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Liturgies chères à la congrégation

Temps de l’Avent (4 semaines)
 8 décembre Immaculée conception
16 décembre Saint David et tous les saints ancêtres du Christ  
25 décembre Noël
1° Janvier : Circoncision du Christ et  Marie Théotokos
6 janvier Noël orthodoxe Epiphanie
10 janvier 1884 Mort du Père Théodore
20 janvier 1842 Apparition au Père Marie
2 février Présentation de Jésus au Temple
Mercredi des cendres  
Temps du Carême (5 semaines)
19 mars  St Joseph
25 mars Annonciation
Rameaux
Semaine Sainte
Pâques
8 mai 1884 Mort du Père Marie
31 mai Visitation
Ascension
Pentecôte
24 juin  St Jean-Baptiste
6 août Transfiguration
15 août Assomption de Marie

4 septembre Saint Moïse

8 septembre Nativité de Marie
14-15 septembre  Exaltation de la croix glorieuse
19-septembre 1836 Mort de M. L. Humann  
9 octobre St Abraham   
1 Novembre Toussaint    
9 novembre Fête du Père Théodore
21 novembre Présentation de Marie au Temple

Avec  des extraits  des Miettes Evangéliques d’après le Théodore Ratisbonne, Paris, J de Gigord, 1878
«  Sujets de méditations pour tous les temps de l’année » ainsi que quelques extraits de lettres et autres écrits

 

 

Temps de l'Avent  « Le saint temps de l’Avent, qui rappelle la première attente du Messie, s’ouvre dans l’Eglise  par la solennelle annonce du second avènement de Jésus-Christ.

Ainsi, au début de l’année ecclésiastique l’Esprit de Dieu fixe nos regards sur la fin des siècles, afin que, dès les premiers pas de la carrière, nous envisagions d’un œil sérieux nos dernières destinées …

Entrons pieusement dans l’esprit de l’Eglise et appelons de tous nos voeux le règne de Jésus-Christ ».

Miettes Evangéliques 1° dimanche de l’Avent,    pp.9-10 
1er dimanche
 « Considérez le figuier et les autres arbres »
Au vendredi après le 1° dimanche de l’Avent dans les Miettes Evangéliques

I – Notre divin Maître se plaît souvent à montrer, dans les phénomènes de la nature, les enseignements mystérieux qui concordent avec sa parole et avec les pressentiments de notre propre cœur. C’est que le monde visible n’est qu’un reflet du monde invisible, et, à ce point de vue, il nous présente les mêmes vérités que révèlent les Saintes Ecritures et les lumières de notre conscience. La nature, le cœur humain et la Bible sont trois livres vivants qui, à divers degrés, parlent le même langage. Tous les trois, comme un triple écho de la Vérité éternelle, révèlent à l’univers les merveilles de Dieu ; ils publient les lois de la vie présente et les conditions de la destinée future ; ils racontent l’histoire de l’homme ; ils prophétisent sa grandeur et sa noble immortalité ; ils chantent le cantique des justices et des miséricordes de Dieu. Ces trois livres s’expliquent et se complètent l’un l’autre ; ils sont comme les trois notes primordiales  qui constituent l’accord parfait des vérités révélées.
Demandons au Seigneur la grâce de comprendre et de parler les choses de l’éternité. [...]
                                                                                               Miettes Evangéliques p. 16

2ème dimanche
« Jésus leur parla de Jean-Baptiste en ces termes :
Qui êtes-vous allés voir dans le désert ? Est-ce un roseau agité par le vent ? »
Au vendredi après le 2° dimanche de l’Avent dans les Miettes Evangéliques

I – les hommes qui dogmatisent en leur propre nom, semblables à des roseaux qui plient et varient au grès des vents, n’ont point de consistance, et leurs œuvres sont en contradiction avec leurs enseignements. Tel n’était point l’envoyé de Dieu qui prêchait la doctrine du salut. Prophète du Messie [...] il a accrédité sa mission par sa constance dans les épreuves, par sa patience dans l’adversité, son courage dans les périls et l’inflexible témoignage qu’il a rendu à Jésus-Christ [...]

II – Saint Jean-Baptiste ne se préoccupe ni des hommages dont il est l’objet, ni des foules qui l’entoure, ni des prérogatives de sa vocation. Il ne voit que Jésus-Christ ; et soit qu’il contemple le ciel ouvert sur le Jourdain, soit qu’il considère le Fils de Dieu à ses pieds, il reste humble, détaché de lui-même, uniquement appliqué à son ministère. [...]
                                                                                                                                     Miettes Evangéliques p ­26-27
3ème dimanche « Ils lui demandèrent : Qui êtes-vous ? »
Au lundi après le 3° dimanche de l’Avent dans les Miettes Evangéliques 

[...] «  Qui êtes-vous ?  » A cette question, toute créature doit répondre avec Saint Jean : je ne suis rien par moi-même ; tout ce que je suis, tout ce que je possède me vient de Celui qui m’a donné la vie. C’est de lui que procèdent toutes les grâces de l’ordre naturel et de l’ordre surnaturel. «  Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu ? s’écrie saint Paul ; et si vous l’avez reçu pourquoi vous en glorifier comme si vous ne l’aviez pas reçu ?
 (Cor 4,7) » [...]
La vraie lumière rapporte tout à Dieu ; elle seule demeure dans la justice et la vérité. [...]
                                                                                                                      Miettes Evangéliques p. 31
4ème dimanche  «  Préparez la voie du Seigneur » Lc 3

I – La préparation de la voie du Seigneur consiste dans les dispositions avec lesquelles notre bonne volonté correspond à la volonté de Dieu. Or Dieu veut sauver notre âme, et à cet effet il descend jusqu’à nous ; il nous apporte la grâce, la lumière et tous les moyens de sanctification. Il se fait homme pour servir de modèle à l’homme ; et en même temps qu’il nous trace les règles d’une vie sainte, il nous donne de forces divines pour les accomplir. Ainsi, de la part de Dieu, la mesure des dons est complète ; mais l’homme est libre d’en profiter ; et il n’en profite que selon la préparation de sa volonté et sa coopération fidèle à la grâce. [...]
                                                                                                                                     Miettes Evangéliques p. 40

8 décembre : L’immaculée conception de la Très-Sainte Vierge

« Vous êtes la gloire de Jérusalem, la joie d’Israël et l’honneur de votre peuple »
Judith 15,10

La Vierge Marie a réalisé cette parole de la Genèse qui ouvre l’histoire humaine : Une femme écrasera la tête du serpent. » Tous les prophètes ont célébré cette femme merveilleuse dans laquelle ne se trouve aucune tache ; et c’est à elle que s’applique les acclamations qui ont glorifié l’illustre Judith. 
Mais la Vierge immaculée a joint un mérite personnel à sa perfection innée ; elle est restée humble [...] ; elle s’est montré vigilante, bien qu’elle fut inaccessible aux périls du péché ; et enfin elle a uni la pénitence à son innocence ; car elle a participé volontairement à toutes les humiliations de la croix. 
Nous qui sommes si loin de la sainteté de Marie, combien n’avons-nous pas de raison d’être humbles et vigilants ! [...]
                                                                                                       Miettes Evangéliques pp. 541-542
16 décembre :
St David
et tous les ancêtres
du Christ 
[...] David   ne se borne point à admirer le Seigneur dont les regards sont constamment ouverts sur les enfants des hommes ; il s’écrit ‘ de mon côté, j’aurai également les yeux tournés vers le Seigneur !
       Assurément, celui-là ne tombera jamais dans la négligence qui, sachant que Dieu le regarde toujours, ne cesse pas lui-même de toujours regarder Dieu.
Ce regard attentif est semblable à celui du navigateur qui reste attaché à la boussole ; il indique le point de celui qui nous dirige, nous attire et nous protège.
Le point sublime, c’est Jésus-Christ ; et suivre Jésus-Christ c’est marcher dans la lumière.

