Au Revoir Ste Geneviève

Europ@Sion

"Nous avons célébré dans la joie et l'action de grâces:
 
    Au Brésil, Rio de Janeiro, les voeux perpétuels  de Helena Esmeralda   le 17  Octobre. 

A Cracovie, le premier engagement de Kasia  le  3 Octobre

En Egypte, l'entrée en année canonique de Waffa  le 4   Octobre

     En Egypte, l'entrée en première année de formation de Nargis

    En Egypte, le commencement d'une expérience communautaire pour Victoria.

 

Accompagnons ces jeunes de notre prière, avec notre sollicitude et nos encouragements,
alors qu'elles entreprennent les différentes étapes de leur fidèle cheminement avec Dieu en Sion."

 

Il veut sauver les enfants du Caire

Ami de longue date de Soeur Emmanuelle, Jean Sage a fondé il y a 20 ans l'association « Opération Orange » pour venir en aide aux enfants de bidonvilles. Cet ancien géographe, retraité, lance aujourd'hui un appel au secours. Sans un élan de solidarité, les écoles fondées par Sr Emmanuelle pour les chiffonniers du Caire, risquent de disparaître.

« Sous prétexte d'empêcher l'épidémie de grippe A, le gouvernement égyptien a fait abattre, début mai, tous les porcs du pays. Cette décision a eu des conséquences catastrophiques. Nos amis chiffonniers du camp de Mokattam ont ainsi brutalement perdu « leur outil de travail », car ces porcs qui dévoraient les déchets qu'ils ramassaient, étaient ensuite vendus aux Ambassades et aux grands hôtels du Caire. Privées de leur principale source de revenus, les familles ne peuvent plus participer aux frais de scolarisation. Certaines ont déjà dit à Sr Sara qui poursuit l'oeuvre de Sr Emmanuelle, qu'elles seraient contraintes de retirer leurs enfants à la prochaine rentrée scolaire. Si nous ne faisons rien, ces jeunes risquent à nouveau de se retrouver dans la rue. »

Nouvelles de Turquie Echos de Méditerranée 4

Beaucoup d'entre vous ont dû voir les terribles inondations qui ont affecté Istanbul et la région. En effet nous avons connu des pluies diluviennes durant plusieurs jours et des orages impressionnants. Les rues étaient transformées en torrents. Notre lycée situé un peu sur la hauteur n'a pas subi de dégâts. Nos élèves et nos Professeurs n'ont pas été victimes de ces intempéries, mais plusieurs de leurs amis et connaissances ont subi des dommages matériels et ont dû fuir les zones sinistrées. On déplore 34 victimes au moins, de nombreux dégâts dans les infrastructures et les maisons d'habitation. A présent, le soleil est revenu, mais les. besoins sont grands, vous vous en doutez. Des collectes sont organisées pour venir en aide aux sinistrés. Vous êtes sollicités aussi, si vous le désirez : la Caritas Internationale de Turquie s'active ...

Au lycée la rentrée a eu lieu le 14 septembre, juste après ces inondations. 120 nouveaux élèves se sont inscrits en classe préparatoire pour apprendre le français. Nous comptons actuellement 606 élèves : un peu plus de filles que de garçons.

Cette année encore les résultats de l'examen d'entrée à l'université ont été excellents 98 % de réussite dont certains dans de très bonnes universités, comme Galatasaray ou Boğazici (université américaine) du Bosphore.

L'école primaire marche très bien également. Le nombre d'élèves étant limité à 350 à cause de la superficie de la cour de récréation, petite aux dires de l'Instruction Publi-que, nous en sommes arrivés à refuser des enfants, alors que le bâtiment pourrait en recevoir davantage ... Pour faire face à cette difficulté, nous avons acheté un bâti-ment, un peu plus loin, afin d'y installer les classes maternelles (enfants de 3 à 6 ans), et pour cette rentrée on compte 85 enfants.

Monique

 

Jubilé d'or

Le 4 juillet, au cours de la messe paroissiale à Hammamet, regroupant ce jour-là, les enfants du Catéchisme et leurs parents, des touristes et la petite communauté paroissiale, j'ai célébré mes 50 ans d'engagement dans la congrégation. A la fin de la Messe, des conversations sympathiques se sont poursuivies tard dans la soirée autour d' un petit apéritif.

