|
LE COIN DU PHILOSOPHE |
| Eté 2010 |
Alexandra |
Si tu ne profites pas |
|
| Pâques 2010 |
Karl Rahner (1904-1984)
|
La
résurrection
est
comme
elle
nous montre
brûle
déjà
qu'il
embrasera tout
|
|
| Carême 2010 |
ÉPICTÈTE (v.50-v.130), Entretiens, I, 24, in Les Stoïciens, Gallimard, 1962. |
Ce sont les circonstances qui montrent les hommes.
|
|
| Noel 2009 | Romano Guardini |
…à un instant précis, il a franchi
une frontière,
Dieu est entré dans le temps
Et cela,
|
|
| Avent 2009 |
Irénée de Lyon
(115-202)
|
Le Verbe de Dieu s'est fait
pour habituer l'homme et pour habituer Dieu à habiter dans l'homme.
|
|
| Automne 2009 | absa |
1909-2009 Centenaire de la naissance Simone Weil (1909-1943)
Au début de l’année scolaire, Simone Weil, professeur de Philosophie, expliquait à ses élèves que « l’attention est un effort, le plus grand des efforts peut-être… … la pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer. Tous les contresens dans les versions, toutes les absurdités dans la solution des problèmes de géométrie, toutes les gaucheries de style et toutes les défectuosités de l’enchaînement des idées dans les devoirs de français, tout cela vient de ce que la pensée s’est précipitée hâtivement sur quelque chose et étant ainsi prématurément remplie, n’a plus été disponible pour la vérité. La cause est toujours qu’on a voulu être actif ; on a voulu chercher… Les biens les plus précieux ne doivent pas être cherchés mais attendus. » (Attente de Dieu p.92-93)
L’attention est une disponibilité qui fait le vide et attend : « Je ne cherche pas, je trouve… » disait Picasso Disponibilité et créativité se conjuguent dans le dynamisme créateur de l’artiste comme dans celui de l’ « étudiant » à l’écoute de ce qui advient… Simone Weil, inspirée par Malebranche, nous rappelle que « L'attention est la prière naturelle que nous faisons à la vérité intérieure, afin qu'elle se découvre à nous. »
N’est-elle pas pour les étudiants et les enseignants la clef de l’étude et de la découverte de soi et des autres ? |
|
| Eté 2009 | Saint AUGUSTIN (354-430), Confessions, X, 8, Le Seuil, 1982. |
Qui donc [Dieu] est-il ? |
|
|
Pâques
Pentecöte 2009 |
Émile Chartier, dit ALAIN
(1868-1951), Définitions, in Les Arts et les Dieux, Gallimard, 1958. |
L'esprit, en son sens le plus commun, est ce qui se moque de tout. Ce sens est bon; il mène aisément à la notion d'esprit, qui est au fond le pouvoir de douter, ce qui est s'élever au-dessus de tous les mécanismes, ordre, vertus, devoirs, dogmes, les juger, les subordonner, et les remplacer par la liberté même, qui ne doit rien qu'à soi. Si Dieu est esprit, Dieu est libre et pour le libre.
Tel est le plus beau mystère, et
sans doute le seul. |
|
| Paques 2009 | José Calderon Salazar, journaliste |
e suis menacé de mort. I1 y a dans cet avertissement une erreur profonde. Ni moi ni personne ne sommes menacés de mort. Nous sommes menacés de vie, menacés d’espérance, menacés d’amour. Nous nous trompons. Chrétiens, nous ne sommes pas menacés de mort. Nous sommes menacés de résurrection. Car I1 est le chemin, la vérité, la vie surtout, même s’Il est crucifié au sommet de la décharge du monde... |
|
| janvier 2009 | Etty Hillesum |
Cette vie,
|
|
| Noel2008 |
absa |
Naître à la Parole « Dieu, personne ne l’a jamais vu »
Si Dieu est Dieu, Il n’est pas
celui que nous désignons sous ce nom ; Il n’est pas le Dieu que nous
imaginons ; celui à qui nous adressons nos prières. Noël ?