       Je vous enseignerai, dit le prophète Michée, ce qui nous est utile et ce que le Seigneur demande de vous.
Il demande que vous marchiez en sa présence avec une attention respectueuse et vigilante. Cette parole sainte résume les règles de la sagesse.
       Ainsi le Seigneur dit-il à Abraham, le patriarche de tous les saints :
                                ‘Marchez en ma présence et soyez parfaits’ !
Il est évident, d’après l’Ecriture que Dieu considère tout ce qui est sous le ciel ; il observe vos voies et vos démarches, il compte vos pas ; il sonde vos pensées ; il éclaire tous les actes de votre vie.
      Ses yeux, dit Job, sont plus lumineux que le soleil, il pénètre les  choses les plus profondes et les abîmes les plus cachés […]
                                                                                                                      Miettes Evangéliques  p. 197
25 décembre : Noël « O Cieux, daignez répandre la rosée d’en haut et faites pleuvoir le Juste ! Que la terre ouvre son sein et donne naissance au rédempteur »  
- Isaïe LXIV
I – A la veille de célébrer l’avènement de Celui qui est le bien-aimé du ciel et de la terre, tournons vers Lui nos regards, nos désirs et nos espérances. Empruntons aux livres sacrés   les paroles [...] Disons avec l’Eglise : O sagesse o compréhensible, qui faites toutes choses avec force et suavité, venez nous montrer le chemin du ciel ! O splendeur du Père, venez et répandez sur nous la lumière de votre visage ! O Soleil de justice, venez à nous et vivifiez tous ceux qui végètent à l’ombre e la mort ! Sauveur du monde, Rois des rois, maître des nations, venez régner souverainement sur nous  [...] Adressons-nous à la Vierge de Sion, notre mère, avec une confiance filiale.

« Vous trouvez un enfant enveloppés de langes. » Luc 2
I – Contemplons avec une respectueuse tendresse le Dieu-Enfant et la Vierge, sa mère. L’Evangile nous les montre inséparables, depuis la crèche jusqu’à la croix. A Bethléem comme au Golgotha, Marie est calme, humble et forte. Elle goûte silencieusement dans son cœur les mystères de l’amour de Dieu [...]                                                                              Miettes Evangéliques pp. 50 à 52

 « Un petit enfant nous est né ; un fils nous est donné » Isaïe IX
I – Le prophète Isaïe, contemplant en esprit le mystère de la crèche, s’écrit dans son extase : un petit enfant nous est né ! Considérons à notre tour le divin enfant de bethléem. Cet enfant, c’est le Fils du Très-Haut, c’est l’amour incarné. Pourquoi nous apparaît-il sous les traits de l’enfance ? C’est pour se faire aimer et  non pour se faire craindre. Un enfant donne tout, pardonne tout, oublie tout ; rien n’est plus sympathique et rien n’est plus aimable. Il nous sourit sur le sein de sa Mère, il captive notre confiance [...]
Disons-lui avec David : Vous êtes le Dieu de mon cœur et mon partage pour l’éternité. [...]
                                                                                                                     Miettes Evangéliques p. 57
1° Janvier :
Fête de la Circoncision
du Christ
et du
Saint Nom de Marie Théotokos
«  J’ai dit : Me voici ! Car il est écrit pour moi que je ferai votre volonté. Je viens donc pour l’accomplir, et je l’ai gravée au fond de mon  cœur. » Ps XXXIX

I – Cette parole prophétique s’est réalisée en Jésus-Christ. Le Fils de Dieu, incarné dans la nature humaine, s’est fait obéissant pour réparer l’insubordination du premier homme. Dès son entrée dans le monde, il accepte, comme les autres enfants d’Abraham, le sceau de la première  alliance, afin de sanctifier par son exemple la soumission humble et parfaite aux observances religieuses. Depuis sa naissance jusqu’à l’instant suprême où il expire sur la croix, sa vie entière n’est qu’une suite d’actes généreux d’obéissance, d’immolation et de sacrifice. Telle doit être aussi la vie des vrais disciples de Jésus-Christ.
C’est à l’entrée d’une année nouvelle qu’il convient de rappeler cette haute vérité, puisque la sagesse chrétienne, aussi bien que le bonheur solide, consiste à imiter le divin Modèle, depuis le commencement jusqu’à la fin.
Laissons donc derrière nous ce qui est passé ; prenons un nouvel élan au service de Dieu, pour nous avancer de plus en plus vers le but élevé de notre destinée [...]
La volonté de Dieu est que nous portions beaucoup de fruits [...] Rendons-nous digne de notre vocation.
                                                                                                                                    Miettes Evangéliques pp. 61-62

« Marie conservait toutes ces choses dans son cœur »

I – La très –sainte Vierge, attentive aux grandes choses qui s’accomplissaient sous ses yeux, se recueillait au fond de son cœur pour les méditer et le graver dans son esprit. Telle est, en peu de mots, l’histoire de sa vie.
Participer aux mystères de Jésus-Christ et y adhérer par des actes incessants de soumission ; c’était là toute l’occupation de Marie. Bien qu’elle soit coopératrice des merveilles qu’elle médite, elle ne se prévaut d’aucune prérogative, elle oublie en quelque sorte qu’elle est la fille des rois et la mère de Dieu. [...]

II – L’Evangile nous initie aux secrets du cœur de Marie, en nous montrant que sa perfection est le fruit de son humilité. Marie elle-même nous le déclare : Le Très-Haut a regardé l’humilité de sa servante. [...]
                                                                                            Miettes Evangéliques  pp. 59-60

                                                            « Et l’enfant fut nommé Jésus »

I – Le saint nom de Jésus qui est donné au Dieu-Enfant, le jour de sa circoncision, est à lui seul un intarissable sujet de méditation. Il renferme en substance les mystères du cœur de Dieu et les mystères du cœur de l’homme. Il est l’objet de notre espérance et de notre amour ; il résume toute la religion. Aussi l’apôtre  Saint Paul nous apprend que ce nom auguste est au-dessus de tous les noms ; et qu’au nom de Jésus tout genou fléchira au ciel, sur terre et dans les enfers [...]
                                                                                                       Miettes Evangéliques p.62                         
6 janvier
Noël orthodoxe
Epiphanie
« Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus l’adorer. » Mt 2
 
