

Théodore Ratisbonne, né à Strasbourg en 1802, d’une famille juive en voie d’assimilation, avait reçu une éducation pleine de droiture et d’affection, mais peu de formation religieuse. "La religion m’était en dégoût, écrit-il, la mienne comme toutes les autres." De son désarroi jaillit un jour cette prière: "O Dieu, si vraiment tu existes, fais-moi connaître la vérité, et je jure de lui consacrer ma vie."
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J'étais depuis un instant dans l'Église, lorsque tout d'un coup tout l'édifice a disparu à mon regard. Je n'ai plus vu qu'une seule chapelle vers laquelle une irrésistible force m'a poussé. Alors a paru, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge qui est sur ma médaille. Elle m'a fait signe de la main de m'agenouiller. Elle ne m'a pas parlé mais j'ai tout compris."
P. Marie Alphonse
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Parmi tant d'autres médailles en ce 19e siècle qui en connut tellement, la médaille miraculeuse, une de plus.
La Vierge d'un côté, la Croix de l'autre - des symboles usés, des formes sans beauté-. Mais pouvons-nous dépasser la banalité de ce petit objet de cuivre ou de fer blanc pour rejoindre la vision de Catherine Labouré et d'Alphonse Ratisbonne : leur rencontre avec le signe de Dieu ?