Depuis l'aube du christianisme, en tous lieux du monde, au sein de toutes cultures, des images innombrables représentent Marie. Les plus grands artistes comme les plus simples dévots lui ont donné les traits les plus divers.

Toutes ces images mariales, dans leur infinie diversité, méritent un grand respect, parce qu'elles ont accompagné - et accompagnent encore très souvent - l'existence spirituelle, personnelle et collective, d'un grand nombre de personnes.

 

 

 

La Vierge Marie a inspiré prophéties, prières, poèmes, chants d'amour, d'admiration et autres écrits d'auteurs sacrés et profanes dans tous les temps, dans toutes les générations et sous tous les cieux... Ces textes font partie des trésors littéraires sacrés de l'humanité entière.

 Tout commence dès le Premier livre de la Bible : celui de la Genèse, avec l'annonce du salut de l'humanité par la descendance de la Femme "qui écrasera la tête du serpent" (Gn 3, 15), et se poursuit jusqu'à l'Apocalypse, avec l'annonce "d'un grand signe dans le ciel : une  Femme enveloppée du soleil, et la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles" (Ap 12 1). Du Cantique des cantiques, en passant par les livres d'Isaïe, le Magnificat de l'Evangile et autres textes bibliques, toute l'Ecriture Sainte est traversée, directement ou en filigrane par l'attente, la louange et l'amour  envers la Vierge qui porte en ses entrailles le Christ, Sauveur de l'homme.

 Dès les premiers siècles, Pères de l'Eglise, Docteurs et théologiens furent les chantres de Marie : on connait les traités d'Origène, les poèmes à Marie de saint Ephrem, l'Hymne Acathiste tellement chanté dans tout l'Orient chrétien, dès le VIe siècle. Jusqu'à la veille du Moyen Age, des Docteurs, théologiens, grands priants, homélistes de l'Eglise écrivent sur la Vierge Marie (cf entre autres saint Augustin, Venance Fortunat, saint André de Crète, saint Jean Damascène...).

 Entre le Moyen Age et la Réforme de très grands théologiens marials se lèvent : saint Bernard de Clairvaux, saint Thomas d'Aquin, sans oublier le bienheureux Duns Scot, à qui l'on doit des textes magnifiques sur l'Immaculée Conception. C'est aussi l'époque où se développe la littérature courtoise et une ébauche de ce qui deviendra le théâtre, avec des "Miracles" (cf "Le Jongleur de Notre Dame") et autres drames liturgiques ou "Mystères", représentés sur les parvis des églises (cf le Mystère de la Nativité). Dans le même temps la poésie (entre autre mariale) prend son essor dans toute la chrétienté occidentale, tandis qu'en Orient, la littérature mariale demeure essentiellement liturgique.

Les temps modernes commencent avec la Renaissance, puis la Réforme :  les écrivains puisent moins leur inspiration aux sources religieuses qu'aux sources profanes mais la Vierge Marie demeure une source d'inspiration pour les plus grands, d'Erasme jusqu'à Luther... Avec le XVIIe siècle, grand siècle de la littérature classique en Occident, Marie est toujours chantée par les auteurs religieux (saint François de Sales, Bérulle, Bossuet dans ses Sermons) mais aussi par les hommes de théâtre les plus célèbres (Corneille), les grands poètes anglicans (John Milton), les mystiques espagnols  (Thérèse d'Avila, Jean de la Croix). C'est l'époque du chef d'oeuvre de saint Alphonse de Liguori, Docteur marial s'il en est : "Les gloires de Marie".

Le courant romantique lui aussi, au XIXe siècle, consacre des pages célèbres à la Vierge Mère (cf Goethe, Chateaubriand, Hölderlin, Lamartine, Heinrich Heine). Sous la Restauration en France, Victor Hugo, Verlaine, Rimbaud, Heredia écrivent en l'honneur de Marie. En Angleterre, l'anglican John Henry Newman se convertit et publie lui aussi des pages splendides sur la Mère de Jésus tandis que le courant des poètes pré-raphaélites se développe avec William Wordsworth, Coleridge, Elizabeth Barett...

Quant au XXe siècle et en ce début du XXIe siècle, de Bernanos à Reiner Maria Rilke et à Tatjana Goritcheva, en passant par la grande Marie-Noëlle, Gertrud Von Le Fort, Serge Boulgakov ou...Jean Paul II, Marie de Nazareth est toujours chantée par les poètes sur tous les continents du monde. Il n'est pas, aujourd'hui, une forme de littérature qui n'ait produit un chef d'oeuvre en l'honneur de la Vierge Mère...