I – L’Epiphanie est le mystère de la manifestation de Jésus-Christ aux mages d’Orient, qui représentaient les prémices de la Gentilité.
 A peine le Messie est-il né, que des rayons de lumière jaillissent de son berceau et les bénédictions promises à Abraham se répandent sur toutes les nations de la terre.
 Nous devons  nous réjouir de la vocation des Gentils, et demander à Dieu qu’il achève ce grand ouvrage.
Mais ce qui s’applique personnellement à nous, c’est le mystère de la vocation, figurée par l’étoile mystérieuse. La  lumière de la vérité se manifeste sans doute à tous les hommes pour les initier à la connaissance de Jésus-Christ ; et elle marque à chacun le chemin particulier qu’il doit suivre pour arriver à Jésus-Christ lui-même.
Ainsi, d’une part, l’étoile d’Orient éclaire les mages, puisqu’elle les guide. D’autre part, les mage reconnaissent la signification de l’étoile, et la suivent jusqu’aux pieds de Jésus-Christ. Grand exemple de fidélité pour tous ceux qui entendent l’appel de Dieu, et qui obéissent avec courage et droiture. [...]
 Heureux, dit le Livre sacré, ceux qui suivent la voie que le Seigneur lui-même leur manifeste ; qui la parcourent avec constance, et ne s’en écartent jamais ! Malheur, au contraire, à ceux qui, par leur faute, rompent la chaîne de grâces que Dieu avait préparé pour les conduire à la félicité.
 ‘ O homme ! s’écrie Saint basile, qui que tu sois, si tu aimes ton Dieu [...], sois fidèle à ta vocation et persévère jusqu’à la fin.’
                                                                                                                      Miettes Evangéliques pp. 67-68
10 janvier 1884
 Mort
du Père Théodore [...]
Il est nécessaire que notre petite barque, lancée en pleine mer, subisse les épreuves des orages et des tempêtes ; mais ne vous effrayez de rien : on ne périt point quand on vogue sous le pavillon de N.D. de Sion.
L’important est de considérer tous les devoirs de votre ministère, afin de les accomplir jusqu’aux moindres détails avec conscience et vigilance.

Tâchez aussi qu’une sainte joie règne dans la maison, car là où est le royaume de Dieu, là est la paix et la joie du Seigneur. Il faut que votre cœur réchauffe toute la maison et que votre visage soit toujours épanoui [...]

                              Père Théodore, lettre Laval, 28 août 1845 – A Sophie Stouhlen, 1° supérieure Générale
20 janvier 1842  Apparition au Père Marie J’ai besoin de me rapprocher de vous, en un si mémorable anniversaire – afin de m’agenouiller avec vous aux pieds de la Vierge Immaculée et de la remercier ensemble. Elle a été vraiment pour nous le canal de toutes les bénédictions du ciel. A mesure que le temps marche – ces bénédictions se multiplient et les admirables voies de Dieu se justifient. Sion est aujourd’hui une œuvre importante, mais ce n’est encore qu’un commencement son avenir est au dessus de toutes nos pensées. Notre action de grâces se perpétuera dans la céleste Sion.

Ici bas je ne puis que balbutier d’une manière incohérente et intermittente  ... [...]

P. Marie A Ratisbonne  extrait de lettre du 20 janv. 1883, Sion In Montana
2 février – la purification de Marie et la présentation de Jésus-Christ au Temple :                ‘Le temps de la purification étant accompli, selon la Loi de Moïse,
                  ils portèrent Jésus à Jérusalem pour le présenter au Seigneur’ (Lc 2)

Contemplons […] aujourd’hui le Temple de Jérusalem. Le Fils de Dieu, sous les traits d’un petit enfant, s’y montre pour la première fois. Autour de Jésus, nous voyons Marie, Joseph, Siméon et Anne la prophétesse […] Ces mystères (sont appelés) la fête des ‘ bonnes rencontres’.
Tous ceux qui marchent devant Dieu avec un cœur droit trouvent sur leur chemin une lumière qui les conduit par des voies divines à un même foyer, où ils se rencontrent pour s’unir dans l’amour du Seigneur […]
Le Mystère de la Purification nous montre combien la mission de la Sainte Vierge s’est identifiée avec celle de son divin fils […]
Siméon célébra à la fois les grandeurs de Marie et les magnificences de Celui qui est la lumière des nations et la gloire d’Israël.
                                                                                         Miettes Evangéliques p. 523-524                                              
 

Mercredi des cendres   « Sonnez la trompette à Sion, et annoncez un jeûne solennel. » Joël 2

I – A l’entrée des quarante jours consacrés à la pénitence l’Eglise emprunte la voix auguste des prophètes pour nous exhorter à nous renouveler dans la grâce de Dieu. Bienheureuses les âmes qui répondent à cette invitation solennelle ; car le jour approche où la trompette de l’archange annoncera  la fin des épreuves terrestres. Alors le temps de la pénitence sera passé, et les regrets seront inutiles. Voici maintenant les jours favorables, dit l’apôtre, jours de grâce et de salut. [...]

En un mot, faire pénitence, c’est travailler à la destruction du vieil homme, pour seconder la résurrection de l’homme nouveau [...] Empruntons les paroles de David pour demander à Dieu l’esprit de pénitence [...]
                                                                                                                      Miettes Evangéliques pp. 159-160
Temps du Carême
(5 semaines)
1° dimanche de Carême
Les tentations de Notre Seigneur au désert – Mt 4

I – Considérons le Fils de l’homme aux prises avec le perfide serpent. Il s’est fait homme pour combattre face à face l’adversaire de l’homme. L’épreuve du paradis terrestre recommence dans le désert. Jésus-Christ triomphe là où Adam avait succombé ; et sa victoire est telle que nous y trouvons tout à la fois la grâce, l’exemple et les moyens de triompher à notre tour. Adam s’est laissé séduire par l’esprit d’orgueil ; Jésus, par son humilité, demeure inaccessible à la séduction. Adam était entré en pourparler avec le tentateur ; ses raisonnements l’avait entraîné au doute, et le doute à l’opposition. Jésus ne raisonne point avec le démon ; il ne transige pas ; il se borne à lui opposer ces simples paroles : il est dit, il est écrit.
A l’exemple de notre Sauveur, nous déjouerons les ruses de l’ennemi en restant humblement attachés à la parole divine dont l’Eglise est l’interprète. [...]
Cependant [...] Dieu ne permet jamais que l’épreuve s’élève au-dessus de nos forces ; il proportionne sa grâce à toutes les situations, et il dit à chaque homme ce qu’il a dit à St Paul : Ma grâce te suffit. Si donc la grâce nous manque, c’est que nous ne la cherchons pas, ou bien que nous ne la secondons pas.
                                                                             Miettes Evangéliques pp. 164-165

  2° dimanche de Carême
La transfiguration du Christ

I – L’auréole resplendissante dans laquelle Jésus-Christ apparaît aux apôtres sur la montagne du Thabor nous présente le type sublime de l’homme régénéré. De même que Moïse dut construire le tabernacle du désert d’après  le modèle qui lui fut montré sur la montagne, de même le chrétien tabernacle vivant de Dieu, doit être transfiguré à l’image de Jésus-Christ.
C’est un grand travail de la vie de tendre, par des transformations successives, à l’auguste ressemblance qui changera l’homme terrestre en homme céleste ; par conséquent, le mystère du Thabor ne nous révèle pas seulement notre gloire future ; il se rapporte aussi à la sanctification de la vie présente, et nous en montre les merveilleux effets. [...]

