés,

  Heureux les miséricordieux, il leur sera fait miséricorde,

  Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu,

  Heureux ceux qui font œuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu,

  Heureux les persécutés pour la justice, le Royaume des cieux est à eux,

  Heureux êtes-vous lorsqu’on vous insulte, que l’on vous persécute, et que l’on   

  dit faussement toutes sortes de mal contre vous à cause de moi.                                          

  Soyez dans la joie et l’allégresse, votre récompense est grande dans les cieux.

                                                Matthieu, 5, 1-10 Evangile de la Toussaint

 

       «  Point de sommeil, là-haut, point d’ image de la mort là où la mort n’a plus de place.

Que personne pourtant n’aille craindre l’ennui, en apprenant qu’il veillera sans cesse, sans travail à faire.

Cela, je puis le dire sans pouvoir l’expliquer, car je ne vois pas encore. Mais j’ai quand même quelque chose à dire, sans témérité, puisque je le tire de l’Ecriture, sur notre travail dans le ciel :

 L’œuvre qui nous absorbera tout entiers, c’est l’AMEN, c’est l’ALLELUIA !

           ….Ce n’est pas le bruit éphémère de nos voix qui dira AMEN, qui dira ALLELUIA – louez Dieu – c’est le sentiment profond de notre âme.

Que veut dire AMEN ?Que signifie ALLELUIA ?AMEN veut dire : c’est vrai .

Et ALLELUIA louez Dieu . Mais Dieu , c‘ est la vérité, l’immuable vérité, sans défaillance ni erreur.. c’est la vérité qui demeure.

Tout ce que nous faisons dans cet univers et dans cette vie n’est qu’une figure d’ une réalité que les corps signifient, un monde provisoire où nous avançons dans la foi – par la foi – Mais lorsque nous serons sans voile … nous nous écrierons ‘ c’est vrai’ ». Et voilà notre AMEN, un AMEN comblé et insatiable… de la vérité qui te comble et d’où, inépuisablement jaillira la sincérité de ton AMEN .

                                                                         St Augustin, Sermon 362

 

 

 

 

 

 

Le   21  Novembre

Présentation de Marie
au Temple

 

 

 

 

 

 

FETE    DE   LA   PRESENTATION   DE   MARIE    AU   TEMPLE

 Le   21  Novembre

     

     HISTORIQUE  : 

        -  L’Entrée, au Temple, de la mère de Dieu appartient au cycle de la vie de la Vierge Marie, à celui de son enfance.

      -  Elle fait suite à la fête de sa conception célébrée les 9 ( ou 8 ) décembre et à la fête de sa Nativité , le 8 septembre, selon le texte apocryphe déjà cité.

      -  La fête de la Présentation a son origine dans la Dédicace de l’Eglise Ste-Marie-la-Neuve qui a eu lieu sous Justinien, en novembre 543 ap. J-C, près du Mont du Temple , à Jérusalem .

      -  Dès le VII° siècle , elle se répand dans tout l’Orient.

      -  En 1371 , Grégoire IX, pape , en permet la célébration à Avignon.

      -  En 1585 , elle est généralisée dans tout l’Occident.

      -  En 1602 , Le pape Clément VIII fixe les textes de la célébration que nous avons.

  

     TRADITION  :

       -  Les éléments de la fête ont été fournis par un écrit apocryphe chrétien des années 130-140 , appelé le Protévangile de Jacques.

      -  Cette tradition rapporte que , lorsque Marie eût trois ans, elle fût consacrée au Seigneur  Dieu par ses parents qui en avaient fait le vœu , ne pouvant pas avoir d’enfant.  Ils réunirent, dit-on, les jeunes filles de Jérusalem qui , flambeaux en mains , l’accompagnèrent .

         Le prêtre Zacharie l’accueillit avec joie. Elle vécut là, dans la maison de Dieu , jusqu’à son mariage avec Joseph , nourrie de la Parole de Dieu , toute consacrée à sa volonté. 

 

      LITURGIE   :

      -  Les textes de l’eucharistie chantent les fiançailles et la gloire de Dieu :
 
Prov.8,22-31 ; Ps 45 ( BJ) ;Lc 2,15-19

        Les textes de la prière du soir : extraits de Ex. 40, 1-35 ; 1 R 8,1-11  ; Ez 43,2 à 44,4

     -  N’oublions pas que “ chaque baptisé est temple de Dieu “ : cf. 1 Cor.6,19

 

     - Prière au jour de la présentation de Marie :

                 “  Dans le Temple Saint  où, vrai Temple divin , tu as  été portée toute pure dès

                     l’enfance, accompagnée de torches allumées, tu apparais comme la demeure

                     de l’inaccessible lumière divine . “

 

     L’ICONE DE LA PRESENTATION DE MARIE  :

      -  Marie est au centre, de la taille d’une jeune enfant, mais avec ses vêtements d’adulte. Elle est auréolée.

      -  Elle se dirige seule vers Zacharie, bras tendus en signe d’offrande de sa vie.  Ses parents sont par derrière.

      -  Zacharie l’accueille avec joie. Il lui tend les bras, lui aussi.