                                                                                                                                                                      MDN

 

 

Ces mots: « Je vous salue, ô Marie pleine de grâces »

ne sont pas les expressions d'une pompeuse politesse; ce sont des hommages qui révèlent à Marie

les grandeurs auxquelles elle est appelée...

 Chaque fois que Marie nous entend redire les paroles que l'Archange

lui a dites de la part du Très-Haut, son cœur s’épanouit;

elle nous écoute avec faveur, elle bénit nos prières.

                                                                                                                          Théodore Ratisbonne   Instruction à la chapelle 03 10 1847 

 

 

Je vous salue Marie

 

Par l'arc-en-ciel sur l'averse de roses blanches
Par le jeune frisson qui court de branche en branche
Et qui a fait fleurir la tige de Jessé ;
Par les Annonciations riant dans les rosées
Et par les cils baissés des graves fiancées
Je vous salue Marie...

Par l'exaltation de votre humilité
Et par la joie du coeur des humbles visités
Par le Magnificat qu'entonnent mille nids
Par le lys de vos bras joints vers le Saint-Esprit
Et par Elisabeth, treille où frémit un fruit
Je vous salue Marie...

Par l'âne et le boeuf, par l'ombre et par la paille
Par la pauvresse à qui l'on dit qu'elle s'en aille,
Par les nativités qui n'eurent sur leurs tombes
Que les bouquets de givre aux plumes de colombes
Par la vertu qui lutte et celle qui succombe
Je vous salue Marie...

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue Marie...

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue Marie...

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,
S'écrie « Mon Dieu ! », par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue Marie...

Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue Marie...

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu, par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue Marie...

                                                     FRANCIS JAMMES

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a un rapport vivant et sacré entre Marie et nous,

parce que la vie de Marie nous est transmise avec la vie de Jésus Christ,

et ainsi sans pouvoir nous en rendre compte,

sans pouvoir l'expliquer, et sans aucune étude,

nous aimons Marie et nous l'aimons sans pouvoir même donner raison á notre amour.

Nous l'aimons parce que nous sentons que nous sommes ses enfants;

nous l'aimons parce que nous savons qu'elle est notre mère;

qu'il y a entre elle et nous,

entre nous et elle, un rapport vivant et sacré,

et ce sentiment est au-dessus de toute démonstration.

                                                                                                    Théodore Ratisbonne   Instruction à la chapelle 29 05 1861

 

 

 

 

Au-dessus d'une terre horizontale, au bout de laquelle on sait la mer sans la voir, on aperçoit de loin ces églises, énormes bâtisses sombres, balises de l'espace et du temps. A mesure que l'on s'approche, les silhouettes sévères se révèlent prouesses d'architectes. Ce ne sont que murs percés de verrières, ajourés de multiples découpures, balconnets à balustres légers dans l'espace, arcs-boutants, rosaces, clochers apointés comme des dards, abondance d'ornements, statues en équilibre sur le ciel. Sur ces masses, où il y a presque plus d'air que de pierres, se déroule, dans de minutieuses fioritures une immense narration religieuse qu'une multitude de visites ne saurait épuiser.

 

 

Dedans, les vitraux. Leur richesse prodigue, leur somptuosité de tapisseries de verre. Pour qui, sinon pour Dieu, a été créé tout ce qui grimpe jusqu'aux cimes extrêmes de la pierre et du verre où l'oeil ne saurait les atteindre ? Ces cathédrales sont un défi à la création, le défi de celui qui fait mieux que le maître.

Vois, Seigneur, ce que nous avons fait des talents que tu nous avais confiés. Tu nous avais donné le roc. Voici qu'il ne mérite plus le nom de pierre. Il faut dire dentelle, nervure de limbe, équilibre de cristaux. Tu nous avais donné le verre, l'arc-en-ciel et la lumière. Nous les avons mêlés dans cette invention éblouissante : le vitrail. Nos rouges sont plus beaux que ceux des fleurs, nos bleus peuvent rivaliser avec ceux du ciel, nos verts avec la jaune céréale, nos rosaces sont plus belles que le paon et l'iris de l'oeil. C'est de Chartres que je vous écris et je ne sais ce qui me trouble le plus, le pouvoir présomptueux de l'homme ou l'humilité de Dieu.