Le lendemain 5 juillet, dans l'après-midi, une Eucharistie à la maison réunissait 18 personnes. 4 musulmanes anciennes ou amies de Nabeul étaient parmi nous ainsi que 2 brésiliennes protestantes et 3 Prêtres amis. Nous étions 6 de Sion dont Trudy et Mireille. La cérémonie fut belle et toute simple célébrant le « Dieu Unique et miséricordieux »

Le repas qui a suivi a regroupé dans notre petit jardin 25 personnes . Notre Evêque est arrivé au début du repas (à son regret il n’avait pu venir avant), amenant avec lui le « Nonce-Apostolique » personnalité chinoise bien simple et sympathique, qui vient nous visiter souvent à la « Voix de l’Enfant » lorsqu’il est de passage à Tunis. L’ambiance de ce repas était chaleureuse et fort gaie, avec des plats délicieux, préparés en commun avec des amies. J’étais confuse pour tout cela, et en même temps très heureuse

Je remercie toutes celles qui m'ont envoyé un petit mot d'affection à cette occasion. J'ai encore du courrier en retard; Il ne faut pas désespérer!!!!

Agnès

 

Un écho de la session d’hébreu biblique de juillet 2009 à Strasbourg

 

Les participants sont venus nombreux. Imaginez : 28 dans le groupe des « progressants » et 7 nouveaux-venus « débutants ». Les premiers pour parcourir le pays d’Israël à travers les textes proposés sur le thème

« Par monts et par vaux » et les seconds pour découvrir l’alphabet hébreu et repartir en sachant lire les premiers versets de la Genèse (et pas seulement) grâce à Jean Brousse. Bravo !

Pour commencer la journée : un chant en hébreu pour tout le monde.

Ensuite, enseignement selon les deux niveaux toute la matinée.

Je peux vous dire que le rythme du côté des « progressants » était le trot, parfois le galop ! Le temps est toujours trop court. Tout le monde avait un fascicule préparé avec les textes et la documentation pour le voyage ainsi qu’une carte routière. Afin que nul ne se perde ! L’hospitalité d’Abraham à la chênaie de Mamré, le puits de Dotân, le pays de Galaad célèbre pour ses aromates et ses pâturages, le Val d’Eshkol avec les douze explorateurs que Moïse envoie en mission, le passage du Jourdain à Guilgal et l’entrée dans la Terre de Canaan avec Josué, Débora sur le Tabor et dans la vallée de Jezréel…Saül et les Philistins, David au désert d’Eïn Guedi poursuivi par Saül, sans oublier la vigne de Naboth de Jezréel convoitée par le roi Achab…et…au bout de la route, avec le Psaume 122 (hébreu) nous sommes montés à Jérusalem car tous les pèlerinages y mènent : « Je me suis réjoui quand on m’a dit : montons à la Maison du Seigneur ! »

Un « quiz » biblique a tenu les participants en haleine. Ils avaient formé des petites équipes butineuses comme des abeilles. Admirables! Etonnantes !

Parmi les activités des après-midi : la visite d’une chaîne de fabrication de matsoth (pains azymes) à Wasselonne chez Mr Neymann, la rencontre avec un « sofère » ou scribe au Consistoire et la visite dans un bain rituel datant du Moyen-Age à Strasbourg, rue des Charpentiers: trois visites guidées inoubliables non seulement pour leur contenu mais parce que ce sont des moments d’accueil mutuel qui font grandir l’estime et la confiance entre chrétiens et juifs : nos activités s’inscrivent dans le cadre de l’Association Charles-Péguy qui vise à développer les relations judéo-chrétiennes.

Merci à toutes et à tous ! Rendez-vous l’an prochain …?

Michèle D.

 

 

Sion Allemagne, Halle

 

Le 9 / 10 novembre est une date très importante en Allemagne date riche en événements passés et profondément ancrés dans notre mémoire. Je mentionne deux dont la signification semble totalement opposée:

> la commémoraison de la "Nuit de cristal" (Kristallnacht), l
e 9 novembre 1938 - il y a donc 70 ans cette année

> la commémoraison de la "Chute du Mur de Berlin",
le 9 novembre 1989.

Deux événements aux messages totalement opposés?

Nous avons participé en ville à deux moments forts

 > dans l'église catholique de St. Moritz il y a eu une mise en scène du livre d'Esther avec une musique moderne (orgue et violon), un seul danseur dans le choeur qui représentait par des mouvements, des gestes et des rythmes de danse les différents personnages du livre dans leurs attitudes, leurs convictions, leurs prières...
impressionnant, étrange par moment. Et puis il y avait un lecteur... ".
.. quant à ce peuple, je te le livre, fais-en ce que tu voudras!" (Est 3. 11)

> l'après-midi du 9 novembre nous sommes allées toutes les quatre à la "Place de Jérusalem" , au centre de la ville.
Le mémorial ici doit évoquer l'ancienne Synagogue qui se trouvait en proximité jusqu'en 1938, mémorial érigé en 1988, encore au temps de la DDR. Juifs, chrétiens et d'autres habitants de la ville s'étaient donnés rendez- vous pour se souvenir et pour prier ensemble.