II – Notre Sauveur, au jour de la transfiguration, mène ses apôtres à l’écart et se met en prière ; deux actes qui nous apprennent que c’est dans la retraite et dans l’exercice de l’oraison que Dieu se manifeste aux âmes et leur accorde les plus insignes faveurs : Je la mènerai dans la solitude, nous dit-il par la bouche du prophète, et je lui parlerai au cœur   [...] David s’écrie : Pendant que je méditais, le feu de mon âme s’est embrasé !
[...] Heureux ceux qui acceptent les épreuves du Calvaire et se rendent dignes de jouir éternellement de la gloire du Thabor.
                                                                                         Miettes Evangéliques 2° dimanche de Carême pp. 174-175
3° dimanche de Carême
« Considérez le figuier et les autres arbres »

II - Le Figuier, selon la remarque de saint Bernard, est un symbole qui représente le peuple d’Israël [...]
J’ai vu leurs pères comme les premières figues qui paraissent sur les plus hautes branches de l’arbre, dit le prophète Osée – Os IX,6
Jésus-Christ se sert de la même figure dans ses divines paroles : Un homme, dit-il, avait planté un figuier dans son champ. [...]
Et voilà que l’analogie de ce mystérieux arbre reparaît encore parmi les signes précurseurs du second avènement.
Est-ce que le réveil de l’arbre desséché annoncerait le retour d’un printemps de grâce et de lumière ? Est-ce que ses feuilles, en revenant à la vie, indiqueraient les prémices du retour d’Israël ? C’est ce que le prophète Isaïe annonce formellement : Un jour, dit-il, les racines de Jacob se ranimeront avec vigueur ; Israël refleurira, et ils rempliront de fruits toute la face de la terre.
A cette promesse que l’Eglise répète après tous les prophètes, il nous faut écrier avec l’Ecclésiaste : Seigneur, pressez le temps ; hâtez la fin ; rassemblez les tribus d’Israël.
Heureuse la vocation des filles de Sion, appelées à contribuer par leurs travaux, leurs sacrifices et leurs prières à l’accomplissement de ces grandes espérances.
                                            Miettes Evangéliques pp. 16-17 (pour le 3° dimanche de Carême année C 2010)
4° dimanche de Carême
Parabole de l’enfant prodigue – Lc XV

I [...] Il suffit  de méditer simplement  ce que l’Evangile raconte de l’enfant prodigue, pour comprendre que, loin de Dieu, il n’y a que déception, indigence et tristesse. Quand l’âme chrétienne, entraînée par les chimères de l’indépendance, secoue le joug du plus tendre des pères, elle ne tarde pas à s’engager dans la chaîne d’un autre maître sans pitié et sans amour. Tel est le sort du prodigue, et telle est immanquablement le sort de tout homme qui cherche le bonheur en dehors du service de Dieu. Il dissipe sa substance et ses forces : il perd sa dignité. Il finit par un dénûment si complet que, vide et affamé, il partage les aliments des pourceaux.

A la vue de ces conséquences d’une liberté illusoire, bénissons les liens qui nous attachent à notre Sauveur et resserrons-les de telle sorte que rien ne puisse jamais les briser.

II - Admirons la bonté de ce père dont les entrailles s’émeuvent de compassion, à la vue de son fils humilié et repentant ! Les larmes de ce fils égaré touchent son cœur ; il ne lui laisse pas le temps de venir jusqu’à ses pieds ; il le prévient ; il se jette à son cou ; il le couvre de baisers ; il oublie tous ses justes griefs ; il pardonne toutes les fautes. C’est ainsi qu’en agit la tendresse incompréhensible de notre Père céleste envers ceux qui implorent sa miséricorde. Le repentir commence l’œuvre de réconciliation, la confession la continue, la réparation l’achève [...]

                                               Miettes Evangéliques pp. 183-184   (pour le 4° dimanche de Carême année C 2010)
5° dimanche de Carême

« Il n’est point de vérités plus clairement révélées, plus fréquemment répétées que celles qui regardent les fins dernières de l’homme. L’Eglise nous les rappelle en ces jours de pénitence, afin qu’au souvenir des justices de Dieu, nous usions saintement des grâces de la vie présente.  [...]

En face de ces deux issues de notre vie, c’est à nous de choisir. La vie et la mort sont devant vous, disait Moïse à son peuple : ce que vous aurez choisi vous sera donné.
[...] Si nous renonçons à nous-même pour nous dévouer à l’amour de Dieu et du prochain, si nous unissons nos peines à la croix de Jésus-Christ, si nous marchons comme lui dans la ligne droite de l’obéissance, nous serons couronnés avec les bienheureux. [...]

Vivons de telle sorte que, fidèles à la grâce, nous entendions aux derniers jours ces paroles [...] Venez les bénis de mon Père ; entrez  en possession du royaume qui vous a été préparé dans l’éternité. »

Miettes Evangéliques p. 167 (pour le 5° dimanche de Carême 2010)
19 mars :
St Joseph
« Voici le serviteur fidèle et prudent que le Seigneur a établi sur sa famille.» Lc XII

 

I – Saint Joseph est l’homme choisi entre tous pour tenir lieu de père à l’Enfant Jésus et d’époux à la Vierge immaculée [...]

Cette vocation ne ressemble à aucune autre ; elle fait de saint Joseph un homme à part. Il a veillé sur l’Enfant et sa Mère ; il les a soustraits à tous les périls, les a guidés sur la terre étrangère et les a ramenés en Israël. Dépositaire de la confiance de Dieu, il est l’ange visible de la sainte famille. [...]

 Il veille sur les enfants  l’Eglise comme il a veillé sur le berceau de Bethléem [...]

                                                           

Miettes Evangéliques pp.525-526
25 mars Annonciation  L’annonciation de la très-sainte Vierge
  Je vous salue, pleine de grâce. » Lc 1,28 

I -  La fête de l’Annonciation  rappelle à nos cœurs les abaissements du Fils de Dieu qui s’est fait homme, et les ineffables grandeurs de la Vierge qui devient Mère de Dieu. Aucune parole ne saurait raconter les secrets de la divine incarnation :
                               ‘ Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous’
   La chair, divinisée dans le sein virginal, se transformera en nourriture et en breuvage, pour déposer dans nos âmes la semence de l’immortalité.
  L’Evangile ne rapporte que l’annonce de cet auguste mystère ; annonce bienheureuse que le monde attendait depuis quatre mille ans, et qui, réalisant les prophéties anciennes, inaugure l’ère nouvelle du christianisme […]
  Marie, saluée par l’ange Gabriel  et fécondée par le Saint Esprit, enfante la vie divine qui triomphera de la mort. L’Enfant qui naîtra de Marie vient nous rendre le titre d’enfants de Dieu. Quelle allégresse, quelle dignité ! Les chrétiens sont plus que des princes, plus que des fils de rois, ils sont les fils du très-Haut.                                                                                                                                             

II –  Tous les saints de la terre ont exalté les gloires de Marie [...] Mais aucune louange n’a jamais égalée celle de Gabriel : Je vous salue pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes. Ces étonnantes paroles troublent la délicate modestie de la Vierge ; et bien loin de l’éblouir, elle provoque une réponse [...] : je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole. [...] Et tandis que l’archange s’incline devant elle comme la Mère de son Dieu, elle n’offre au Seigneur que le simple hommage d’une servante.