 

 

Au centre de la nef, il y a un labyrinthe tracé de pierre noire ; sur le sol blanc. Autour, il y a tant d'ordre, de symétrie, de logique à travers le fourmillement des richesses que l'on s'étonne de ce symbole. Le labyrinthe n'est-il pas l'errance, le lieu où se perdre sans avoir atteint le centre, la chambre inexpugnable ? J'ai posé mes pieds sur les cheminements, je me suis perdue, je suis tombée sur des passages infranchissables, je me suis retrouvée au point de départ. Et chaque fois j'ai recommencé. C'était, avec évidence, ma vie que je suivais ainsi, les yeux fixés au sol, avec angoisse, alors que me baignait la lumière des vitraux —je ne pouvais les lire, ils étaient trop éloignés, mais j'étais sûre de leur sens— alors que me coiffait la mue de pierre, impossible à connaître dans son accablante abondance  mais n'avais‑ je pas l'éternité devant moi ?

Errance et incertitude sont de l'homme, les yeux fixés au sol essayant de trouver sa route au milieu de ce qu'il ne peut déchiffrer. Voilà ce que j'ai compris en avançant dans le labyrinthe de Chartres, entourée d'anges, de saints, de sages, transfigurés de lumière.

 

 

Marie, Marie-la-Belle, de la grande verrière me regardait, Marie-de-la-Visitation au ventre de verre rouge m'annonçait la future naissance, Marie-de-dessous-la-terre, dans la crypte, veillait sous mes pas incertains.

 

 

Ainsi sommes-nous au labyrinthe de la vie, à la surface mince de notre temps, portés et couverts par l'amour incompréhensible.

 

Marie ROUANET

 

Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l’océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape…

Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.
 …
 Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce on fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.

Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.

Nous allons devant nous, les mains le long des poches,
Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,
D’un pas toujours égal, sans hâte ni recours,
Des champs les plus présents vers les champs les plus proches.
 …
 Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
A fait jaillir ici d’un seul enlèvement,
Et d’une seule source et d’un seul portement,
Vers votre assomption la flèche unique au monde.

Tour de David voici votre tour beauceronne.
C’est l’épi le plus dur qui soit jamais monté
Vers un ciel de clémence et de sérénité,
Et le plus beau fleuron dedans votre couronne.

Un homme de chez nous a fait ici jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu’au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois,
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir.

C’est la gerbe et le blé qui ne périra point,
Qui ne fanera point au soleil de septembre,
Qui ne gèlera point aux rigueurs de décembre,
C’est votre serviteur et c’est votre témoin.

 Nous arrivons vers vous du lointain Parisis.
Nous avons pour trois jours quitté notre boutique,
Et l’archéologie avec la sémantique,
Et la maigre Sorbonne et ses pauvres petits.

D’autres viendront vers vous du lointain Beauvaisis.
Nous avons pour trois jours laissé notre négoce,
Et la rumeur géante et la ville colosse,  
D’autres viendront vers vous du lointain Cambrésis.

Nous arrivons vers vous de Paris capitale.
C’est là que nous avons notre gouvernement,
Et notre temps perdu dans le lanternement,
Et notre liberté décevante et totale.

Nous arrivons vers vous de l’autre Notre-Dame,
De celle qui s’élève au cœur de la cité,
Dans sa royale robe et dans sa majesté,
Dans sa magnificence et sa justesse d’âme.

Comme vous commandez un océan d’épis,
Là-bas vous commandez un océan de têtes,
Et la moisson des deuils et la moisson des fêtes
Se couche chaque soir devant votre parvis.

 Nous voici parvenus sur la haute terrasse
Où rien ne cache plus l’homme de devant Dieu,
Où nul déguisement ni du temps ni du lieu
Ne pourra nous sauver, Seigneur, de votre chasse.

Voici la gerbe immense et l’immense liasse,
Et le grain sous la meule et nos écrasements,
Et la grêle javelle et nos renoncements,
Et l’immense horizon que le regard embrasse.

 
Ce pays est plus ras que la plus rase table.
À peine un creux du sol, à peine un léger pli.
C’est la table du juge et le fait accompli,
Et l’arrêt sans appel et l’ordre inéluctable.