« Jésus Christ,
icône du Dieu invisible »
L’icône ne rend visible qu’en
suscitant un regard infini : celui qui perçoit l’invisible au-delà du
visible, celui pour qui chaque point de l’invisible devient un point de
lumière. « Le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous »
Noël :
Naître à la Parole s’accomplissant dans le monde et dans le cœur de
chacun.
|
|
|
Avent 2008 |
Communiqué par absa |
1er Trimestre 2008-2009
Jésus qui est interne à l’école Saint Théodore, rentre à Nazareth avec son bulletin du 1er trimestre. Franchement ce n’est pas bon. Sa mère a déjà vu ce mauvais bulletin, mais elle n’a rien dit, méditant toutes ces choses dans son cœur. Le plus dur reste à faire, il faut montrer le bulletin à Joseph !
Mathématiques
Ecriture
Chimie transforme l’eau en vin pour faire rigoler les camarades.
Sport
Expression orale
Ordre
Conduite
Joseph se dit que cela ne peut plus durer, qu’il doit prendre des mesures : « Eh bien, petit Jésus, puisque c’est comme ça, tu dormiras sur la paille la nuit de Noël ! »
|
|
|
novembre 2008 |
Saint Bernard
|
Pourquoi donc louer
les Saints ? |
|
|
septembre 2008 |
absa |
La mémoire du quotidien Le quotidien, de jour en jour, édifie l’immense palais de la mémoire qu’évoque Saint Augustin : « Voilà que dans ma mémoire je t’ai cherché, Seigneur, et ce n’est pas hors d’elle que je t’ai trouvé.
… Mais où demeures-tu
en ma mémoire, où, Seigneur, y demeures-tu ? (Confessions livre X) N’est-ce pas dans la précarité du quotidien et parfois dans son inattendu que se révèle une trace de l’Eternel ?
|
|
|
2008 été |
absa |
Quel
est cet oiseau studieux
La
Chouette, oiseau nocturne, étrange,
L’oiseau de Minerve, Hegel disait : « Si l’oiseau de Minerve ne s’envole qu’à la tombée de la nuit, c’est parce qu’il voit poindre l’aube. » Nuit obscure et Aurore… |
|
|
2008 Pentecôte |
Jean Guitton, |
Esprit Saint,
toi qui sais ce qu'est dans nos cœurs
toi qui sais combien il est plus
difficile toi qui as si bien fait ce qui fut fait, refais ce qui a été défait
Toi qui sais qu'il y a des mots |
|
|
2008 Pâques |
absa |
Pessa’h … Passages et traversées
Le passage est
l’itinéraire d’un être en transit
Nomade de la vie, tu
franchis les espaces
Chemineau d’une
informulable espérance, tu scrutes l’existence,
Etre de passage,
appelé à de mystérieuses traversées, de la vie à la mort et de la mort à la Vie : quels sont tes passeurs ?
|
|
|
2008 Carême |
Ambroise de Milan (IVe siècle) |
Si tu brûles de fièvre,
|
|
|
2008 Nouvel an |
Saint Augustin |
Eveille-toi,
« Eveille-toi, ô toi qui dors, Pour toi, dis-je, Dieu s'est fait homme. Tu serais mort à jamais si, un jour, pour toi, il n'était né...
Dieu avait un fils unique, |
|
|
2007 Avent |
Paul Tillich
|
Il n'est pas facile
|
|
|
2007 rentrée |
absa |
Au commencement… De rentrée en rentrée… tous les commencements sont nouveaux, créatifs, débordants de vie. C’est le temps de tous les possibles, de tous les rêves, mais aussi celui des questions et des inquiétudes. Se mettre en route comme le pèlerin, plein d’espoir et de confiance dans la traversée des terres inconnues, des déserts, des aurores et des nuits, toujours à la recherche de ce que les yeux ne peuvent voir ! Chemineau d’une informulable espérance !