Finalement nous nous sommes retrouvées dans un petit café sympathique pour "célébrer" la "Chute du Mur de Berlin" autour d'un chocolat chaud et des discussions animées.

Il y a d'autres événements dont nous parlons en ce jour du 9 novembre:

- le 9 novembre 1918: la première guerre mondiale est presque finie (11.11.1918) et c'est le premier jour de la République de Weimar, qui remplace l'empire allemand... un pas dans la bonne direction, mais trop faible... Ceux qui suivaient étaient hitlériens et c'était leur gouvernement qui initiait la violence de la "Nuit de cristal", violence qui nous menait vers la deuxième guerre mondiale et la Shoah...

Et puis, chaque année, le 9 novembre nous, en Sion - nous célébrons notre fondateur, Théodore Ratisbonne.

La "Nuit de cristal", la "Chute du mur de Berlin", la "St Théodore": chaque commémoraison nous rend conscientes des étapes d'histoire, si marquées par leur vécu tragique comme par leurs moments d'espérance.

Notre fondateur, Théodore Ratisbonne - nous nous souvenons de son cheminement personnel et celui de SION.
Notre relecture nous invite continuellement á scruter comme lui ce mystère que Dieu aime son peuple et qu'il reste fidèle à son amour. Théodore a été un homme d'intuition. Fils de son peuple il a, en Jésus Christ , cheminé avec Dieu sans jamais avoir eu une prise sur lui...
Théodore LE "savait" d'une proximité sans faille, "savoir" qui soutenait son courage, "savoir" dans lequel nous sommes entrées en et à travers Sion.

La "Nuit de cristal"... la Shoah, un chapitre de notre histoire,
devenue une histoire de la mort.. chapitre qui a lié juifs et allemands à un niveau où les blessures ne se ferment pas...
chapitre auquel nos générations futures aussi doivent faire face.

La "Chute du Mur", rendait possible dans la suite la réunification des deux Allemagnes (est - DDR, ouest - BRD)"

La "Nuit de Cristal" et la "Chute du mur" deux événements existentiels ayant eu lieu dans différentes années, à la même date - un 9 novembre: Comment les lire ensemble dans leur signification opposée - violence/mort - espérance/vie? Comment les lire en présence des blessures qui ne se ferment pas?
Chaque 9 novembre nous place d'une manière spécifique devant cette question qui nous invite à cheminer...pour nous, dans la foi au "Dieu-présent" avec nous, avec l'humanité .

Je retourne à Théodore et à Sion. Il semble étrange que nous soyons depuis 40 ans en Allemagne et le nombre de soeurs est resté très restreint. - Mgr Saba de Jérusalem disait un jour (je l'ai déjà cité à plusieurs occasions):

"Ceux qui cheminent avec le peuple de Dieu
cheminent avec le mystère de Dieu..."

Il y a 40 ans que nous sommes en Allemagne - chiffre biblique, désertique,... la "Terre Promise?"

"Dieu donnera quand le temps sera venu, la fécondité à notre oeuvre ...
et si nos espérances ne se réalisent pas de notre vivant, nous les légueront, avec l'Esprit de Sion, à..."

(Th. Ratisbonne, 29. nov. 1856)

... ce que nous avons essayé de faire à Frankfurt / Main.

Nous nous sommes engagées dans un nouveau commencement, ici, à Halle - dans l'est de l'Allemagne, un peu comme Abraham et Sarah, à un âge déjà avancé pour certaines de nous.
Notre "projet"? laisser quelque grains de Sion dans un monde dont le cheminement a été nouvellement orienté le jour de la "Chute du mur".

Mechthild

 

 

Darlene fait, maintenant, partie du conseil général de la congrégation
elle a partagé les "dimanches" d'Emmanuelle au Caire

Emmanuelle, notre "Tayta"

Au début des années 1980, quand la communauté de Matariah au Caire a fermé à cause du départ de Ghislaine et Alphonsie pour la France, Emmanuelle a fait partie de notre communauté les week-ends à Kobeissy et plus tard à Daher.

Parce qu'elle était beaucoup plus âgée que nous toutes, Faiza l'a surnommée "Tayta"  (grand-maman) Emmanuelle a aimé, et c’est ainsi que nous l’appelions la plupart du temps.