      -  Le Temple est peint comme un sanctuaire chrétien.

      -  En haut, à gauche, Marie encore, recevant le pain ( = de la Parole de la Vie)  de la  part d’un ange de Dieu, Gabriel .

      -  les parents offrent à Dieu, dans la joie, cette enfant née en dépit de leur stérilité humaine. Parfois, sur l’icône, ils se regardent. 

      -  Les jeunes filles  plus âgées que Marie, les entourent avec joie, et font penser au Secret de la Bonne Nouvelle de Mt 25, 1-13.

 

 

 

L E S     Q U A T R E   -   T E M P S      D U     C Y C L E     C H R E T I E N

                             11 novembre – 25 décembre  :  Temps des semailles

                              Mois de juin et août                : Temps des moissons

                              Equinoxe de septembre          : Temps des récoltes  et vendanges

          Le quatrième temps du cycle chrétien est sans racine agraire : C’est le carême

 

       HISTORIQUE   :

-          Ces «  quatre-temps »  sont d’abord liés, à l’époque biblique aux trois temps des fêtes agraires – cf. Zacharie 8,19

Ce n’est qu’ultérieurement que les chrétiens vont y rattacher un quatrième temps sans lien agraire : le Carême.

Ces quatre-temps s’expliquent, en perspective chrétienne, non par le rythme des saisons mais par la signification que la foi donne aux nourritures terrestres :  «  à user des choses comme n’en usant pas  ».

-          Dès l’Antiquité de l’Eglise ,le glissement du rythme des saisons à la sanctification du temps, s’est fait spontanément.  Il s’est transposé sur le registre du temps et de la Rédemption dans l’Histoire du Salut.

   . Temps des semailles , temps de l’Avent : temps de la patience  «  germer le Sauveur »

   . Temps des moissons , Pentecôte : temps des fruits de l’Esprit «  récolte messianique »

   . Temps des récoltes , fête de l’Exaltation de la Croix : lien avec la fête juive de Souccot

                                                                             temps du bilan , avenir du Règne attendu.

 

       TRADITION ET SOURCES LITURGIQUES :

-          Le Canon d’Athanase 325-373 ap. J-C – parle de ces trois «  moments de l’année  » :

. La fête de la Pâque

. La fête de la Cinquantaine ( Pentecôte )

. La fête du commencement de l’année – où l’on rentre fruits et récoltes - Celle-ci est mise en lien alors avec l’Epiphanie et le Baptême du Christ : Pourquoi ? En raison du calendrier copte en Egypte.

 

-          Le calendrier copte en Egypte  de l’antiquité chrétienne : il y avait alors trois saisons

. La saison des inondations du 6 juin au 6 octobre

. La saison des semailles du 7 octobre au 5 janvier 

. La saison des récoltes du 6 janvier au 5 juin

Il semble qu’en Egypte , au 6 janvier étaient associés, dès le début de l’annonce chrétienne ,le baptême et la Nativité du Christ.

En Egypte, il y avait alors un culte solaire, fêté au solstice d’hiver, 6 janvier de leur calendrier et un culte des crues du Nil. Parfois les inondations avaient lieu  dès avant octobre, donc dans le cadre des fêtes juives de Souccot : il y eut déplacement du calendrier chrétien. L’Ange St Michel supplanta le dieu Thot et on lui attribua le «  miracle » de l’eau tant attendue.

 On y mit la célébration du Baptême du Christ, qui sanctifie les eaux du Jourdain ,avec« la Nativité du Soleil de Justice », le Christ, à la place des cultes païens.

 La quarantaine du carême, 6 janvier au 13 février alors fête des épousailles et rencontre.

 

 

  Dernier dimanche de l’année liturgique

F E T E       D U       C H R I S T   -    R O I        D E       L ‘ U N I V  E R S

                                                   Dernier dimanche de l’année liturgique

 

 

       HISTORIQUE   :

 -     Instituée  par Pie XI au XX° siècle – récemment donc – le 11 décembre 1925 , cette fête signifie que Jésus-Christ ressuscité est le Roi du monde et que le salut qu’Il apporte concerne «  tout l’homme  » et tout homme .

 

      ECRITURE ET TRADITION :

 -    On peut enraciner cette fête dans une relecture biblique, en contemplant l’icône du Christ du «  Huitième Jour  » . La venue dans la gloire du Christ , nous l’attendons selon la prophétie de l’Apocalypse de Jean – cf. Ap. 7 –

  

     LITURGIE :

 -    Les lectures sont sous le signe du ‘premier-né’: Oint de Dieu selon la tradition et la promesse biblique : 2 Sm 5, 1-3 ; Ps 122 , 1-5 ( BJ) ; coloss. 1,12-20 ; Lc 23,35-43

  

   

ACCUEIL

Avent

Immaculée conception

Noël 

Circoncision
Epiphanie 

Chandeleur  

Fuite Egypte

Carême  

Annonciation

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Jeudi-Saint

Vendredi-Saint

Pâques

Temps pascal

Ascension

Pentecôte 

Trinité

Transfiguration

Assomption