 Que cette grande leçon soit l’objet de nos méditations. Voulons-nous glorifier Dieu, voulons-nous grandir nous-même, imitons Marie, abaissons-nous et soyons humbles.
                                                                                                              Miettes Evangéliques pp. 526-527
 
Rameaux/ dimanche de la Passion  « Dites à la fille de Sion : voici votre roi qui vient à vous, plein de douceur » Mt 31

I – Contemplons l’auguste Roi, à son entrée solennelle dans Jérusalem. C’est le Messie, le roi d’Israël, le Dieu d’amour, le Sauveur du monde, l’Agneau destiné au sacrifice, le céleste Epoux de la Fille de Sion. Il est grand par lui-même, il n’a pas besoin, comme les princes de la terre, d’emprunter les pompes mondaines pour relever sa grandeur aux yeux des hommes. Sa douceur seule lui assujettit les peuples, et son humilité pleine de charme triomphe de tous les cœurs. Scène toute prophétique et consolante ! [...]

Ouvrons avec empressement nos âmes à notre Sauveur bien-aimé, et demandons que son règne arrive en nous et hors de nous.

                                                                                                                             Miettes Evangéliques p.215
Semaine Sainte
 Jeudi Saint
La sainte Cène

I – Contemplons su nos saints autels les mystères qui reproduisent et perpétuent l’œuvre de notre rédemption. 
[...] Comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin. C’est l’explication du mystère, telle que la donne l’évangéliste qui reposa sur le cœur de Jésus. L’amour divin franchit les bornes d’un amour ordinaire ; il déborde jusqu’à l’infini ; [...] Jésus avait tout donné ; à la fin, il se donna lui-même.
[...] afin que par cette manducation mystérieuse nous demeurions unis à Lui comme les membres de son corps, comme les os de ses os, la chair de sa chair. Prenez et mangez, car ceci est mon corps. [...] 

II - Mystères pleins de vie, pleins de force et d’efficacité, qui nous applique le sang de l’Agneau pour nous régénérer  [...] Ce sang est le prix de notre rédemption [...]
Par ce sacrifice, il renouvelle incessamment les mystères de sa passion, de sa résurrection et de son ascension glorieuse. C’est l’agneau pascal qui nous fait passer des ténèbres à la lumière, de l’esclavage à la liberté, e la mort à la vie, de la terre au ciel.
Ainsi subsistent éternellement dans l’Eglise, d’une manière ineffable, la sainte Cène, le Calvaire et le mystère de la résurrection. [...]
                                                                                                                   Miettes Evangéliques pp. 220-221
Vendredi Saint  Jésus-Christ exhale son dernier soupir

I – [...] Père je remets mon âme entre vos mains. [...]

Le sauveur du monde, après avoir bue jusqu’à la lie le calice de toutes les douleurs humaines, incline la tête; son front se couvre de pâleur ; son œil s’éteint ; il pousse un cri déchirant ; tout es consommé ; il expire !
A ce moment suprême le démon est vaincu ; la dette du genre humain est acquittée ; l’arrêt de réprobation prononcé contre l’homme coupable est effacé ; la mort n’est plus un châtiment ; elle est une délivrance ; la réconciliation est scellée ; le ciel se rouvre, la parie est reconquise. Désormais tout homme qui vit et meurt avec Jésus-Christ sort de ce monde comme un exilé qui rentre en ses foyers, comme un enfant qui se jette dans les bras de son père, comme une épouse qui court au-devant de l’époux. Ainsi le mystère de la croix détruit l’aiguillon de la mort. La mort devient une pâque, c’est-à-dire un passage, un doux réveil, un heureux enfantement, une rédemption accomplie. Prosternons-nous au pied de la croix [...]
                                                                                                          Miettes Evangéliques pp. 222-223
Samedi Saint La sépulture de Jésus-Christ

I – Contemplons l’Agneau de Dieu  sacrifié, la Victime immolée, l’Amour crucifié ! [...]
Cependant le Calvaire change d’aspect ; le tumulte s’apaise ; la multitude, frappée de terreur, se disperse ; plusieurs voix proclament la divinité du Messie. Bientôt la croix n’est plus entourée que de quelques âmes aimantes et fidèles. Marie, transpercée du glaive de la douleur, conserve toujours son attitude calme et sublime ; elle soutient le courage de saint Jean ; elle essuie les larmes de Madeleine ; elle relève l’espérance des autres Marie ; elle excite la foi du centurion, de Nicodème, de Joseph d’Arimathie. Ceux-ci détachent pieusement le corps du Seigneur et le déposent dans le sépulcre [...]
 Et nous aussi, joignons –nous à cette petite troupe fidèle [...]
                                                                                                       Miettes Evangéliques pp. 224-225
Dimanche de Pâques    Il est ressuscité

I – Qui nous ôtera la pierre qui est à l’entrée du sépulcre ? Telle était la préoccupation des saintes femmes qui, dès le matin, venaient offrir au corps de Jésus-Christ les parfums de leur piété et le baume de leur amour.

Et nous aussi, demandons que la pierre soit enlevée de nos cœurs, afin que, délivrés de tout fardeau, de tout endurcissement, de toute entrave, nous contemplions avec allégresse la résurrection de notre Sauveur. Imposons silence à notre raison stupéfaite ; n’écoutons que la voix des anges : Il est ressuscité ! Ce cri du ciel, sorti de la profondeur du sépulcre, est porté par Madeleine et ses compagnes à saint Pierre et aux apôtres.

Ceux-ci le répètent à Jérusalem ; et de Jérusalem il se propage, comme un écho formidable, à travers le monde et à travers les siècles des siècles. Il est ressuscité ! Les promesses de Dieu sont accomplies ; les prophéties sont réalisées ; le démon est vaincu ; la mort rend ses dépouilles ; le Libérateur des hommes triomphe. [...]

II – [...] Voulons-nous marcher sur leurs traces ? Attachons-nous [...] à la parole de l’Ecriture et disons avec Job :
Je sais que mon rédempteur est vivant et qu’au dernier jour je ressusciterai du sein de la terre ; je le verrai de mes yeux, moi-même, et non un autre. Cette espérance repose sur mon cœur, parce que mon Rédempteur est vivant – Job XIX, 23
                                                                                                    Miettes Evangéliques pp. 225-226
Lundi de Pâques   Les disciples d’Emmaüs