Pour moi Emmanuelle était exactement cela: une "Tayta" bien-aimée, une parente aînée affectueuse d’une profonde sagesse. Parmi ses qualités celles que j’ai le plus appréciées sont son espoir et sa compassion. Si elle croyait profondément en quelque chose elle n’abandonnait jamais . En fait, les obstacles semblaient renforcer sa détermination. Elle n’abandonnait pas non plus les personnes  mais montrait compréhension et compassion profonde. Quand nous avions des difficultés en communauté, son amour patient et sa compréhension des faiblesses de l’être humain m'aidaient dans mes rapports avec les soeurs.

Emmanuelle était très positive et avait de grands espoirs pour la fondation à Berba qui a eu lieu seulement après qu'elle ait quitté le pays. Ensuite, chaque fois qu’elle passait en Egypte, elle a toujours fait une courte visite à Berba, nous encourageant Juliana et moi dans ce que nous faisions. L'entrée de Wafaa a été une grande joie pour elle; je ne doute pas qu'elle veille d’une manière très spéciale sur Wafaa et Nargis et sur toutes nos sœurs d’Egypte.

 Ya Yalla Tayta! Nous comptons sur ton aide, je suis sure que tu ne nous la refuseras pas !

Darlene

 

 

Il y a quelque temps, dans le cadre d'une prière communautaire, Emmanuelle écrivait :

 

Seigneur, arrivée au soir de mes jours,
je relis l’album de ma vie
et je te retrouve à chaque page.
Ta main m’a conduite à Sion
pour me consacrer à Toi, corps et âme.
Tu as versé dans mon être
une soif de pauvreté,
et un jour du temps Tu m’as immergée
dans un bidonville
où Tu m’as fait vivre des heures passionnantes,

cœur à cœur avec les plus petits, les plus méprisés du monde :
c’était ton corps que je rencontrais dans chaque cabane,
c’étaient tes souffrances que Tu m’apprenais à partager,
c’était ton souffle d’amour qui animait mon cœur
pour qu’il s’exhale sur tes membres les plus aimés.

Et chaque dimanche, tu me faisais retrouver,
auprès de mes soeurs, la source fraîche
de ma consécration
pour que je reparte, revigorée , dans la joie.

 

Arrivée au soir des jours,
je te prie, ô Vierge, ma mère,
d’offrir à ton Fils, en mon cœur,

ton plus beau sourire.

Dis lui « merci » de m’avoir conduite à Sion,
où « Il s’est posé

comme un sceau sur mon cœur
comme un sceau sur mon bras

Car l’Amour est fort comme la mort »

 

Sœur Emmanuelle

                                                                                     

                                                                   à Dieu Emmanuelle !

 

 

De nos sœurs contemplatives de "La Solitude" de Grandbourg

Samedi 20 septembre 08

Chères soeurs

   Comment ne pas partager avec chacune de vous qui étiez si présentes dans cette démarche, ce que nous avons vécu à Notre Dame de Paris le 12 septembre : Les vêpres avec le Saint Père. Sr Marie Lise avait décidé de partir très tôt pour Paris : «  On ne sait jamais…pour trouver des places », me dit elle. Donc, elle est venue me prendre à 13h pour les vêpres à 19h ! Nous avions Mechthild en visite pour un jour, elle a profité de l’occasion pour retourner à Paris, à Sion. La voiture mise là, au garage, nous avons trotté à pied pour rejoindre Notre Dame. Il faisait beau, le jardin du Luxembourg était plein de promeneurs. En route, nous avons fait halte à St Séverin, avec sa belle colonne au fond, illuminée ! L’église était en préparation pour la veillée, la nuit on y faisait une station avec les jeunes.

    Nous arrivions devant Notre Dame. La rue pour traverser était déjà bouclée par les CRS, ils étaient nombreux ! Avec nos cartes passe en main, ils nous faisaient avancer, prendre le pont et arriver à la rue du cloître. Là était le vrai contrôle, la révision de nos papiers.

    Devant l’entrée, à la porte nord de la cathédrale, un petit nombre de religieuses, prêtres et moines étaient déjà en attente. Nous n’avons pas pu faire autre chose que de nous y joindre pour ne pas perdre nos places. Et voilà que Sr Andrée de Limon arrive elle aussi. Nous nous étions demandées par téléphone comment nous retrouver ?! C’était fait ! Toutes les trois, nous ne nous quittions plus. L’attente fut longue. Nous étions là à 14h 30. Très vite nous étions serrés comme dans une boîte de sardines : impossible de tomber ! Devant moi il y avait une sœur de 98 ans, vaillante comme tout. La patience était mise à dure épreuve, alors de jeunes prêtres ayant fait Sydney nous ont entraînés à chanter. Les « je vous salue Marie » se sont envolés.