Commencer et recommencer : Le
philosophe Husserl, à 80 ans, avant de mourir disait : Le commencement décide t-il de la fin ?
|
|
|
2007 Pâques |
absa |
|
|
|
2007 Carême |
absa |
Etranger à soi-même Le Même et l’Autre
Ne suis-je pas étranger à moi-même, expulsé de mon être, essentiellement apatride ? L’étranger est une figure de l’altérité, de l’autre différent, de celui que je ne suis pas, de l’inconnu et parfois de l’exclu… L’autre, celui qui échappe au familier, au chez soi, au même. En effet, je ne suis jamais de plain pied avec moi. C’est dans cet écart entre moi et moi-même, dans ce dépaysement intérieur que j’accueille ma propre altérité. Quand on accède aux profondeurs de soi, on trouve tout, sauf soi. Alors, on s’expulse, on se décharge du poids de son identité, de l’épaisseur du Même qui se décolle et se dessaisit de lui-même.
Dans cette faille entre le même et l’autre, au creux de l’altérité se découvre la trace de l’Infini qui ne vient pas de moi, mais de Celui qui est totalement Autre et m’attire vers l’Etrangeté absolue, , vers une autre terre : terre natale ou terre promise , vers un Ailleurs… |
|
|
2006 octobre |
Absa |
Mourir au présent
La mort
inséparable de la vie n’est plus à venir,
Expérience du
néant qui chaque jour, se creuse en nous
Mort
quotidienne : mourir à nos projets, à nos déceptions,
Sommes- nous
capables de croire Germe l’Eternité ? L’enfantement de Dieu en nous ?
Maintenant
|
|
| 2006 septembre |
Absa |
L'ECOLE : Fabrique de crétins (J.P. Brighelli)... ou Chemins d'intelligence ? L'ENSEIGNANT : Pilote sur un bateau ivre (Platon) ou Passeur d'hommes ? L'ELEVE : Citerne à remplir ou Source à faire jaillir ? Pour éclairer le débat: Ouvrir la Charte des Etablissements de N.D. de Sion Se souvenir de cette parole du Talmud : « Le Monde ne se maintient que par le souffle des enfants qui étudient. »
|
|
| 2006 21 juin
|
Absa |
Bienheureux ceux qui savent rire… Non pas le rire destructeur, mais le rire souverain qui met à distance de soi : rire de soi, rire de ses problèmes des larmes de rire de démesure à en mourir… des éclairs de pensée libre, l’envers de la raison ! le rire éclate avec l’inattendu transcende les limites humaines libère l’énergie de l’esprit jusqu’aux confins du temps et de l’espace… A l’époque de Machia’h , quand toute la vérité sera révélée : « Alors les bouches seront emplies de rire » selon le Talmud , cité par le rabbin Noah Weinberg
|
|
|
2006 4 juin |
Maitre Eckhart 1260 - 1328 |
" Ne savez-vous pas que la philosophie est le dépassement de la raison dans le but de se complaire dans la sagesse et l'intelligence de Dieu ?" |
|
|
2006 2février |
Absa, |
Rêveries d’un philosophe
« La flamme de la chandelle sur la table du solitaire prépare toutes les rêveries de la verticalité. La flamme est une verticale vaillante et fragile. Un souffle dérange la flamme mais la flamme se redresse. La flamme est une verticalité habitée. Tout rêveur de flamme sait que la flamme est vivante. La flamme est si essentiellement verticale qu’elle apparaît, pour un rêveur de l’être, tendue vers un au-delà, vers un non-être éthéréen… Jouer de l’être et du non-être avec un rien, avec une flamme, c’est là, pour un philosophe, un bel instant de métaphysique. Mais toute âme profonde a son au-delà personnel. La flamme illustre toutes les transcendances. Elle symbolise l’art de sauter au-delà de soi-même : elle consume et renouvelle.
Un être devient libre en se consumant pour se renouveler, en se donnant ainsi le destin d’une flamme : dans la vie, il y a tant de choses à brûler et tant de choses à réenflammer ! Il ne faut pas laisser s’endormir la lumière. D’après Bachelard |
|