I – Pendant que deux disciples fidèles s’entretenaient tristement de la mort de leur Maître bien-aimé et se troublaient dans leurs espérances, le Seigneur lui-même leur apparaît ; et, sans se faire connaître, il les instruit, les fortifie, et les console. Ainsi se réalise la divine promesse consignée dans l’Evangile : Là où deux ou trois seront réunis e mon nom, je serai au milieu deux.
Ce mystère, visiblement accompli sur la route d’Emmaüs, nous apprend ce qui se passe invisiblement sur tous les chemins de la vie. Que de fois le Seigneur est tout près de nous, quand la charité fraternelle nous unit dans une même prière et une même pensée ! Nos yeux corporels ne le voient pas ; mais nous sentons sa présence par les inspirations douces qui éclairent notre foi et dilatent notre confiance.
Nous ressentirons indubitablement les effets de cette présence si, de notre côté, nous marchons sous l’œil de Dieu, et si nos entretiens sont tels que Jésus-Christ puisse y prendre part.
                                                                                              Miettes Evangéliques pp. 227-228
6 mai 1884
 Mort du Père Marie
   [...] En ce jour anniversaire de ma conversion. Il y a 40 ans aujourd’hui ! Ils ont été laborieux ces 40 ans ; plus laborieux peut-être que ceux du pèlerinage de mes ancêtres avant leur entrée en Terre Sainte. Aussi, après une rude quarantaine, il me sera permis d’aspirer à l’éternel repos, dans la céleste Sion, la véritable Patrie !. [...]
                                                                                          P. Marie A Ratisbonne  extrait de lettre du 20 janvier 1882
Ascension   Jeudi, fête de l’Ascension
Le Seigneur Jésus, après avoir adressé ses dernières instructions à ses apôtres, s’éleva dans le ciel – Mc XVI
I – [...] Le Fils de Dieu, qui s’est fait homme, monte au plus haut des cieux et emporte la nature humaine dans les splendeurs de la gloire. [...]
Là où est le Maître, là seront les disciples ; là où est la tête couronnée, là seront les membres ; là où est notre trésor, là seront nos cœurs. Jésus - Christ lui-même nous affirme qu’il prépare nos places dans la céleste patrie. Bénissons la croix qui nous a ouvert ces magnifiques perspectives !
Purifions-nous, sanctifions-nous sur la terre, afin qu’avec le regard et les ailes de l’aigle, nous arrivions au terme ineffable de nos destinées, et que nous nous élevions jusqu’au soleil de l’amour, où nous vivrons éternellement dans sa chaleur et dans sa splendeur. [...]
                                                                              Miettes Evangéliques pp. 279-280
Pentecôte   Dimanche de la Pentecôte

Nous viendrons en lui et nous ferons en lui notre demeure – Jn XIV, 23

I – Considérons l’analogie de la Pentecôte chrétienne avec la Pentecôte de l’Ancien Testament. Moïse promulgua sur le Sinaï, cinquante jours après la manducation de l’agneau pascal, la grande loi qui commande à l’homme d’aimer son Dieu. Cette loi, gravée sur les tables de pierre, n’était que la formule de la loi vivante inscrite dans le cœur de l’homme. Ce fut cinquante jours après la Pâque chrétienne que l’Amour lui-même se manifesta [...] mais en substance et en vérité.
Il s’est répandu dans nos cœurs pour allumer au-dedans de nous-mêmes l’amour que la loi avait ordonné et promulgué.
Transportons-nous en esprit dans le cénacle, sur la montagne de Sion, et demandons quelques étincelles du feu divin qui a embrasé les disciples. ! [...]
                                                                     Miettes Evangéliques pp. 291-292
31 mai Visitation    D’où me vient cet honneur que la Mère de mon Dieu vienne jusqu’à moi –Luc I

I – Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Cette belle parole de Jésus-Christ s’est vérifiée de manière éclatante dans le mystère de la Visitation. [...]
Quand, pressée de partager ses émotions avec sainte Elisabeth, elle reconnaît les effets merveilleux de sa visite ; quand, à son aspect, toute la maison de Zacharie est inondée de paix et de joie divine, alors Marie sent qu’elle n’est plus heureuse toute seule ; elle procure le bonheur aux autres ; elle est devenue [...] dispensatrice des grâces ; et son cœur, palpitant de reconnaissance, exhale les brûlants accents du Cantique : Désormais toutes les nations m’appelleront bienheureuse. [...]

II – [...]
 Le bien que nous aurons procuré aux autres contribuera à nous rendre heureux au ciel et sur la terre.
                                                                                               Miettes Evangéliques pp. 531-532
4 juin : St Jean Baptiste   «  Il marchera devant le Seigneur pour lui préparer sa voie »

 I – [...] L’Evangile le caractérise en ces deux mots :Il était une lampe brûlante et luisante – Jn 5 – Sur quoi les commentateurs font remarquer que l’Evangéliste ne dit pas que Saint Jean était une lampe qui éclaire et brûle, mais une lampe qui brûle et éclaire. Ce n’est pas la lumière qui produit le feu, c’est le feu qui produit la lumière. [...] La parole du saint précurseur n’a été lumineuse que parce qu’elle jaillissait d’un cœur brûlant d’amour e de charité [...]
                                                                                                        Miettes Evangéliques p. 528
6 août : Transfiguration La transfiguration de Notre Seigneur

 I – L’Eglise appelle nos méditations aujourd’hui, sur le mystère de la transfiguration de Notre Seigneur.
Son intention est que nous le considérions d’abord en lui-même, et qu’ensuite nous l’appliquions à notre destinée. Contemplons donc notre Sauveur dans toute sa magnificence ! La divine lumière, qu’il avait jusqu’alors cachée sous le voile d’une impénétrable humilité, se fait jour à travers son corps, et l’illumine tout entier ; son visage brille comme le soleil ; son attitude est pleine de majesté. Pierre ne peu retenir un sain enthousiasme ; il s’écrie : Seigneur ! Qu’il fait bon ici ! La scène du Thabor était en effet un avant-goût du souverain bonheur auquel sont appelés les âmes fidèles.
Ce bonheur sera le nôtre ; mais si en ce monde il ne nous est pas donné de contempler Jésus-Christ dans sa gloire, nous pouvons du moins jouir de sa présence mystérieuse en face du saint autel. [...]

II – Jésus-Christ est le modèle de l’homme dans tous les états de vie, et l’on peut dire de lui sur le mont Thabor ce que Pilate avait dit en le montrant couronné de ronces et d’épines ; Voilà l’homme ! Ainsi la glorieuse transfiguration de l’humanité du Fils de Dieu nous laisse pressentir quelle sera la beauté ineffable du chrétien glorifié.
 Saint Jean nous enseigne que, lorsque Jésus se manifestera, nous serons semblable à Lui et en quelque sorte un même esprit avec Lui.
Mais n’oublions pas que, selon l’enseignement de Saint Paul, nous ne pouvons arriver à la gloire qu’en traversant, comme Jésus-Christ, les phases de la souffrance ; et que , pour être couronnés avec Jésus-Christ, il faut mourir avec Lui. Il n’y a qu’un seul chemin qui mène au ciel : c’est le chemin de la croix.
                                                                                                       Miettes Evangéliques pp. 173-174
15 août Assomption de Marie   Il a fait en moi de grandes choses, Celui qui est tout-puissant –Luc 2

I  - Il est juste [...] que le Fils de Dieu reçût au plus haut du ciel la Vierge qui l’avait conçu et enfanté sur la terre.
 Les prophètes la voyaient monter comme l’aurore naissante. Elle franchit les espaces, les cieux, les choeurs des anges et des saints, et va s’asseoir sur le trône royal de la Jérusalem céleste ! Quel éclat ! Quelle majesté !
Allez, filles de Sion, contemplez votre Reine couronnée ! [...] 