 Mais vous apparaissez, reine mystérieuse.
Cette pointe là-bas dans le moutonnement
Des moissons et des bois et dans le flottement
De l’extrême horizon ce n’est point une yeuse,

Ni le profil connu d’un arbre interchangeable.
C’est déjà plus distante, et plus basse, et plus haute,
Ferme comme un espoir sur la dernière côte,
Sur le dernier coteau la flèche inimitable.
 

O Reine, voici donc après la longue route,
avant de repartir par ce même chemin,
le seul asile ouvert au creux de votre main,
et le jardin secret où l'âme s'ouvre toute.

Voici le lourd pilier et la montagne voûte ;
et l'oubli pour hier, et l'oubli pour demain ;
et l'inutilité de tout calcul humain ;
et plus que le péché, la sagesse en déroute.

Voici le lieu du monde où tout devient facile,
le regret, le départ, même l'évènement,
et l'adieu temporaire et le détournement,
le seul coin de la terre où tout devient docile,

Voici le lieu du monde où tout est reconnu,
et cette vieille tête et la source des larmes ;
et ces deux bras raidis dans le métier des armes ;
le seul coin de la terre où tout soit contenu.

Voici le lieu du monde où tout est revenu
après tant de départs, après tant d'arrivées.
Voici le lieu du monde où tout est pauvre et nu
après tant de hasards, après tant de corvées.

Voici le lieu du monde et la seul retraite,
et l'unique retour et le recueillement,
et la feuille et le fruit et le défeuillement,
et les rameaux cueillis pour cette unique fête

Voici le lieu du monde où tout rentre et se tait,
et le silence et l'ombre et la charnelle absence,
et le commencement d'éternelle présence,
le seul réduit où l'âme était ce qu'elle était.

Ce qui partout ailleurs est un raidissement
n'est ici qu'une souple et candide fontaine ;
ce qui partout ailleurs est une illustre peine
n'est ici qu'un profond et pur jaillissement.

Ce qui partout ailleurs se querelle et se prend
n'est ici qu'un beau fleuve aux confins de sa source ;
ô Reine, c'est ici que toute âme se rend
comme un jeune guerrier retombé dans sa course.

Ce qui partout ailleurs est la route gravie,
ô Reine qui régnez dans votre illustre cour,
Etoile du matin, Reine du dernier jour,
ce qui partout ailleurs est la table servie,

Ce qui partout ailleurs est la route suivie
n'est ici qu'un paisible et fort détachement,
et dans un calme temple et loin d'un plat tourment
l'attente d'une mort plus vivante que la vie.
 

Quand nous retournerons en cette froide terre,
Ainsi qu’il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.

Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l’absoute et la messe,
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.

Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements,
Quand nous aurons raclé nos derniers raclements,
Veuillez vous rappelez votre miséricorde.

Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre Purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire,
Et contempler de loin votre jeune splendeur.

                                                 Charles PEGUY

 

                                      

                                  

 

 

Il faut se rendre digne de Marie, c'est le culte pratique et salutaire.

Aimer Marie, c’est imiter Marie;

imiter Marie, c'est plaire à Jésus, et plaire à Jésus, c'est attirer d'en-haut les grâces du Père céleste.

Marie est notre Mère, et ainsi, nous sommes les frères de J.C.

Et de même que Jésus, en montant au Ciel, nous a dit:

"Je m'en vais à mon Père et votre Père"; de même il a pu nous dire du haut de la croix:

Ma Mère, c'est votre Mère! "Ecce Mater tua!"

Or, il faut montrer que nous sommes les enfants de Marie,

comme Marie nous montre qu'elle est notre Mère.

C'est une chose remarquable et vraiment extraordinaire que cette Vierge de la Judée

si humble et si cachée, et cependant si célèbre dans tout l'univers!

Elle menait une vie bien pauvre et bien simple; on ne raconte d'elle aucun miracle,

et cependant, selon la prophétie qu'elle a prononcée elle-même:

"Toutes les générations de la terre la proclament bienheureuse!"

Jamais prophétie ne s’est réalisée d'une manière plus éclatante...

 

C'est à Sion qu'on doit honorer Marie plus que partout ailleurs; car elle est elle-même Fille de Sion et notre Souveraine.

Et, de son côté, notre Mère sera touchée de notre amour,

et elle nous fera goûter les douceurs de sa tendresse maternelle.

                                                                                                                             Théodore Ratisbonne   Instruction à la chapelle 31 05 1851

 

 

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  Dernière mise à jour le 28/04/08
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