   Enfin, c’est l’ouverture ! Il est 16h ! Quelle compression dans le portillon ! Et nous voilà dans la cathédrale, nous reprenons nos esprits. Elle est vide ! Nous suivons Sr Andrée qui savait où prendre nos places. Elle était venue voir la veille. Nous nous enfilons dans une rangée. On nous arrête : « c’est pour les diacres ! ». Nous nous mettons au 10ième-11ième rang, contre la barrière de l’allée centrale. Très vite la cathédrale était pleine. Dans le chœur, répétition des prélats de Rome avec les servants de Paris. Nous répétions les chants. De loin, Mgr Dubost nous a vues et franchissant la barrière, est venu nous saluer.

    A 17h, grâce à des écrans installés discrètement, nous avons vu le St Père arriver aux Bernardins et toute la cathédrale a applaudi comme s’il était déjà là.

     Puis nous le voyons s’approcher parmi des milliers de jeunes le long du parcours et sur le parvis. Comment décrire l’ambiance ? Le St Père s’avança dans la nef de son pas alerte, et nous chantions « O Notre Dame nous te chantons, nous te prions. » Il avait sa place en diagonale devant nous. Je reste impressionnée du recueillement avec lequel il a chanté les psaumes. Son homélie sur la Parole de Dieu est à reprendre. Dés le début, il nous rappelle nos racines juives ; « Béni soit Dieu qui nous donne la grâce de Lui faire hommage par les paroles que la liturgie de l’Eglise a héritées de la liturgie synagogale pratiquée par le Christ et par ses premiers disciples. » C’est comme un fleuve qui arrive jusqu’à nous, qui nous régénère.

    C’est la fin de vêpres, le Saint Père rentre à la sacristie et nous attendons, personne ne part. Des cardinaux reviennent. Le card. Etchegaray avec sa canne. Le cardinal Poupard passe tout près de nous. Je lui dit : « Card. Poupard, je vous salue de la part du P. Laurentin, il est notre aumônier. » Il a mis ses deux mains sur mes épaules, il avait plein de compassion pour lui, disant qu’il l’avait vu à Lourdes. Sr Andrée a pu parler à son frère qui faisait partie de la délégation vaticane.

Enfin le saint Père, après une photo devant l’autel, s’engage de notre côté, pour sortir.

Sr Andrée me dit : « il arrive » ! «  Oui » ! et voilà…qu’il bifurque de l’autre côté, vers la gauche. Catastrophe ! Le brouhaha, les orgues, les cloches, peut-être m’entendra-t-il ?

J’appelle : « Heiliger Vater » Oui, il se retourne ! « Grüss Gott ! » Il vient vers moi, me prend la main. « Ich komme aus Deutschland ». Réponse : « Ach sooo ! »= « Ah bon ! » étonné, et il part de l’autre côté. Nous trois n’en revenons pas, puis nous nous sommes assises devant l’écran et nous avons tout suivi sur le parvis. Il était détendu, joyeux et sérieux, pour parler aux jeunes. La même détente régnait à l’intérieur de la cathédrale. On se saluait comme si l’on se connaissait : Gérard, le diacre des artistes, Sr Chantal Chupin, P. Gesmier. Dans la rue, dehors, bénédiction de Guy Gilbert, un cigare d’une main et nous bénissant de l’autre ! Nous étions tous invités dans le cloître de Notre Dame pour un apéritif. Là, surprise : rencontre avec le

P. Berson qui reviendra nous voir à La Solitude. Il est maintenant exorciste pour la région parisienne.

    Nous avons contemplé les tours  en dentelles de pierre de Notre Dame, illuminées dans la nuit. Une splendeur ! J’ai pensé aux litanies de Marie : « Tour d’ivoire ! ».

    Sur le chemin du retour, François Simon, le neveu de Sr M.Joëlle, est venu nous saluer.   

    Sr Marie Lise a alors proposé à Sr Andrée de la déposer à Massy où elle avait laissé sa voiture. Cet après midi vécu ensemble nous a beaucoup unies toutes les trois ! Retour à 23h 45 !!!

Dieu soit loué !

Soeur Gabriel-Marie                   

 

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Mis à jour le 30/06/2010

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