II – la bienheureuse Vierge nous révèle elle-même la raison de son élévation : le Très-Haut a regardé l’humilité de sa servante. Elle est restée humble au milieu des hommages insignes dont elle était l’objet de la part des anges et des hommes ce prodigieux abaissement est devenu la mesure de sa grandeur. Les âmes humbles se rapprochent d’autant plus de Dieu, qu’elles se détachent plus parfaitement d’elles-mêmes [...] 
Pour obtenir cette vertu, célébrons les fêtes de Marie par un renouvellement de ferveur au service de Dieu.
                                                                                                                      Miettes Evangéliques p. 533
4 septembre
Saint Moïse
 « …La foi de nos pères… cette foi toute entière repose sur la Loi et les prophètes…
   Une juive qui n’observe point la Loi de Moyse ne me paraît point une excellente juive …
 Tu seras donc un excellente juive que quand ta foi embrassera avec amour, avec respect, tous les dogmes, les préceptes et les prophéties sacrées de la Bible ».
                                                Lettre à sa nièce Hélène, Paris 28 juillet 1844    pp. 12 à 15  Mes Souvenirs

Et le peuple, dans les solennités du Temple, répétait cette triple analogie :
                          ‘ Saint, saint, saint, est le Seigneur Sabaoth’.
La liturgie mosaïque aussi bien que l’Ecriture et la Tradition célèbrent toujours le Dieu trois fois saint. Et chose frappante, ce dogme sacré se trouve même énoncé dans le texte de Moïse qui promulgue en trois termes l’unité de Dieu :
                         ‘ Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est un Dieu unique’
Il n’est pas possible de méconnaître dans l’Ancien Testament les germes des divines vérités qui durent s’épanouir sous la lumière de l’Evangile…
      La révélation évangélique, déposée dans l’Ecriture et la Tradition, nous donne la pleine connaissance du Père, du Fils et du Saint-Esprit, dans l’unité substantielle de la nature divine »  
                                                                                                           Rayons de Vérité pp.14-15 
8 Septembre,
Nativité
de la
Très Sainte Vierge
« Une tige sortira de la racine de Jessé  Isaïe, XI. »

I Saluons avec allégresse la fête de la Nativité de notre Mère, qui est le premier anneau de toutes les fêles chrétiennes.

Dieu seul connaissait la haute destinée de cette enfant de bénédiction. Issue des patriarches, des prophètes et des rois d'Israël, elle était cependant plus illustre par sa noblesse intérieure que par les titres de ses aïeux.

Sa naissance apporte la joie au monde comme l’aurore dissipe la nuit et prélude aux splendeurs du soleil.
Elle réjouit la terre, parce qu'elle fait descendre d'en haut les eaux vives qui fertilisent les vallées et les collines;
elle réjouit le ciel parce que les anges contemplent leur reine dans le berceau de Sion ;
elle réjouit principalement l'Eglise qui, toute imprégnée des sentiments de Jésus-Christ, offre aujourd’hui à là Mère du Seigneur les plus fervents hommages de son culte filial.

Reconnaissons cependant avec Saint Augustin qu'il n'y a pas de mots qui puissent louer dignement la Vierge pleine de grâces ; et à défaut de paroles, offrons-lui nos cœurs avec toutes les effusions de  notre amour.

II. La  naissance de Marie sera éternellement un jour de bonheur.
Par Marie la source de toutes les grâces s’ouvre, et c’est elle qui les déverse sur tous.
Demandons, pour notre part, un accroissement dans la paix de Dieu, une dilatation dans les joies de la charité, un progrès dans la vie d’amour, une inviolable fidélité à nos engagements religieux.
Mais prions surtout Marie, de présider à notre naissance future ; car le jour où nous nous dépouillerons de la vie corporelle, nous naîtrons à une nouvelle vie ; et si nous mourrons dans la grâce de Dieu, nous vivrons avec Marie, dans la Sion du ciel.
C’est dans cette espérance que nous disons tous les jours : priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.
                                                                        p.534-535.Miettes Evangéliques .Père Th. Ratisbonne. Paris, J de Gigord, 1924 
14 et 15 septembre 
Exaltation de la Croix glorieuse
Notre Dame des Douleurs
 « La croix du Christ ...apparaîtra resplendissante au ciel comme la balance de la justice divine ...
  Elle sera la consolation des uns ...
 Elle a été  le gage de l’espérance... Le lien sacré des âmes...
Alors, dit l’Ecriture Sainte, ceux qui auront fui la croix pour chercher leur félicité en ce monde, à la vue des âmes fidèles, s’écrieront d’une vois lamentable :
 « Les voilà donc, ces hommes qui furent l’objet de nos dérisions et de nos outrages! Insensés que nous étions, ils ne nous inspiraient que pitié, et maintenant ils sont placés parmi les enfants de Dieu, et leur sort est de triompher éternellement avec les saints ».
 O mon âme, si tu participes ici-bas aux humiliations et aux souffrances de la croix, tu participeras aussi à ses ineffables triomphes ...
 Si donc nous cessons de vivre pour nous, afin de ne plus vivre que pour Jésus-Christ ; si nous embrassons notre croix pour nous unir à la croix de Jésus-Christ,  nous contemplerons au dernier jour cette croix radieuse, comme la clef du ciel et le gage de notre délivrance.
Levez la tête avec confiance, vous qui êtes à Jésus-Christ, et dites avec l’épouse :
 ‘ Venez Seigneur Jésus venez, et ne tardez point’ ...
La très- sainte Vierge, inséparablement unie à Jésus-Christ, apparaît à la fin des siècles comme au commencement des voies de Dieu.
 Elle a été l’espérance du genre humain au jour du péché et des anathèmes. Elle sera la consolation des hommes au jour du dernier jugement.
 Elle a veillé au chevet de la crèche ;
 Elle s’est tenue debout au pied de la croix : elle se trouvera assise auprès du trône de la justice divine.

Marie sera comme l’arc dans la nuée ; elle montrera qu’elle est notre mère ; son cœur parlera pour nous ; elle fera surabonder la grâce et la miséricorde.
                                                            Théodore Ratisbonne, Miettes Evangéliques,  pp. 14 ...19

19-septembre 1836 Mort de M. L. Humann 

 Cependant le dernier jour de notre vénérée Mère arriva le 19 septembre 1836. Elle rendit à Dieu son âme purifiée et sanctifiée, à 7 heures du matin. C’état l’heure où je disais la messe pour elle à la cathédrale. Je ne parlerai pas du glaive de douleur qui traversa mon cœur quand, revenu à la maison, je ne trouvai plus que les restes inanimés de cette mère si aimée. Il y a des désolations dont on ne peut parler... Mr Bautain cru me consoler en me proposant de veiller avec lui et avec l’abbé Carl auprès du lit funèbre. Mais, à l’entrée de la nuit, MM. Bautain et Carl se retirèrent, et ne revinrent plus. J’avoue qu’en me trouvant seul dans la chambre mortuaire, en face de ce corps immobile, une émotion insurmontable s’empara de moi. Je me jetais à genoux et bientôt après, je m’endormis profondément. Le lendemain, en m’éveillant au point du jour, il me semblait entendre la voix maternelle qui me disait : «  Est-ce ainsi, mon fils, que vous avez appris à veiller ? ». Tandis que cette âme si sainement chrétienne entrait dans les joies du ciel, elle nous laissait sur terre comme des orphelins, dans une maison déserte, plongés dans la tristesse....

Notre acte d’union était notre seule règle constitutive ... Notre mère ne nous avait donné pour règle que la charité...
                                                                                Théodore Ratisbonne, Mes Souvenirs, p. 167
9 octobre
 St Abraham
«  Planant sur les eaux il – l’Esprit- Saint  -  inspire l’Ecriture, il parle par les prophètes, il renouvelle la terre et répand ses dons aux hommes…
Toujours le Nom divin était trois fois répété : Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob !
                                                               Rayons de Vérité pp.14-15  

  ‘ Je poserai ma pierre dans les fondements de Sion’
«  …. Combien serions-nous puissants et féconds si, au lieu de compter sur notre habileté et nos talents, et notre savoir – faire, nous laissions le Seigneur agir lui-même !
‘ Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur, dit le psalmiste, sont inébranlables comme la montagne de Sion.’
Ils espèrent comme Abraham, contre toute espérance ; ils triomphent par la persévérance, ils disent avec les livres sacrés : ‘ IN SION FIRMATA SUM
                                                  Miettes Evangéliques p.45     Mercredi  du  4° dimanche de l’Avent
1° Novembre :
la fête de tous les saints
« Dieu est admirable dans ses saints » Ps LXVII

I - [...] C’est la fête de la grande famille catholique. Autour de Dieu se rejoignent successivement les âmes heureuses qui ont achevées leur purification et elles se réunissent dans les demeures sublimes que Jésus-Christ leur préparées.
La mort n’a pas brisé les liens qui les attachaient à nous ; au contraire, leur affection augmente à mesure qu’elles se dilatent dans les régions de l’amour ; et plus elles deviennent ardentes et aimantes, plus elles s’intéressent à nous et compatissent aux douleurs de notre exil. Les bienheureux nous associent à leurs mérites, nous protègent par leurs crédits et leurs prières. Ils nous attendent et nous attirent ; car leur béatitude ne sera complète que lorsque nous en jouirons avec eux. Honorons-les de toutes manières ; mais surtout imitons leur courage et leur fidélité.

II – Les saints couronnés de gloire se trouvaient en ce monde dans les diverses situations où nous sommes ; ils ont subi les difficultés de l’âge, des climats, des sociétés que nous traversons nous-même. Ils ont lutté, souffert et pleuré ; mais appuyés sur la parole de Jésus-Christ, fidèles à la grâce, ils ont persévéré jusqu’à la fin, et sont entrés triomphants dans la Sion du ciel.

Remercions le Seigneur de nous avoir appelés à leur héritage, et marchons avec résolution sur leurs traces. La source de grâce coule pour nous comme pour eux ; et qu’ils ont fait, nous pouvons le faire. Offrons-nous avec eux au Très-Haut, comme des victimes volontaires de l’amour et de la charité.
                                                                                                                             Miettes Evangéliques pp. 537-538

[...]   Et de même que parmi les Patriarches et les Justes de l’Ancien testament nous trouvons une diversité de formes et de figures qui, ensemble, composent les divers traits de la vie de Jésus-Christ  -
  Abraham : la fidélité ;   Isaac : son obéissance ;   Jacob : ses labeurs ; Joseph : son ignorance et sa gloire ;
  David : sa vaillance, ses victoires et sa piété […]
 De même et plus encore, dans l’Eglise, dans l’assemblée des saints, on trouve instamment Jésus-Christ, tout entier admirable  dans ses saints. [...]             
                                                                                                pp. 110-111, Sources de Sion, tome 3
9 Novembre
Fête du Père Théodore
 Jérusalem, 9 novembre 1857, Lettre du P. Marie-Alphonse Ratisbonne au P. Théodore

    Jérusalem, 9 Novembre 1857                       

St Théodore                                 

Dédicace de la basilique du Sauveur                 

Bien cher frère,
 Pax Christi

 Je t’offre aujourd’hui pour ta fête une immense consolation.
 Les ruines du  prétoire contigues à l’arc de l’Ecce Homo sont à Sion ! ...
Ma dernière lettre te faisait pressentir cette grande nouvelle, aujourd’hui, quoique je ne puisse pas encore envoyer la traduction des titres, et les plans de cet important sanctuaire, je suis à même de te confirmer cette glorieuse annonce [...]

A choisir entre les ruines du Prétoire et l’arc, je préfère cent fois plus les ruines ; d’abord parce qu’au point de vue des souvenirs, le prétoire en offre bien plus que l’arc ; ensuite du point de vue de notre  œuvre nous pouvons élever dans un couvent un sanctuaire sur les ruines du prétoire, nous ne pourrions rien faire de l’arc.

En outre nous avons dans notre terrain un pilier de l’arc. On ne pourra pas nous l’enlever ; de sorte qu’en y adossant notre chapelle nous avons à la fois le Prétoire et l’arc.

De plus, comme possesseurs du prétoire nous sommes les seuls qui puissions obtenir un jour ou le dessus de l’arc ou l’arcade entière ; car les derviches n’y laisseront pas venir les grecs. [...]

N1 Ruines acquises
N2 : Chambre sur l’arc
   3 : Pilier très ancien sur lequel sont gravés des fragments d’inscription
                        O A M I
                        T O 44[
   4 : Chambre aux Derviches
   5 : Couvent de derviches
   6 : Arc de l’Ecce Homo reconnu par tous les auteurs anciens et modernes

–        Dans la partie élevée constructions arabes pas antiques –

Le pilier n°3 est seul ancien. Le livret du chemin de la croix marque cette station en grandes lettres. Indulgence plénière.

    7 : Arceau hébraïco Romain comme le N° 3 auquel il aboutit est tout entier et sa découverte est de la plus haute importance .
          Le n° 2 et le n° 3 font partie de l’acquisition et se trouvent
         dans  la ligne d’enceinte de nos murs.
21 Novembre, Présentation de la Très-Sainte Vierge « Félicitez-moi vous tous qui aimez le Seigneur ;
car lorsque j’étais encore toute jeune, j’ai été agréable au Très-Haut »
                                                                                                                                             Antienne de l’offertoire du jour

I – la consécration de la très-sainte Vierge au temple de Jérusalem inaugure la voie des vocations religieuses. David avait contemplé de mystère, et dans son divin psaume il chante l’alliance nuptiale que les âmes élues contractent avec le Dieu d’amour :

 « O Roi, vous surpassez en beauté tous les enfants des hommes ; la grâce est répandu sur vos lèvres, et vos vêtements exhalent les doux parfums de la myrrhe, de l’ambre et de l’aloès.

Les filles des princes en ont été embaumées ; et dans leur ravissement, elles ont recherché l’honneur de votre alliance. La Reine s’est tenue à votre droite, parée d’un manteau d’or et d’une infinie variété de richesses.

Ecoutez ma fille, et soyez attentive à mes paroles : oubliez et votre peuple et votre parenté ; et le Roi du ciel vous comblera d’amour ; car il est le Seigneur votre Dieu, puissant et adorable. La gloire de la fille du Roi est au-dedans d’elle-même, et son éclat efface les splendeurs de son vêtement. D’autres vierges viendront après elle et se consacreront au Roi des rois ; elles seront présentées au temple avec des transports de jubilation. » Ps XLIV

II – Sous le voile des paroles symboliques du Psalmiste, nous pouvons découvrir la destinée glorieuse des âmes qui marchent à la suite de Marie et forment le cortège sacré de l’Agneau de Dieu. Elles se présentent au temple pour se préparer à l’ombre du Sanctuaire, à la célébration des noces divines. Vocation auguste qui élève les plus humbles des enfants des hommes jusqu’au trône même de Dieu ! [...]
                                                                                                                             Miettes Evangéliques pp. 540-541